Archives de catégorie : Émilie Côté Bessette

Critique BD : T’as-tu une cigarette?

(Par Émilie Côté Bessette)

Chroniques du centre-sud cosigné par Richard Suicide et William Parano est la première incursion des éditions Pow Pow dans le côté noir de la force bédéistique, le « trash ». Nous avons droit à un côté très autobiographique pour la majeure partie de l’ouvrage. À la fin, il y a une section reportage historique des pages 77 à  93, s’ensuit un « documenteur » jusqu’à la page 109. La première partie raconte donc le quartier à travers l’expérience qu’en a eu l’auteur. Le documenteur lui, donne des petits coups dans les côtes bien appréciés à notre cher ONF rebaptisé « Orifice National du Film ». L’auteur semble critiquer l’ONF, on devine qu’il reproche aux documentaires faits sur les cartiers moins favorisés une certaine censure ou encore une vision fleur bleue. Continuer la lecture de Critique BD : T’as-tu une cigarette?

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Critique : Cyril Doisneau – Objets (BD)

(Par Emilie Côté Bessette)

Premier conseil, si vous aimez une BD allez vous la faire dédicacer, il y a de grosses chances que l’auteur-dessinateur vous fasse un dessin personnalisé. Je vais vous entretenir au sujet d’une de mes BD, dans laquelle j’ai un super dessin de « Cyril » qui fait la cuisine. Continuer la lecture de Critique : Cyril Doisneau – Objets (BD)

Critique : Samuel Cantin – Vil et Misérable (BD)

(Par Émilie Côté Bessette)

La BD vil et misérable commence sur deux malaises qui sont incompréhensible pour le lecteur. Cela donne vraiment envie de poursuivre, et oui quelques détails s’éclaircissent en cours de lecture. Premièrement, il y a une petite séance chez le psychanalyste question de découvrir les démons intérieurs du personnage cornu, ici nommé Lucien. L’introduction du personnage est (volontairement) ratée, puisque le psychologue est déjanté et manque de professionnalisme. La preuve, une vue en plongée sur le cellulaire du psychanalyste qui est entrain de texter pendant que le patient lui parle. Cette entrée en matière est suivie du malaise qu’éprouvent deux employés à la vue de Lucien, au début de la première partie. Il acquiert une aura vaporeuse quand même assez couramment observé chez un libraire. Le libraire tel un spectre qui sort d’entre deux rangées, il est presqu’un personnage mythique. Dans l’imaginaire collectif, le libraire habite la librairie. Le libraire ne mange pas, il dévore par la lecture. Continuer la lecture de Critique : Samuel Cantin – Vil et Misérable (BD)

Critique : Chester Brown – Vingt-trois prostituées (BD)

(Par Émilie Côté Bessette)

Lorsqu’un bouquin dégage quelque chose d’un peu sexuel, je me rue sur ce livre et le consulte prestement. J’ai gardé mon cœur d’enfant; j’aime les surprises. Imaginez mon empressement lorsque mes yeux  m’ont révélé l’inscription : vingt-trois prostituées, sur la couverture. Cependant, il est inutile de saliver ou encore d’être choqué du titre de ce roman graphique. Cette autobiographie/documentaire dessinée est peut-être la moins graphique des romans graphiques incluant des coïts. Dans une période creuse de sa vie amoureuse, Chester Brown décide de faire appel aux services d’escortes. Il ne plonge pas dans l’enfer de la rue et du proxénétisme. Il est plutôt un gars moyen qui utilise les services sexuels les plus courants, les plus normaux. Son point de vue est très pertinent lorsque vient le temps de penser à débattre de la décriminalisation et de la prostitution, par exemple. Continuer la lecture de Critique : Chester Brown – Vingt-trois prostituées (BD)