Critique : Enemy de Denis Villeneuve (Film)

(Par Samuel Bourassa)

Le 24 mars dernier, un bon ami à moi m’invitait au cinéma. « Allons voir Enemy! » me disait-il. J’ai dû faire un petit tour sur internet pour m’informer un peu sur le film. Enemy est une réalisation de Denis Villeneuve. J’avais déjà entendu parler du Québécois. Il est celui qui a percé à Hollywood! Je pouvais aussi nommer deux de ses films ‘récents’ qui avaient eu de bonnes critiques, soit Incendies et Prisoners. Donc, j’ai accepté l’invitation de mon ami.

Après visionnement, je dois dire qu’il s’agit d’un film étrange. Je me dois d’avertir toute personne ayant l’intention de le visionner : Enemy est un film d’auteur. Ça ne veut pas dire que le film est mauvais, long ou ennuyant. Bien au contraire. Mais il s’agit d’un film dont le message principal est soigneusement caché symboliquement dans ses scènes. Il vous faudra réfléchir à ce que vous venez de voir et en tirer votre propre conclusion, car le film ne vous donnera pas de réponses faciles. Soyez avertis.

Ceci étant dit, malgré son étrangeté, Enemy est un excellent long-métrage. Je ne suis pas du tout un expert en cinéma, mais j’ai été en mesure de dire que la réalisation, peu importe l’aspect qu’elle prenait, était de qualité. La direction photo était absolument époustouflante, j’en ai encore plusieurs scènes collées sur la rétine. Quant aux scènes, elles étaient bien rythmées et je n’ai pas ressenti de longueurs. De plus, en y repensant j’étais venu à la conclusion qu’il ne se passait pas grand-chose dans Enemy d’un point de vue strictement narratif…

Le film se résume à un homme, assez insatisfait de sa vie professionnelle, amoureuse et même personnelle, découvre qu’il a un double. Un autre homme physiquement et vocalement identique. La curiosité du personnage est piquée au vif et il s’empresse de prendre contact avec son sosie. Rapidement, il se retrouve pris dans une véritable descente aux enfers…

Ça semble léger. En fait, ça l’est. Denis Villeneuve réussit toutefois à créer un suspense insoutenable pendant 90 minutes. Un peu comme Tarantino a le don de rendre des dialogues insignifiants si intéressants, Denis Villeneuve réussit à rendre captivant un récit qui, aux premiers abords, semble trop simple. On veut constamment savoir ce qui va se passer.

En dernier lieu, je dois aborder la fin. Certains s’en trouveront frustrés, j’en suis sûr. Mais après mûre réflexion, je crois que Mr.Villeneuve a pris la bonne décision. La fin ne donne qu’encore plus matière à réflexion. Pour terminer, je me permets une mention d’honneur à Jake Gyllenhaal qui me prouve encore une fois qu’il est un talentueux acteur et qu’une carrière d’acteur ne meurt pas nécessairement après un film comme Prince of Persia.

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