Archives de catégorie : Jérémie Bernard

Critique : Sonata Arctica (Spectacle)

(Par Jérémie Bernard et Mimi)

Bonus : Commentaires d’une fleur parmi les Vikings.

Un des groupes qui a bercé mon enfance musicale jouait à Montréal en septembre dernier (pendant que je me faisais bercer sur des chansons de Passe-Partout). Sonata Arctica fut pour moi la base du métal et une grande inspiration au clavier. C’est pourquoi j’ai gentiment demandé à ma copine (en achetant un billet sans mon consentement) de m’accompagner voir ce groupe légendaire (dont je n’ai jamais entendu parler). Contrairement à ma petite sœur totalement vendue à mon style de musique, voici ce qu’ont pensé de cette soirée mémorable deux esprits musicaux totalement contradictoires (vraiment totalement contradictoires).

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Critique : Jean-François Mercier – Subtil, Sensible et Touchant

(Par Jérémie Bernard)

Je ne suis pas un grand journaliste, mais je suis capable de le voir quand quelqu’un a du talent et mérite des éloges. Depuis longtemps, je connais Jean-François Mercier pour ses qualités d’auteur. J’ai enfin pu aller le voir sur scène à l’occasion de son nouveau spectacle, Mercier : Subtil, sensible et touchant le 2 octobre dernier au théâtre St-Denis. Je vais être honnête avec vous : je ne prévoyais pas nécessairement écrire une critique de ce spectacle, mais je n’ai pu m’en empêcher en voyant que Jean-François Mercier était lui-même en guerre contre des critiques souvent encore plus imbéciles qu’injustes. Voici donc, Jean-François, la critique que tu mérites, par quelqu’un qui te connaissait peu en spectacle, mais qui y a retrouvé tout le génie de ta plume humoristique teintée de prises de conscience sociale efficaces.

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Un concert gratuit de « Circus Maximus » en ligne !

(Par Jérémie Bernard)

Avis à ceux qui aiment bien le métal progressif, le groupe trop peu connu « Circus Maximus » a fait paraître aujourd’hui un concert de 40 minutes en HD sur sa chaîne Youtube.

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Découvrez « La tragédie » avant qu’ils ne partent pour l’Europe !

(Par Jérémie Bernard)

Le groupe québécois d’avant-garde La Tragédie sera au Piranha Bar de Montréal le 26 Septembre prochain avant de s’envoler pour leur première tournée européenne. Leur vision artistique et leur musique vaut grandement le détour.
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Critique littéraire : Maxime St-Georges – Génome

(Par Jérémie Bernard)

Le 12 août dernier, j’ai acheté plusieurs livres québécois. Génome, par Maxime St-Georges, est un de ceux-ci. Originaire de Sept-Îles, ce policier/écrivain offre au monde un premier roman qui mélange justement les genres du polar et de la science-fiction. Pour un premier essai, il faut dire que ce jeune auteur s’en sort plutôt bien. Le récit qu’il propose est difficile à poser et ses personnages sont aisément aptes à retenir la curiosité du lecteur.

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Critique d’ici : Camomille Cancer (Spectacle)

(Par Jérémie Bernard)

Camomille Cancer est un groupe rock alternatif de la région de Montréal. J’avais très hâte d’enfin pouvoir assister à un de leurs concerts, vu que mon collègue musicien de longue date Thierry Bélanger a joint la formation il y a environ un an. J’étais donc là tout ouïe, lors du lancement de leur premier album, La Boite, à la Salle Jean-Pierre Houde de Châteauguay le 23 août dernier. Entrons dans leur univers.

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Critique : La marche des Dinosaures

(Par Jérémie Bernard)

Le samedi 16 aout dernier, j’ai réalisé un rêve d’enfant. J’étais au Centre Bell pour assister à une représentation de « La marche des dinosaures ». Ce spectacle grandiose à travers le temps m’a rappelé pourquoi, plus jeune, j’étais autant passionné par ces créatures issues d’une autre ère. La majesté et la puissance des dinosaures m’ont toujours fasciné, et ce ne fut pas différent lors de la représentation de ces géants téléguidés qui marchaient sur la glace réchauffée du Canadiens de Montréal.

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Critique BD : The amazing spider-man firsts

(Par Jérémie Bernard)

Spider-Man a toujours été mon super héros favori. J’ai toujours été attiré par son côté moins sérieux, moins officiel que les autres héros en collants de mon enfance. Chacun de ses combats est un amalgame de vitesse et d’erreurs, ce qui fait de ce cher Peter Parker un héros tout à fait humain, un sauveur au grand sens des responsabilités. Voici une collection des premières bandes dessinées de toutes les grandes séries de l’univers de Spider-man qui ont marqué l’histoire, de 1963 à 2013. Inutile de vous dire comment ce genre de recueil peut s’avérer intéressant pour voir comment la série a muri, changée ou évoluée à travers les âges et les auteurs.

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Critique littéraire : Jack Kerouac – The Dharma Bums

(Par Jérémie Bernard)

Contrairement à la croyance populaire, Jack Kerouac n’était pas l’homme d’une seule œuvre. Même s’il n’y a que Sur la Route qui a su traverser le temps et les continents avec aise, Kerouac a aussi écrit quelques autres romans d’une très grande qualité littéraire. C’est le cas de The Dharma Bums, moins connu ici, mais pourtant à un certain point un peu plus réfléchi que le célèbre roman de l’Amérique qui l’a rendu célèbre.

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Critique littéraire : Nelly Arcan – Putain

(Par Jérémie Bernard)

Nelly Arcan a marqué le Québec pour les mauvaises raisons. Tout le monde se souvient de cette jeune et belle femme pour son passé d’escorte et, plus tristement, son suicide. Écrivaine, Nelly Arcan avait déjà expliqué sa condition de prostituée montréalaise bien avant de s’enlever la vie. Cette condition, elle est complexe, et beaucoup plus intérieure qu’à première vue. Voici Putain, un mélange entre l’autobiographie et la réflexion personnelle. Voici la manière dont on devrait se souvenir de Nelly Arcan : déchirée, mais consciente, perdue dans sa condition, à la dérive, mais capable de la décrire avec génie.

Dans le texte, on parcourt l’enfance troublée de l’auteure (et de la narratrice). On voit que ses parents ont joué un grand rôle dans le besoin de plaire de Nelly Arcan. Elle a toujours été la petite princesse, celle que l’on adore, que l’on trouve jolie, que l’on câline. Plus tard, tout allait devenir cauchemar.Maquette Fiction OK

Cette étudiante a décidé de devenir escorte pour payer son éducation universitaire. Même si cela semble être une mesure plutôt extrême, il y a plus de jeunes femmes qui partagent le sort de Nelly que l’on pourrait croire. Le lecteur est plongé dans ce choix de vie, dans le quotidien d’une escorte, et dans le tourbillon incessant des pensées négatives et un peu folles de l’auteure. C’est le seul point qui m’a un peu dégoûté du roman, la manière dont Nelly rapporte sans cesse les mêmes idées sans jamais les faire évoluer. La femme que l’on rencontre au début du livre est exactement la même à la fin. Le lecteur n’assiste qu’à la constatation d’une condition, non à la guérison ou le désir de changement de la narratrice.

On en vient même à se demander si Nelly Arcan n’était pas bien dans sa condition d’escorte de luxe. Elle avait de l’argent, de l’attention et le loisir de mépriser avec sa plume et son esprit tous les hommes sur Terre. Chaque phrase témoigne de la condition malade de l’auteure, de son besoin de parler sans pourtant se sortir de là. Le livre m’a donné l’impression qu’il était déjà trop tard, qu’elle s’était déjà trop empêtrée dans ce style de vie pour ne jamais en sortir vivante. L’avenir a témoigné de mon raisonnement hâtif.

Le titre parle de lui-même, Nelly Arcan était une putain, selon le livre toujours. Elle désirait continuer cette tempête de sexe et de fausseté. Elle désirait mépriser les hommes en leur offrant son corps. Sans vouloir faire le procès de Nelly Arcan, je veux à tout le moins marquer le fait que la narratrice (aussi proche ou loin de l’auteure soit-elle) est très difficile à trouver sympathique. Il faut un peu de courage pour traverser ces pages et ces pages de lamentations et d’abandon face à la vie.

Pour son propos hors du commun et sa manière d’amener l’acte sexuel, témoin de vie, dans la mort et la déchéance, il vaut le coup de jeter un œil sur ce livre, en étant bien conscient que l’absolution n’existe pas dans l’univers de Putain. Existe seulement la souffrance éternelle et un destin figé à jamais.

Critique littéraire : Denis Diderot – Les bijoux indiscrets

(Par Jérémie Bernard)

Denis Diderot est surtout connu pour avoir participé en plein XVIIIe siècle à l’élaboration de la première encyclopédie française. Cet auteur à la plume piquante et au propos salé a pourtant publié deux romans de son vivant. Beaucoup de gens connaissent Jacques le fataliste et son maître, mais qu’en est-il des Bijoux indiscrets? Ce roman publié anonymement en 1748 est encore totalement actuel, autant par son sujet que l’allégorie sociale qu’il propose.

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Le 12 Août, j’achète un livre québécois.

(Par Jérémie Bernard)

Il ne vous reste plus que quelques jours pour aller sur la page Facebook de cet événement prometteur et inspirant.

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Critique cinéma : The Purge – Anarchy

(Par Jérémie et Mélodie Bernard)

Moi et ma sœur étions impatients de voir ce que les créateurs de La purge nous réservaient pour la suite de leur mise en récit de ce phénomène américain imaginaire. Pour ceux que ça pourrait intéresser, je vous rappelle que vous pouvez lire notre critique du premier film ici. Nous sommes donc retournés, ma sœur et moi, dans cet univers disjoncté où les États-Unis d’Amérique se permettent douze heures d’anarchie consécutives, une fois l’an. Comment le problème sera-t-il traité à l’écran cette fois?

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Critique cinéma : Lucy

(Par Jérémie Bernard)

Lucy, c’est ce constat très prisé que l’être humain n’utilise qu’une petite fraction de son cerveau. J’utilise moi-même une partie de ce constat pour mettre en place No man’s land, un univers de science-fiction postapocalyptique. La prémisse du film m’a donc tout de suite intéressé. Voyons voir comment Luc Besson a su mettre en scène un tel synopsis et de quelle manière Scarlett Johansson remplit bien son rôle « surhumain ».

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Critique littéraire : Georges Bataille – Madame Edwarda, Le mort, Histoire de l’oeil

(Par Jérémie Bernard)

Pour ceux qui ne le savaient pas, j’ai suivi un cours sur la littérature érotique en cette damnée session d’été 2014. Au cours de ces deux mois, je me suis beaucoup intéressé à Georges Bataille. J’ai d’ailleurs déjà publié un article sur son principal traité théorique traitant de l’érotisme. Je m’attarderai aujourd’hui à la dimension plus littéraire de l’œuvre de Bataille, en vous présentant son principal « recueil » de nouvelles. Voici trois textes qui étaient déjà empreints de la théorie de Bataille avant qu’il la mette sur papier, ou qui ont contribué à la consolider à fortiori. Continuer la lecture de Critique littéraire : Georges Bataille – Madame Edwarda, Le mort, Histoire de l’oeil

Critique théorique : Georges Bataille – L’érotisme

(Par Jérémie Bernard)

Georges Bataille (1897-1962) est un des grands théoriciens à avoir traversé une partie du XXe siècle. Vous me direz qu’il est facile d’affirmer une chose pareille à propos de n’importe qui, mais ce qui fait que Bataille a réellement marqué les esprits est la grande diversité de ses études ainsi que l’excentricité de certains de ses projets. Après avoir réfléchi autant sur l’économie que l’anthropologie ou l’histoire de l’art, Bataille deviendra un des premiers grands théoriciens de l’érotisme. Dans son traité théorique du même nom paru en 1957, Bataille va mettre sur papier toute sa théorie de l’érotisme, qu’il avait préalablement exposée en partie dans la revue Acéphale et dans ses propres textes littéraires. Nous avons donc affaire à un théoricien qui a aussi pratiqué ses propres théories au sein d’œuvres de fiction, chose peu commune et non négligeable permettant de donner un peu de crédibilité à un argumentaire. Continuer la lecture de Critique théorique : Georges Bataille – L’érotisme

Critique vidéoludique : Bound by Flame

(Par Jérémie Bernard)

Le studio Spiders est plutôt inconnu dans l’industrie vidéoludique. Ce petit studio français a pris de l’expérience en faisant quelques portages de franchises connues sur Xbox 360 (comme Sherlock Holmes), puis il s’est lancé plus récemment dans quelques titres originaux qui ont pu renflouer ses coffres et la confiance en soi de ses employés (Of Orcs and Men, Mars : War Logs). Maintenant dotés d’une certaine réputation, Spiders ont décidé de se lancer dans son premier très gros jeu sur l’ancienne génération de consoles, ainsi que sur Playstation 4. C’est le grand saut pour ce petit studio français. Bound by Flame est leur plus récente création : un jeu de rôle médiéval fantastique à saveur Dark Souls et Dragon’s Dogma. Ce titre est-il à la hauteur de ces deux piliers du jeu de rôle à la troisième personne sur consoles? Voyons voir. Continuer la lecture de Critique vidéoludique : Bound by Flame

Critique : Kurios (Spectacle)

(Par Jérémie Bernard)

J’ai eu la chance d’assister au tout dernier spectacle du Cirque du Soleil. Pour ceux qui n’en ont pas entendu parler, celui-ci s’intitule Kurios : Le cabinet des curiosités. En plein cœur du Vieux Port de Montréal, j’ai été transporté dans un cirque du XIXe siècle tout en vapeur, en inventions et en imagination. Pour ma première fois en territoire du Cirque du Soleil, j’ai été absolument ébloui par la qualité même du spectacle, la performance des artistes et la magie qui semble émaner d’une telle production. Voici pourquoi le Cirque du Soleil mérite encore une longue et heureuse vie.

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Critique : L’univers Scott Pilgrim (BD et cinéma)

(Par Jérémie Bernard)

Scott Pilgrim, c’est ce jeune garçon un peu étrange qui ne veut pas de mal à personne, qui a un goût prononcé pour tout ce qui fait « geek » et qui a quelques difficultés au niveau de ses relations amoureuses. Nous avons tous un Scott Pilgrim en nous, une partie de nous même qui peut créer des malaises en société et qui ne fait rire que notre petite personne. C’est pourquoi je désire présenter ce personnage singulier pour ceux et celles qui ne le connaitraient pas encore! Voici un bref tour d’horizon du phénomène Scott Pilgrim, à travers quelques bandes dessinées et l’excellente adaptation cinématographique qui en découla en 2010. Examinons pourquoi ce petit personnage né de la plume de Bryan Lee O’Malley marqua l’imaginaire de toute une génération. Continuer la lecture de Critique : L’univers Scott Pilgrim (BD et cinéma)

Aperçu : Watch_Dogs (Jeu vidéo)

(Par Jérémie Bernard)

Vous attendiez tous (ou presque), le nouveau venu chez Ubisoft. Le studio de Montréal et ses amis nous offrent aujourd’hui une nouvelle IP (Intellectual property) qui se veut une franchise toute neuve avec un personnage tout neuf et des environnements tous neufs. En bref, Watch_Dogs est nouveau et c’est ce que vous attendiez avec impatience, surtout si vous faites partie de la « nouvelle génération de consoles ». Alors, voici la bête dans toute sa splendeur. Continuer la lecture de Aperçu : Watch_Dogs (Jeu vidéo)

Aperçu : Wolfenstein : The New Order (Jeu vidéo)

(Par Jérémie Bernard)

Je ne connaissais la série Wolfenstein (1981-) que de nom et de réputation. Ces jeux de tirs ayant traversé les âges sont réputés pour être bourrins au maximum, ne pas léser sur le sang et l’action et offrir un autre monde possible lors de la Deuxième Guerre mondiale. J’ai donc installé le nouveau Wolfenstein : The New Order  (MachineGames 2014) avec un certain vertige : mélangé entre le fait de m’attendre à un shooter classique et ennuyant; énervé à l’idée que l’oeuvre comporte 4 disques sur Xbox 360. Voici un léger aperçu de la bête. Continuer la lecture de Aperçu : Wolfenstein : The New Order (Jeu vidéo)

Critique : Mogwai (Spectacle)

(Par Jérémie Bernard)

Vous connaissez la série télévisée française Les Revenants? Si oui, sachez que Mogwai est le groupe qui a fait la superbe bande sonore de la série. Sinon, approchez et venez découvrir ce groupe unique à travers l’énergie qu’ils dégagent en spectacle. Continuer la lecture de Critique : Mogwai (Spectacle)

Critique : Jimmy Beaulieu – Non-Aventures : Planches à la première personne (BD)

(Par Jérémie Bernard)

À part les classiques franco-belges tels que Tintin  ou Asterix, et quelques comics de Spiderman ici et là, je ne me suis jamais trop attardé à la bande dessinée un peu plus « sérieuse ». Lors d’une conférence organisée dans le cadre d’un cours, j’ai découvert un artiste bien de chez nous qui m’a donné le goût de lire de la bande dessinée un peu plus sombre, un peu plus vraie. J’ai nommé, Jimmy Beaulieu. Je me suis donc lancé dans l’univers de la bédé pour adulte avec le recueil autobiographique Non-aventures de cet auteur trop peu connu par les non-initiés au Québec. Continuer la lecture de Critique : Jimmy Beaulieu – Non-Aventures : Planches à la première personne (BD)

Critique : Yves Picard – Quand le petit écran devient grand (Livre)

(Par Jérémie Bernard)

Yves Picard a longtemps enseigné le cinéma au Cégep avant de se lancer dans une carrière universitaire. Il s’est rendu compte que la télé au Québec était un phénomène particulier sur lequel les universitaires devraient se pencher tôt ou tard. Pour cette raison, il est un des premiers (et un des seuls) à s’être attardé sur la question de la télévision au Québec. Son livre publié modestement, Quand le petit écran devient grand est en quelque sorte un recueil de la pensée du professeur avant qu’il ne s’attèle à la formuler lors d’une thèse de doctorat. Cette deuxième édition du livre propose de regarder un panorama historique et culturel de la télévision au Québec, en passant de la fiction à l’information. Continuer la lecture de Critique : Yves Picard – Quand le petit écran devient grand (Livre)

Perspective 15 : Aspirations objectives et objectifs inspirants

(Par Jérémie Bernard)

Pourquoi Jestermind? Cette question peut sembler futile après autant de mois de travail et autant d’articles, mais selon moi, elle ne sera jamais impertinente. Dans la vie, je suis quelqu’un de curieux et de passionné, ce qui veut dire que je touche à plusieurs domaines avec le même intérêt et le même désir d’en savoir plus et aussi ce besoin maladif de faire des liens entre les différentes familles de connaissance. Jestermind, c’est pour moi la façon d’officialiser ce mode de vie que je tente de respecter depuis mes plus lointains souvenirs. C’est pourquoi vous me voyez écrire dans chacun des départements culturels offerts par le site. C’est pourquoi je m’amuse à écrire une critique de restaurant après une analyse d’un livre théorique et la critique d’un vieux jeu vidéo. Continuer la lecture de Perspective 15 : Aspirations objectives et objectifs inspirants

Aperçu : Bound by Flame (Jeu vidéo)

(Par Jérémie Bernard)

En tant que vendeur dans une boutique de jeux vidéo, j’ai été encore une fois surpris lorsque j’ai vu arriver Bound by Flame  en magasin. J’avais entendu parler du jeu par le passé, mais ce dernier m’était totalement sorti de la tête. Maintenant que je l’ai entre les mains, je comprends pourquoi. Bound by Flame n’est pas un AAA! Il est réalisé par le petit studio français Spiders (Testament of Sherlock Holmes, entre autres) et publié par la boîte tout aussi française Focus Home Interactive (Bloodbowl, Cities XL…). En 2014, il est toujours saisissant de voir un jeu se rendre sur les tablettes avec un budget moindre et des aspirations plutôt modestes. C’est le cas de Bound by Flame, qui ne tente pas de faire compétition avec les mégas productions de son époque, mais bien d’offrir une autre aventure fantasy jouable seule et de profiter de la mode des RPG à la Dragon’s Dogma ou Dark Souls. J’ai joué un peu plus d’une heure à cet extraterrestre vidéoludique, et j’ai plutôt apprécié mon expérience. Continuer la lecture de Aperçu : Bound by Flame (Jeu vidéo)

Critique : Alan Wake (Jeu vidéo)

(Par Jérémie Bernard)

Plusieurs longues années de développement ainsi qu’une escalade médiatique non négligeable ont créé l’extra-terrestre vidéoludique qu’est Alan Wake  (Remedy Entertainment, 2010). Ce jeu cinématographique (ou télévisuel) mettant en scène un écrivain fut remarqué par ses mélanges de genres et d’influences, mais en déçut plusieurs par sa jouabilité répétitive et son récit malhabilement expliqué. Approchons ce jeu d’horreur unique avec un peu de recul, question de voir si le célèbre écrivain parvient toujours à nous divertir quelques années plus tard. Continuer la lecture de Critique : Alan Wake (Jeu vidéo)

Critique d’ici : Darkaeon – Nihilism (CD)

(Par Jérémie Bernard)

Le métal d’ici ne cessera jamais de me surprendre. J’adore trouver des groupes locaux et les analyser pour Jestermind. Cela permet à nos lecteurs de découvrir quelque chose bien de chez nous, et à ces artistes de gagner un peu de visibilité. Lorsque j’ai appris que mon vieil ami Hugo McSween avait été admis dans un nouveau groupe, je croyais au début que ce n’était malheureusement qu’un autre projet qui allait être tué dans l’œuf. Et bien, cette fois-ci, il m’a surpris énormément en me présentant le premier album avec la formation Darkaeon, de Lanaudière. Soyez prêts à découvrir quelque chose de très gros calibre : Darkaeon n’a rien à envier aux plus grandes pointures du métal mondial. Je suis très sérieux. Continuer la lecture de Critique d’ici : Darkaeon – Nihilism (CD)

Critique d’ici : William Descoteaux – Emma Archer et le monde des Enchanterains (Roman)

(Par Jérémie Bernard)

Décidément, l’industrie de l’édition québécoise est parfois un bien drôle d’oiseau. J’ai remarqué avec le temps que notre bagage créatif québécois en matière d’œuvres littéraires écrites dans le genre de la fantasy ou de la science-fiction est énorme, mais souvent mal exploitée. Les lecteurs existent et sont nombreux : c’est déjà ça. Les écrivains existent et sont nombreux : alors, quel est le problème? L’édition, justement ! Trop souvent, les talents d’ici sont contraints de publier ailleurs, faute d’établissement spécialisé en littérature de genres. Notre industrie jeunesse est gigantesque, mais souvent trop codée et formatée. Si nous ne sommes pas Anne Robillard ou Bryan Perro, comment publier un roman d’aventures à grand déploiement (et pour des gens plus vieux que huit ans) au Québec? Ce n’est pas toujours facile. Le roman que je critique aujourd’hui est le parfait témoin de ces problèmes d’édition auxquels il faudrait remédier au plus vite. Cette œuvre n’eut aucun problème à se faire publier en France, pour la qualité de son récit et la force de son écriture. Vous me direz que nous avons des moyens plus petits au Québec et que le livre n’aura pas été la priorité des éditeurs, mais comment se fait-il que ce roman ait pu être publié si facilement même s’il se déroule presque exclusivement au Québec? Voilà donc ma critique de ce premier roman de William Descoteaux, courageux écrivain qui s’aventure dans la littérature de genre dans un Québec frileux à la publication. Continuer la lecture de Critique d’ici : William Descoteaux – Emma Archer et le monde des Enchanterains (Roman)

Perspective 14 : Remise à flot

(Par Jérémie Bernard)

Avec le temps, mon éditorial est apparu sur le site à des intervalles de plus en plus espacés, à un point tel que certains lecteurs ne doivent même pas savoir que je possède un éditorial! « Perspective », c’est l’endroit où je parle de Jestermind, mais aussi de mes autres projets créatifs. C’est l’endroit où je fais le point, où je réfléchis à voix haute et où je me confie à vous. Ces petits articles de plus en plus rares, ils sont les checkpoints les plus sincères que j’ai à vous offrir. Si vous voulez connaître l’histoire de Jestermind, allez lire ces articles. Si vous voulez apprendre à mieux me connaître, la même condition s’applique. Continuer la lecture de Perspective 14 : Remise à flot

Tour de table sur la cigarette électronique.

(Par Jérémie Bernard)

Je n’irai pas par quatre chemins : je suis contre la cigarette et son utilisation. Je suis par contre conscient qu’arrêter de fumer peut être le combat d’une vie. Depuis quelques temps, une alternative est apparue un peu partout dans le monde : la cigarette électronique (e-cig). Continuer la lecture de Tour de table sur la cigarette électronique.

Nouveau vidéoclip pour Linkin Park (Musique)

(Par Jérémie Bernard)

La chanson s’intitule Guilty all the same et présente une collaboration de Rakim. Pour ceux qui étaient nostalgiques du bon vieux Linkin Park lourd et entraînant, vous serez contents d’apprendre que ce premier extrait a tout pour plaire aux fans de la première heure. Continuer la lecture de Nouveau vidéoclip pour Linkin Park (Musique)

Critique : The chronicles of Riddick : Assault on Dark Athena (Jeu vidéo)

(Par Jérémie Bernard)

La franchise Riddick est plutôt connue au cinéma. Avec trois films à son actif, l’épopée écrite sous le nom des Chroniques de Riddick s’est plutôt bien développée avec le temps. Centrée autour d’un personnage, cette série de récits fermés a aussi été déclinée en jeu vidéo. J’ai donc testé sur Xbox 360 la version la plus récente des aventures vidéoludiques de Riddick, The Chronicles of Riddick: Assault on Dark Athena (Starbreeze Studios, 2009), qui se
veut une revisite du populaire The Chronicles of Riddick: Escape from Butcher Bay (Starbreeze Studios, 2004), paru sur Xbox. Continuer la lecture de Critique : The chronicles of Riddick : Assault on Dark Athena (Jeu vidéo)

Alissa White-Gluz de Montréal rejoint Arch Enemy (Musique)

(Par Jérémie Bernard)

C’est en allant écouter un extrait du prochain album de Delain mettant en vedette Alissa que je me suis rendu compte de l’énorme mouvement dont a été témoin l’industrie du métal aujourd’hui : Continuer la lecture de Alissa White-Gluz de Montréal rejoint Arch Enemy (Musique)

Critique : Colleen Houck – La malédiction du tigre (Roman)

(Par Jérémie Bernard)

L’Inde, ça fait plutôt exotique comme théâtre d’action pour un roman, vous ne trouvez pas? Il ne suffit plus que d’ajouter une histoire d’amour compliquée, une prophétie et de la magie reliée à la mythologie pour obtenir le roman fantasy parfait. Non, ce n’est pas si simple. Continuer la lecture de Critique : Colleen Houck – La malédiction du tigre (Roman)