Archives de catégorie : Critiques

Critique littéraire : La vérité sur les médicaments.

(Par Mimi)

Le livre ‘’La vérité sur les médicaments’’ coordonné par Mikkel Borch-Jacobsen est une avalanche d’information, ou plutôt l’exhumation de secrets bien gardés. Ceux qui me connaissent savent que l’éducation que j’aie eue ne m’a jamais poussé à guérir mes maux par les médicaments, trop faciles à obtenir. Ce livre m’a donc interpellé dès le premier regard et j’en ai pris un réel plaisir à lire (ou digérer) chaque chapitre d’information.

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Critique CD : In Flames – Siren Charms

(Par Maxime Pagé)

In Flames est un groupe qui n’a plus besoin de présentation. Véritables piliers du melodic death metal suédois, ils ont créé un son unique appelé « Gothenburg » avec d’autres groupes de renom comme Dark Tranquillity et At The Gates. Leurs albums sortis dans les années 90 sont souvent cités comme étant les meilleurs albums du genre. Que ce soit du légendaire The Jester Race, des magnifiques parties acoustiques de Whoracle, de la mélodie et de la vitesse de Colony ou des ambiances plus électro de Clayman, tout ça fait partie des albums que j’écoute encore régulièrement.

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Critique littéraire : Maxime St-Georges – Génome

(Par Jérémie Bernard)

Le 12 août dernier, j’ai acheté plusieurs livres québécois. Génome, par Maxime St-Georges, est un de ceux-ci. Originaire de Sept-Îles, ce policier/écrivain offre au monde un premier roman qui mélange justement les genres du polar et de la science-fiction. Pour un premier essai, il faut dire que ce jeune auteur s’en sort plutôt bien. Le récit qu’il propose est difficile à poser et ses personnages sont aisément aptes à retenir la curiosité du lecteur.

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Critique littéraire : Jack Kerouac – The Dharma Bums

(Par Jérémie Bernard)

Contrairement à la croyance populaire, Jack Kerouac n’était pas l’homme d’une seule œuvre. Même s’il n’y a que Sur la Route qui a su traverser le temps et les continents avec aise, Kerouac a aussi écrit quelques autres romans d’une très grande qualité littéraire. C’est le cas de The Dharma Bums, moins connu ici, mais pourtant à un certain point un peu plus réfléchi que le célèbre roman de l’Amérique qui l’a rendu célèbre.

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Critique littéraire : Nelly Arcan – Putain

(Par Jérémie Bernard)

Nelly Arcan a marqué le Québec pour les mauvaises raisons. Tout le monde se souvient de cette jeune et belle femme pour son passé d’escorte et, plus tristement, son suicide. Écrivaine, Nelly Arcan avait déjà expliqué sa condition de prostituée montréalaise bien avant de s’enlever la vie. Cette condition, elle est complexe, et beaucoup plus intérieure qu’à première vue. Voici Putain, un mélange entre l’autobiographie et la réflexion personnelle. Voici la manière dont on devrait se souvenir de Nelly Arcan : déchirée, mais consciente, perdue dans sa condition, à la dérive, mais capable de la décrire avec génie.

Dans le texte, on parcourt l’enfance troublée de l’auteure (et de la narratrice). On voit que ses parents ont joué un grand rôle dans le besoin de plaire de Nelly Arcan. Elle a toujours été la petite princesse, celle que l’on adore, que l’on trouve jolie, que l’on câline. Plus tard, tout allait devenir cauchemar.Maquette Fiction OK

Cette étudiante a décidé de devenir escorte pour payer son éducation universitaire. Même si cela semble être une mesure plutôt extrême, il y a plus de jeunes femmes qui partagent le sort de Nelly que l’on pourrait croire. Le lecteur est plongé dans ce choix de vie, dans le quotidien d’une escorte, et dans le tourbillon incessant des pensées négatives et un peu folles de l’auteure. C’est le seul point qui m’a un peu dégoûté du roman, la manière dont Nelly rapporte sans cesse les mêmes idées sans jamais les faire évoluer. La femme que l’on rencontre au début du livre est exactement la même à la fin. Le lecteur n’assiste qu’à la constatation d’une condition, non à la guérison ou le désir de changement de la narratrice.

On en vient même à se demander si Nelly Arcan n’était pas bien dans sa condition d’escorte de luxe. Elle avait de l’argent, de l’attention et le loisir de mépriser avec sa plume et son esprit tous les hommes sur Terre. Chaque phrase témoigne de la condition malade de l’auteure, de son besoin de parler sans pourtant se sortir de là. Le livre m’a donné l’impression qu’il était déjà trop tard, qu’elle s’était déjà trop empêtrée dans ce style de vie pour ne jamais en sortir vivante. L’avenir a témoigné de mon raisonnement hâtif.

Le titre parle de lui-même, Nelly Arcan était une putain, selon le livre toujours. Elle désirait continuer cette tempête de sexe et de fausseté. Elle désirait mépriser les hommes en leur offrant son corps. Sans vouloir faire le procès de Nelly Arcan, je veux à tout le moins marquer le fait que la narratrice (aussi proche ou loin de l’auteure soit-elle) est très difficile à trouver sympathique. Il faut un peu de courage pour traverser ces pages et ces pages de lamentations et d’abandon face à la vie.

Pour son propos hors du commun et sa manière d’amener l’acte sexuel, témoin de vie, dans la mort et la déchéance, il vaut le coup de jeter un œil sur ce livre, en étant bien conscient que l’absolution n’existe pas dans l’univers de Putain. Existe seulement la souffrance éternelle et un destin figé à jamais.

Critique littéraire : Georges Bataille – Madame Edwarda, Le mort, Histoire de l’oeil

(Par Jérémie Bernard)

Pour ceux qui ne le savaient pas, j’ai suivi un cours sur la littérature érotique en cette damnée session d’été 2014. Au cours de ces deux mois, je me suis beaucoup intéressé à Georges Bataille. J’ai d’ailleurs déjà publié un article sur son principal traité théorique traitant de l’érotisme. Je m’attarderai aujourd’hui à la dimension plus littéraire de l’œuvre de Bataille, en vous présentant son principal « recueil » de nouvelles. Voici trois textes qui étaient déjà empreints de la théorie de Bataille avant qu’il la mette sur papier, ou qui ont contribué à la consolider à fortiori. Continuer la lecture de Critique littéraire : Georges Bataille – Madame Edwarda, Le mort, Histoire de l’oeil

Critique théorique : Georges Bataille – L’érotisme

(Par Jérémie Bernard)

Georges Bataille (1897-1962) est un des grands théoriciens à avoir traversé une partie du XXe siècle. Vous me direz qu’il est facile d’affirmer une chose pareille à propos de n’importe qui, mais ce qui fait que Bataille a réellement marqué les esprits est la grande diversité de ses études ainsi que l’excentricité de certains de ses projets. Après avoir réfléchi autant sur l’économie que l’anthropologie ou l’histoire de l’art, Bataille deviendra un des premiers grands théoriciens de l’érotisme. Dans son traité théorique du même nom paru en 1957, Bataille va mettre sur papier toute sa théorie de l’érotisme, qu’il avait préalablement exposée en partie dans la revue Acéphale et dans ses propres textes littéraires. Nous avons donc affaire à un théoricien qui a aussi pratiqué ses propres théories au sein d’œuvres de fiction, chose peu commune et non négligeable permettant de donner un peu de crédibilité à un argumentaire. Continuer la lecture de Critique théorique : Georges Bataille – L’érotisme

Critique littéraire : Les êtres artificiels

(Par Stéphanie Bourgoin-Gaudet)

Lorsque j’ai lu la quatrième couverture du premier tome de la série Les âmes perdues, Les êtres artificiels, j’ai tout de suite été tentée de le lire même si l’auteure, Tiffany Truitt, m’était inconnue. Les premières pages du livre m’ont plu et je me suis dit qu’elles promettaient autant que le résumé. Toutefois, en refermant le livre, après en avoir lu la dernière page, mon avis est beaucoup plus mitigé. Continuer la lecture de Critique littéraire : Les êtres artificiels

Critique : Yves Picard – Quand le petit écran devient grand (Livre)

(Par Jérémie Bernard)

Yves Picard a longtemps enseigné le cinéma au Cégep avant de se lancer dans une carrière universitaire. Il s’est rendu compte que la télé au Québec était un phénomène particulier sur lequel les universitaires devraient se pencher tôt ou tard. Pour cette raison, il est un des premiers (et un des seuls) à s’être attardé sur la question de la télévision au Québec. Son livre publié modestement, Quand le petit écran devient grand est en quelque sorte un recueil de la pensée du professeur avant qu’il ne s’attèle à la formuler lors d’une thèse de doctorat. Cette deuxième édition du livre propose de regarder un panorama historique et culturel de la télévision au Québec, en passant de la fiction à l’information. Continuer la lecture de Critique : Yves Picard – Quand le petit écran devient grand (Livre)

Critique d’ici : William Descoteaux – Emma Archer et le monde des Enchanterains (Roman)

(Par Jérémie Bernard)

Décidément, l’industrie de l’édition québécoise est parfois un bien drôle d’oiseau. J’ai remarqué avec le temps que notre bagage créatif québécois en matière d’œuvres littéraires écrites dans le genre de la fantasy ou de la science-fiction est énorme, mais souvent mal exploitée. Les lecteurs existent et sont nombreux : c’est déjà ça. Les écrivains existent et sont nombreux : alors, quel est le problème? L’édition, justement ! Trop souvent, les talents d’ici sont contraints de publier ailleurs, faute d’établissement spécialisé en littérature de genres. Notre industrie jeunesse est gigantesque, mais souvent trop codée et formatée. Si nous ne sommes pas Anne Robillard ou Bryan Perro, comment publier un roman d’aventures à grand déploiement (et pour des gens plus vieux que huit ans) au Québec? Ce n’est pas toujours facile. Le roman que je critique aujourd’hui est le parfait témoin de ces problèmes d’édition auxquels il faudrait remédier au plus vite. Cette œuvre n’eut aucun problème à se faire publier en France, pour la qualité de son récit et la force de son écriture. Vous me direz que nous avons des moyens plus petits au Québec et que le livre n’aura pas été la priorité des éditeurs, mais comment se fait-il que ce roman ait pu être publié si facilement même s’il se déroule presque exclusivement au Québec? Voilà donc ma critique de ce premier roman de William Descoteaux, courageux écrivain qui s’aventure dans la littérature de genre dans un Québec frileux à la publication. Continuer la lecture de Critique d’ici : William Descoteaux – Emma Archer et le monde des Enchanterains (Roman)

Critique : Averia, T.1 – Patrice Cazeault (Roman)

(Par Sophie Vaillancourt)

À noter que ce texte est un travail universitaire, donc il ne prend pas la forme habituelle de mes critiques. Je suis partie de mon texte qui se retrouve dans les Coups de coeur littéraires 2013 et voici le résultat final, analysé un peu plus en profondeur pour mon cours de littérature. Continuer la lecture de Critique : Averia, T.1 – Patrice Cazeault (Roman)

Review : Roadside Picnic (Novel)

(By Samuel Bourassa)

People whom I see daily pretty much all know that I deeply enjoy science-fiction and specifically one of its sub-genres, post-apocalyptic. As recent video games like Metro 2033, the S.T.A.L.K.E.R. franchise and everything that relates to slavic science-fiction captivates me, this genre is also present in all shapes of art. It is very interesting to investigate the genealogy of literature’s genres and sub-genres. Continuer la lecture de Review : Roadside Picnic (Novel)

Critique : Roadside Picnic (Roman)

(Par Samuel Bourassa)

Ceux qui me connaissent bien savent que je raffole de la science-fiction et plus particulièrement d’un de ses sous-courants, le postapocalyptique. Alors que des jeux récents comme Metro 2033, la série S.t.a.l.k.e.r et tout ce qui touche le postapocalyptique slave m’ont captivé, le genre est aussi présent dans les autres formes d’art. Il est très intéressant de se renseigner sur la généalogie des genres et sous-genres littéraires. Continuer la lecture de Critique : Roadside Picnic (Roman)

Critique: Hyrule Historia (livre)

(Par Olivier Leclair)

The Legend of Zelda est une franchise majeure du jeu vidéo. Après vingt-cinq ans d’existence, une longue histoire se trouve derrière les différentes aventures de Link. Pour célébrer l’anniversaire de la franchise, Nintendo a publié Hyrule Historia, un bouquin remplit de petites trouvailles qui feront le bonheur des amoureux des plaines d’Hyrule. Ce livre de 276 pages est assez lourd en informations. Donc, pour les besoins de l’article, je vais uniquement me concentrer sur l’essentiel du livre. Si vous souhaitez le connaitre dans son intégralité, je vous conseille fortement de vous le procurer. Il s’agit d’une belle pièce de collection qui doit faire partie de votre bibliothèque. Je vous conseille également de vous acheter, au même moment, le disque The Legend of Zelda 25th Anniversary Soundtrack. Feuilleter ce livre en écoutant cette musique est une expérience presque aussi magique que de prendre les commandes d’Épona pour la première fois. Et finalement, avant de rentrer dans le vif du sujet, je souhaite mettre au clair un point : je ne suis pas un grand connaisseur de Zelda. Je possède The Legend of Zelda et The Adventure of Link sur la NES, A Link to the Past sur la SNES, Ocarina of Time et Majora’s Mask sur la N64, Wind Waker, Twilight Princess et le Collector’s Edition sur la Gamecube ainsi que Twilight Princess et Skyward Sword sur la Wii. Toutefois, je n’ai jamais joué aux épisodes sur consoles portables sauf Link’s Awakening sur la Gameboy Color. J’ai donc uniquement des connaissances de surface. Il faut donc, en lisant cet article, garder en tête que ces lignes ne sont pas écrites par la main d’un expert. Continuer la lecture de Critique: Hyrule Historia (livre)

Critique : Scarlet, de Marissa Meyer (Roman)

(Par Stéphanie Bourgoin-Gaudet)

La première critique que j’ai faite portait sur Cinder de Marissa Meyer. Ce roman avait d’ailleurs été mon coup de cœur de 2013 et sa critique se retrouve dans l’article Marque-pages – Coups de cœur 2013. J’avais donc de grandes attentes lorsque j’ai débuté la lecture du second tome de la série des Chroniques lunaires, Scarlet. J’ai malheureusement été un peu déçue bien que j’aie tout simplement adoré la fin. Continuer la lecture de Critique : Scarlet, de Marissa Meyer (Roman)

Critique : Colleen Houck – La malédiction du tigre (Roman)

(Par Jérémie Bernard)

L’Inde, ça fait plutôt exotique comme théâtre d’action pour un roman, vous ne trouvez pas? Il ne suffit plus que d’ajouter une histoire d’amour compliquée, une prophétie et de la magie reliée à la mythologie pour obtenir le roman fantasy parfait. Non, ce n’est pas si simple. Continuer la lecture de Critique : Colleen Houck – La malédiction du tigre (Roman)

Critique : Amnésia – Jennifer Rush (Roman)

(Par Stéphanie Bourgoin-Gaudet)

Premier livre que j’ai lu cette année, je n’ai pas été déçue par Amnésia, de Jennifer Rush. Je l’ai tant aimé que je l’ai dévoré, oui, c’est le terme!, en seulement quelques jours. J’ai tardé à écrire ma critique, car je voulais qu’elle rende justice à ce roman classé jeune adulte. Mon compte à rebours s’est terminé aujourd’hui, car quelle meilleure occasion que la sortie du second tome pour publier cette critique. Si vous voulez lire le résumé du second tome, Mémento, qui se retrouve dans l’article Vos prochains trésors littéraires de mars, cliquez ici. Continuer la lecture de Critique : Amnésia – Jennifer Rush (Roman)

Critique: The Legend of Zelda and Philosophy (Livre)

(Par Olivier Leclair)

Nietzche, Kant, Platon. Ces noms vous ont donné la nausée lors de votre cégep? Ou peut-être que vous exhibez fièrement un buste de Socrate dans votre salon? La philosophie est un domaine curieux. Soit qu’on s’y retrouve, soit qu’on s’y perd. Or, on ne rencontre pas les théories philosophiques qu’entre les murs d’une école. Tôt ou tard, la main des grands penseurs nous rattrape. Étant essentiellement dans le milieu vidéoludique, j’aurais présumé que la philosophie était bien derrière moi. Toutefois, lorsque je suis tombé sur le livre The Legend of Zelda and Philosophy : I Link Therefore I Am, un recueil d’essais philosophiques sur la série de Nintendo, je n’ai eu d’autre choix que de me replonger dans cette discipline. L’effort en valait-elle la chandelle…ou la Triforce? Continuer la lecture de Critique: The Legend of Zelda and Philosophy (Livre)

Critique : Les contes de la Chatte Rouge – Élizabeth Vonarburg (Roman)

(Par Christine Borduas)

Choisir une belle histoire d’amour sur quoi « bloguer » à la St-Valentin?? Impossible dans mon livre à moi!!! Ce n’est pas parce que nous fêterons notre 10e anniversaire de couple à mon conjoint et à moi et que j’ai reçu un magnifique bouquet de roses de mon doux, chose TRÈS inhabituelle et oh combien plaisante, lors de cette même et unique St-Valentin de cette année, que je me laisserai attendrir par toute cette litanie rose et rouge! C’est pourquoi il existe une version «assez-gore-merci-mais-j’ai-choisi-de-présenter-le-plus-beau-métier-du-monde-que-j’aime-par-dessus-tout » de cette critique par ici. Mais si vous aimez la romance, j’ai bien peur de vous décevoir quand même! Continuer la lecture de Critique : Les contes de la Chatte Rouge – Élizabeth Vonarburg (Roman)

Critique : Les tribulations d’un croque-mort – Daniel Naud (Livre)

(Par Christine Borduas)

Si vous avez lu ma critique précédente, vous aurez sûrement remarqué que le genre fleur bleue ne m’intéresse pas, mal alors là PAS DU TOUT! Alors sur quoi « bloguer » à la St-Valentin, quand toute cette « quétainerie » nous sort par les oreilles et que toute cette eau de rose nous pue au nez?? Parce qu’avouons-le, une rose, ça backstabe… Infiniment belle, elle joue à la fragile et BOUM! Elle te pique de ses épines ou finit par mourir complètement fanée au bout de quelques temps. Oui oui. C’est bien souvent comme cela l’amour! Vous me trouvez cynique n’est-ce pas? Bah! J’ai l’habitude voyons! Continuer la lecture de Critique : Les tribulations d’un croque-mort – Daniel Naud (Livre)

Critique : Delirium – Lauren Oliver (Roman)

(Par Sophie Vaillancourt)

Comme vous avez pu le constater en lisant mon Coup de Cœur 2013, j’aime beaucoup les romans qui poussent les lecteurs à réfléchir. Encore plus quand ce sont des romans pour adolescents! Une auteure jeunesse qui excelle dans ce domaine est la grande Lauren Oliver. Après nous avoir livré le très troublant Before I Fall, elle récidive, mais cette fois-ci avec une série, Delirium, qui compte trois tomes et plusieurs novellas. De genre dystopique, cette série présente une société où les hautes instances ont déclaré que l’amour est une maladie mortelle et qu’il faut se faire opérer le jour de ses 18 ans afin d’en être délivré. Particulier, me direz-vous? Extrêmement! Et surtout, ça porte à se remettre en question en tant que société. Continuer la lecture de Critique : Delirium – Lauren Oliver (Roman)

Critique : The Fault in Our Stars – John Green (Roman)

(Par Sophie Vaillancourt)

Lors de mon dernier stage, j’ai créé des liens avec mes élèves grâce à mon amour pour les livres. Je leur ai présenté des tonnes de romans aussi différents les uns que les autres, et ils sont fait la même chose envers moi. Certaines de mes élèves m’ont poussée à lire un roman qui patientait sur mes tablettes depuis quelques mois. Un roman qui traite de la maladie la plus insidieuse et imprévisible : le cancer. Une histoire qui met en scène deux adolescents que la vie a malmenés, et qui n’ont pas fini de souffrir. Malheureusement. Continuer la lecture de Critique : The Fault in Our Stars – John Green (Roman)

Critique : Intuitions T.1 – Rachel Ward (Roman)

(Par Christine Borduas)

Je suis une fan finie de dystopies. Sous toutes ses formes, sous toutes ses coutures, tant que c’est bien écrit et ficelé. Je ne lis que très rarement autre chose. Et pourtant il y a quelques temps, je me suis laissée séduire par les péripéties de Jem et Spike. Bien souvent mes dystopies favorites appartiennent à la littérature jeunesse (disons plutôt ado et jeunes adultes…) et pourtant, le livre Intuitions de Rachel Ward, même s’il appartient à la littérature pour jeunes, n’en est même pas une, puisque l’histoire de Jem se déroule à notre époque, en un Londres des années 2000, et qui pourrait être le quotidien de n’importe quelle jeune fille à une exception près : elle voit des chiffres flotter au-dessus des gens. Ou plutôt elle les « ressent », les imagine dans sa tête. Des grands nombres, des petits nombres, mais toujours sous un même format : un jour, un mois, une année. L’adolescente a bien finit par comprendre le sens de ces visions… Le jour où sa mère est morte d’une overdose. « Date de la mort. Date de la mort…» Continuer la lecture de Critique : Intuitions T.1 – Rachel Ward (Roman)

Critique : Christopher Paolini – Le cycle de l’héritage (romans)

(Par Jérémie Bernard)

Christopher Paolini entama un énorme projet à l’âge de quinze ans. Il voulait écrire un roman. Douze ans plus tard, il se retrouve avec Le Cycle de l’Héritage entre les mains : quatre grands romans fantasy très inspiré de Tolkien qui ont vendu près de 35 millions de copies partout à travers le globe. Je passerai aujourd’hui en revue cette grande série moderne. Ces quatre livres ont bercé mon enfance avec Tolkien et J.K Rowling. Comment Eragon parvenait-il à me garder accroché malgré le manque d’originalité de son univers? Sa cohérence, et l’immense passion dont l’auteur a fait preuve pour le construire ont sans doute aidé. Continuer la lecture de Critique : Christopher Paolini – Le cycle de l’héritage (romans)

Critique : Jesper Juul – Half-Real, video games between real rules and fictionnal worlds (théorie)

(Par Jérémie Bernard)

Jesper Juul gagne le titre d’auteur-découverte de l’année dans mon palmarès personnel. Après avoir entamé mes études vidéoludiques, j’ai tenté d’absorber le plus d’ouvrage de référence en la matière. Jesper Juul fut un des premiers, et jusqu’à présent le plus original dans ses propos et son approche vulgarisatrice de la matière dont il traite dans son ouvrage. Voici Half-Real, un livre qui positionne bien le jeu vidéo dans cet entre-deux construit : à la fois les règles tangibles reliées au réel et les mondes fictionnels qu’elles font fonctionner. Continuer la lecture de Critique : Jesper Juul – Half-Real, video games between real rules and fictionnal worlds (théorie)

Critique : Percy Jackson – La mer des monstres (roman)

(Par Sophie Vaillancourt)

Pour faire suite à l’article qui porte sur le premier tome de cette série, et pour introduire le film du même nom qui est sorti au tout début du mois d’aout, je vous présente le deuxième roman mettant en vedette le Héros préféré de nos jeunes, Percy Jackson! Après une aventure abracadabrante dans le premier volet de la série, le jeune demi-dieu nous revient en pleine forme dans ce qui n’est que le début des péripéties entourant la prophétie dont il fait vraisemblablement partie. Continuer la lecture de Critique : Percy Jackson – La mer des monstres (roman)

Critique : Digital Play – The Interaction of Technology, Culture and Marketing (Livre théorique)

(Par Jérémie Bernard)

L’histoire du jeu vidéo est un phénomène aussi jeune que complexe. Cette industrie fascinante a déjà connue bon nombre de rebondissements et de microrévolutions depuis sa naissance. Ce que Kline et ses collègues tentent de faire avec cet ouvrage, c’est d’inscrire l’histoire vidéoludique à travers trois circuits d’analyse : le circuit technologique, culturel et marketing. En parlant de technologie, de phénomènes culturels et d’économie, les trois auteurs englobent bien l’hétérogénéité de l’industrie vidéoludique ainsi que sa complexité en tant que médium dans une société de consommation. Le fait de tout séparer entre ces circuits permet aussi au lecteur de bien conceptualiser tous les exemples et situations présentés, sans jamais se perdre dans l’infinité de paramètres et barèmes qui ont constitué l’histoire des jeux vidéo jusqu’à la rédaction de cet ouvrage en 2003. Examinons de plus près comment la construction du livre rend pertinent le propos qui y est présenté. Continuer la lecture de Critique : Digital Play – The Interaction of Technology, Culture and Marketing (Livre théorique)

Critique : Percy Jackson and the Olympians – the lightning thief (roman)

(Par Sophie Vaillancourt)

La littérature jeunesse a subi une telle expansion durant les deux dernières décennies (notamment avec Harry PotterTwilight et compagnie) qu’il est pratiquement impossible de se tenir à jour dans ses lectures. Des dizaines de séries ont vu la gloire du jour au lendemain : certaines la méritaient, d’autres ont seulement profité de la vague de popularité des romans jeunesse. Parmi ceux dont l’œuvre n’est pas restée dans l’ombre, et avec raison, se trouve un certain Rick Riordan. Après être passé sous mon radar pendant plusieurs années, malgré une série à succès et une première adaptation cinématographique, j’ai décidé de me pencher sur le phénomène chéri des plus jeunes. Et j’ai beaucoup à découvrir : il a présentement à son actif trois séries pour préadolescents, sans oublier le deuxième long métrage de la série Percy Jackson qui est sorti en salle le 7 août dernier. Continuer la lecture de Critique : Percy Jackson and the Olympians – the lightning thief (roman)

Critique : Brian Falkner – En direct du futur (roman)

(Par Sophie Vaillancourt)

L’Humain est un être technologique qui cherche constamment à faire de nouvelles découvertes, à aller plus loin. Explorer de nouvelles planètes, trouver des remèdes contre certaines maladies, étudier l’évolution de tout ce qui habite la planète Terre. Parfois, on dirait qu’il n’y a pas de limites, mais il existe encore des tas de mystères qui sont malheureusement impénétrables pour l’Humain. L’un d’entre eux concerne la dimension spatiotemporelle. Et si, un jour, on pouvait voyager dans le passé (ou le futur)? Que feriez-vous?

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Critique : Line Bordeleau – Les montages de la lune (roman)

(Par Jérémie Bernard)

Alors que le deuxième tome promettait déjà un bel avenir pour la série québécoise Sionrah, la suite, Les montagnes de la Lune, confirme cette prédiction avec une force et une précision indéniable. Pour ce roman, Line Bordeleau fait éclater encore plus son récit pour transporter le lecteur dans la complexité du monde qu’elle a pris le temps de mieux présenter dans le deuxième tome. Plus court, ce livre est bien mieux rythmé, plus intense et très adroit narrativement. C’est maintenant chose officielle et assumée : cette série fera l’office de classique avec l’aide d’une visibilité adéquate. Continuer la lecture de Critique : Line Bordeleau – Les montages de la lune (roman)

Critique : Graham McNeill – Mechanicum (Roman)

(Par Jérémie Bernard)

Imaginez un petit empire martien qui contrôle tout le savoir technique et technologique de la race humaine. Imaginez notre planète rouge vouée à l’industrie et peuplée d’hommes et de femmes qui tentent quotidiennement de se rapprocher de la froideur et l’exactitude des machines. Faites-vous l’image mentale d’une guerre civile au sein de cette planète industrielle. Pensez aux armes les plus puissantes et dévastatrices de l’humanité, et faites-les se battre entre elles. Voici le récit que Graham McNeill a orchestré dans toute sa symphonie lors de l’écriture de Mechanicum. Si vous ne connaissiez pas l’univers, je crois que ce dernier vous intéresse désormais. Continuer la lecture de Critique : Graham McNeill – Mechanicum (Roman)

Critique : Profil par Jay Asher (Roman)

(Par Sophie Vaillancourt)

En parcourant mes articles, vous en êtes probablement venus à la conclusion que j’aimais beaucoup les livres pour adolescents et que je penchais plutôt vers l’invraisemblable, le fantastique. Vous avez raison! Or, lorsqu’un livre est une perle, peu importe le genre dont il fait partie, il doit être connu. Je me donne donc comme mandat ici de vous faire découvrir un roman de Jay Asher, qui nous fait réfléchir sur le pouvoir que les réseaux sociaux ont sur nous. Continuer la lecture de Critique : Profil par Jay Asher (Roman)

Critique : The campbridge companion to fantasy literature (théorie)

(Par Jérémie Bernard)

Le genre populaire en littérature qu’est le fantasy commence tranquillement à se frayer une place à travers les sphères hautement prisées de la « vraie » littérature. Ce genre associé à tort à la littérature jeunesse ou à la facilité des feuilletons d’autrefois a encore à faire ses preuves, mais de plus en plus d’universitaires prennent le temps de prouver en quoi ces romans pleins de magie et de dragons ont quelque chose de plus qu’un monde étrange à proposer à travers leurs pages. C’est un peu sous ce constat que se présente The Cambridge companion to Fantasy Literature. Continuer la lecture de Critique : The campbridge companion to fantasy literature (théorie)

Critique : Les enfants de minuit, Salman Rushdie (Roman)

(Par Jérémie Bernard)

Il y a des livres qui font tellement mal qu’ils finissent par marquer profondément leur lecteur. Ces livres ne vont pas dans la simplicité. Ils font souvent réfléchir sur des sujets très étrangers ou prennent beaucoup de temps pour raconter une bonne histoire. Mot après mot, phrase après phrase, on a hâte de terminer ce supplice et de passer à autre chose, mais étrangement, lorsque le défi est enfin relevé, lorsque la dernière page est tournée, le livre est toujours là. Par les blessures profondes à la patience et au désir de divertissement que ce livre cause, il réussit à se faire apprécier à postériori. Comme à la sortie d’un exigeant examen, Les enfants de minuit  nous rendent fiers et grandis de notre expérience difficile, mais qui valait le coup, à bien y penser. Continuer la lecture de Critique : Les enfants de minuit, Salman Rushdie (Roman)

Critique : Eon/Eona, Alison Goodman (Romans)

(Par Sophie Vaillancourt)

La littérature s’englue constamment dans une mode qui semble contaminer tous les auteurs et tous les lecteurs. Caché parmi les titres concernant les vampires, les sorciers et les petites-filles-qui-ne-parlent-que-de-leurs-amours, il arrive parfois qu’on tombe sur un roman qui sort de l’ordinaire. C’est ce qui m’est arrivé! Alors que je rangeais patiemment la section science-fiction à la librairie, j’ai remarqué un livre qui détonnait cruellement. Après avoir vérifié la section à laquelle il appartenait, il s’est avéré qu’il n’était vraiment pas au bon endroit : il devait plutôt se trouver au rayon adolescent. Par contre, si mon œil l’a repéré dans toute la masse de bouquins, je me suis dit qu’il devait avoir quelque chose de spécial. J’ai commencé à le lire, dans l’arrière-boutique. Quelle grossière erreur. Après quelques pages seulement, j’étais déjà totalement embarquée dans l’histoire, incapable d’en décrocher. Continuer la lecture de Critique : Eon/Eona, Alison Goodman (Romans)