Le top 25 SNES de Philippe Crête

(Par Philippe Crête)

Voici un énorme dossier Jestermind consacré aux 25 meilleurs jeux vidéos à avoir été conçus sur la console Super Nintendo (SNES). Vous y retrouverez une description sommaire du jeu en question ainsi que les éléments qui font de lui un plaisir vidéoludique méritant de faire partie du Top 25 SNES de Jestermind. Le dossier a été mis sur pied selon plusieurs critères en particulier : la dimension artistique, le contenu et évidemment le plaisir qu’on a à jouer à tel ou tel jeu. Sans plus tarder, voici le jeu avec lequel débute notre Top 25.

# 25 : Spiderman & Venom : Maximum Carnage – LJN, 1994

#25

On débute le Top 25 SNES de Jestermind avec Spiderman  & Venom : Maximum Carnage, le seul jeu avec une cartouche rouge. Il s’agit du cas typique d’un genre de jeu que tu loues avec tes économies quand tu avais dix ans. #25aHommage honnête au génie de Stan Lee, le soft propose une grande aventure difficile et variée au travers de plusieurs adversaires et rivaux du tant connu homme-araignée. Ce qui est particulièrement intéressant de ce jeu est la possibilité de jouer en tant que Venom, fidèle rival de Spiderman. Beaucoup plus fort et puissant, moins technique et rapide, ce personnage permet une toute nouvelle aventure au sein du même jeu. Ce titre est le genre à sens unique de type arcade sans aucune possibilité de sauvegarde : c’est-à-dire que Game Over signifie la fin du jeu raide et impitoyable. C’est cette grande difficulté qui permet au joueur de vouloir réellement finir le jeu, et plusieurs heures sont nécessaires pour y parvenir. À l’époque, pouvoir incarner un autre héros rehaussait le facteur de rejouabilité, vu la petitesse des titres une fois qu’ils avaient été maitrisés. 

# 24 : Mortal Kombat II – Midway, 1994

#24

Notre 24e position est considérée comme étant au sommet de la série Mortal Kombat. Ce chef-d’œuvre aurait été récemment détrôné, selon plusieurs experts, par le récent opus formidablement créé par NetherRealms Studio. Mortal Kombat II sortit en 1994 sur SNES et est bien incisif. On n’avait pas une aussi grande variété de jeux #24apuissamment gore à l’époque et nos instincts primaires et sadiques n’étaient pas encore exploités suffisamment. Mortal Kombat 2 était l’un de ces jeux où l’on aimait évacuer notre désir intrinsèque de bestialité perverse. Malgré qu’il était classé « mature (M) », l’industrie du jeu vidéo n’était pas aussi règlementée et surveillée qu’aujourd’hui, ce qui permettait à quelques bambins bien naïfs de se noyer dans cet univers torrentiel et violent. C’est dans cette version qu’on a eu droit aux premières apparitions des maîtres de tableaux mythiques et des autres personnages emblématiques tels que Liu Kang ou les classiques gonzesses à moitié nues.

# 23 : Super Castlevania IV – Konami, 1992

#23

Castlevania est l’une des licences de Konami les plus acclamées, eux qui proposent une ludothèque assez impressionnante depuis les débuts de l’industrie. Ce titre sortit en 1992, encore dans l’âge d’or de la console où #23ajoueurs peuvent se permettre facilement d’y rejouer sans aucune anicroche, car le jeu a particulièrement bien vieilli. Notre 23e position, Super Castlevania IV est probablement le jeu qui permet à cette saga d’avoir une telle renommée présentement. L’ambiance sombre est projetée gracieusement grâce à une homogénéité mémorable des effets sonores perturbants, à des graphismes ténébreux et à une playlist fabuleusement tordue. Sa jouabilité particulière qui met accent sur l’utilisation d’un fouet amène quelque chose de très unique à ce jeu. Probablement l’un des jeux vidéo les plus aboutis de la console dans la catégorie action/plateforme.

# 22 : Street Fighter II Turbo : – Capcom, 1994

#22

Étant l’une des franchises de jeu de baston les plus populaires grâce à sa jouabilité nerveuse et à sa difficulté #22ademandant une parfaite maîtrise du personnage choisi, Super Street Fighter II et ses versions complémentaires occupent la 22e place du Top 25 de Jestermind. Capcom avait déjà proposé un jeu de baston révolutionnaire lors de la première itération de la franchise ! Ce sont eux qui ont instauré l’idée de jouer à deux lors d’un jeu de combat en s’affrontant entre amis à coup d’Hadoken dans la tronche. Super Street Fighter II Turbo offre tout ce que ses versions précédentes ont fait de mieux en y utilisant un principe de bataille axé sur la rapidité et la technique; le summum de l’univers belligérant.

# 21 : Secret Of Mana – SquareSoft, 1994

#21

Aujourd’hui appelé Square Enix, le studio Squaresoft s’était énormément démarqué à l’époque de la SNES grâce à #21aleur extrême talent pour des jeux vidéo RPG. L’esthétique admirable se distingue par une des meilleures adéquations de la musique et des décors pour l’époque. Au lieu de se fier à ses cousins Final Fantasy, Secret of Mana utilise un système de combat propre à lui, en temps réel, et possède aussi un design général coloré et diversifié, ce qui propose aux joueurs une expérience de gameplay particulièrement intéressante. Le système de combat ne repose pas uniquement que sur la tactique, car l’action se déroule aussi en temps réel. Donc, non seulement le jeu demande des facultés stratégiques, mais il requiert, également, une certaine dextérité. Hautement ergonomique, le système de combat est simple et permet aux néophytes de l’apprécier plus facilement. Il était même possible de se partager l’aventure à plusieurs en incarnant les protagonistes alors que les autres RPG standards ne faisaient qu’attribuer le rôle des personnages secondaires à une intelligence artificielle. Les collectionneurs se l’arrachent et le jeu peut aujourd’hui se vendre facilement aux alentours d’une centaine de dollars, usagé, sur les sites d’enchères.

# 20 : Donkey Kong Country III – Nintendo/Rare, 1996

#20

C’est dans la fin de carrière de la SNES, en 1996, que Donkey Kong Country III est distribué. Toujours dans l’ombre #20ade ses deux grands frères, le troisième de la trilogie ne peut pas se sortir du lot grâce au brio des précédents. C’est tout de même l’un des jeux de plateforme les plus aboutis de l’époque! La cohérence est jouissive grâce à  l’esthétisme tridimensionnel, la jouabilité fascinante, le multijoueur minutieusement adapté et la bande de son remarquable. Le principe réside dans un jeu de plateforme aussi varié qu’immersif. Si l’on veut voir un jeu qui utilise les qualités mécaniques optimales de la Super Nintendo, on ne peut pas ignorer Donkey Kong Country III qui reste toutefois le dernier d’une trilogie qui avait déjà tout bouleversé l’univers vidéoludique auparavant. Comportant cependant beaucoup d’éléments novateurs, ce troisième volet n’a pourtant rien à envier aux deux précédents, car il est sans doute celui avec le plus d’éléments intéressants. Il demeure par contre moins rafraichissant que ses précurseurs.

# 19 : Zombies Ate my Neighbors – Konami, 1994

#19

La 19e place appartient à Zombies Ate My Neighbors, probablement le jeu le plus stressant qu’on avait le droit #19ad’expérimenter sur console 16bit. Ce jeu est composé de tous les éléments classiques du genre de l’épouvante qu’ils utilisaient à bon escient: un véritable hommage à l’horreur. Le jeu étant volontairement cliché, c’est surtout l’objectif du jeu qui restait angoissant, car l’on se devait de récupérer les victimes avant que les monstres ne s’en prennent à eux. (Le cri excessivement pétrifiant qu’ils faisaient en mourant me fait encore faire des cauchemars) On pouvait se sentir particulièrement impuissant, bloqué devant de faibles gens qui se faisaient attaqués par des fourmis géantes, des hommes masqués à la tronçonneuse ou de petites poupées lançeuses de haches se transformant en braise vivante. La variété d’armes et d’outils utiles était plus qu’énorme pour l’époque, passant du simple fusil à l’eau au bazooka. Les 55 niveaux toujours plus terrifiants et variés les uns que les autres, ainsi que les maîtres de niveaux monstrueusement affolants contribuaient au fait que Zombies Ate my Neighbour était probablement l’un des jeux les plus terrorisants de cette génération.

# 18 : Starfox/Starwing – Nintendo/Argonaut, 1993

#18

Premier opus de la série populaire Starfox, il est arrivé en Barrel-Rolland comme premier jeu 3D à voir le jour sur #18aconsole Nintendo. On y incarne un renard de l’espace pilotant un vaisseau spatial à travers différentes zones. Il s’agit d’une véritable réussite expérimentale avec une 3D naissante sur la petite machine bien simple qu’est la Super Nintendo. Sorti en 1993, Starfox est nerveux, fluide et immersif. Les personnages ultra charismatiques restent encore aujourd’hui bien appréciés du public, surtout grâce à leurs robustes apparitions dans la série Super Smash Bros. Malgré que le graphisme polygonal primitif ait lourdement mal vieilli, la 3D embryonnaire de ce jeu reste encore aujourd’hui une des esthétiques les plus révolutionnaires de l’époque. Voilà pourquoi on lui donne une place de choix dans le Top 25 SNES de Jestermind avec une 18e position.

# 17 : Teenage Mutant Ninja Turtle : Turtle in Times – Konami, 1992

#17

Grand Beat’em all de l’époque, Konami s’inspira des films sortis à la même époque pour faire ce jeu. On retrouve #17aalors les mêmes vilains que dans la trilogie des années 90. L’univers sonore offre des musiques plus rock à l’image de la série déjantée de ces quatre tortues mutantes mangeuses de pizza pepperoni fromage maitrisant le ninjutsu. La jouabilité intuitive se démarquait par le quatuor amphibien jouable qui proposaient tous un moveset propre à leur personnalité. On se brule les yeux face à la palette de couleurs affreusement fluorescente, mais elle s’attachait si bien à l’ensemble aussi cinglé que comique qu’on ne peut lui en tenir rigueur. Le soft prend tout son sens lorsqu’on se partage le boulot de fracasser les adversaires ninja toujours plus nombreux et corsé à chaque niveau. Un bon beat’em all comme il ne s’en fait plus. Le scénario n’est pas vraiment essentiel, car c’est surtout l’univers de ces tortues qui s’avère intéressant dans l’ensemble.

# 16 : F-ZERO – Nintendo, 1992

#16

Nintendo a misé gros avec un jeu vidéo de courses futuriste nommé F-ZERO. La non-disponibilité de jouer en duo#16a ainsi que le peu de véhicules disponibles étaient de gros principes de gameplay qui nuisaient au succès public à l’époque. Toutefois c’est principalement la physionomie du jeu en solo qui était mémorable grâce à un challenge omniprésent et à son univers unique. Le type particulier de manipulation du véhicule ainsi que la possibilité de réellement crasher étaient du jamais vu à l’époque. Comme on était dans le futur, c’était possible à chaque tour d’aller se refaire une santé dans la zone prévue à cet effet. Les musiques aussi mythiques que Big Blue ou Mute-City épousaient parfaitement l’univers futuriste de ce soft déjà haut en couleurs. Excellent jeu de courses pour la génération SNES; on n’a pas tous les jours l’occasion de tester des bolides qui vont à plus de 400km/h !

# 15 : The Legend of the Mystical Ninja – Konami, 1992

#15

Ce jeu de Konami, sorti en 1992, amène deux ninjas plus ou moins expérimentés à traverser un monde inspiré du#15a Japon ancien pour y délivrer une princesse. Jusque-là, on ne s’emballe pas. Cependant, l’ambiance festive et les niveaux variés proposent une expérience très décontractée et captivante. Chaque niveau comporte une séquence en vue de haut dit « trois-dimensions », à l’époque, ainsi qu’une séquence en 2D de type plateforme. Tous les éléments artistiques sont liés conjointement aux thèmes du vieux Japon. La bande sonore est gaiement nipponne et la structure visuelle l’est aussi. Le jeu est particulièrement amusant à deux ! Chaque niveau est parsemé de lieux à visiter, de minijeux à compléter et d’améliorations à dénicher ! Les personnages sont très attachants et l’humour est à l’honneur. Pourtant pas très long, le jeu propose une durée de vie conséquente grâce à sa difficulté accrue et le plaisir d’y jouer à deux. Voici donc ce que propose la 15e position de notre top 25.

# 14 : Mega Man X – Capcom, 1993

#14

Mega Man X est l’une des séries phares du studio Capcom et Mega Man est probablement l’un des emblèmes les plus#14a symboliques du domaine du plaisir numérique. Il se paie même une présence dans le prochain Super Smash Bros. Ce Mega Man X, quant à lui, est le tremplin d’une grande saga. L’univers musical de ce titre est mythique, l’ensemble du graphisme est justement cohérent et le style plateforme/action est difficilement égalé encore à ce jour. La possibilité d’affronter les niveaux dans l’ordre qui nous intéresse est un net avantage. On accompagne le héros dans l’évolution de ses habiletés au cours du jeu et le fait qu’on choisit la succession qui nous intéresse permet au soft d’être profité pleinement. Un réel plaisir d’actions et d’aventures en 16bits. Pew! Pew! Pew!

# 13 : EarthBound – Nintendo/APE studio, 1994

#13

Grand RPG de la génération SNES. La stylistique générale du jeu reste moche aux premiers abords, mais s’avère#13a plutôt attachante au fur et à mesure que le jeu avance. Un jeu avec un véritable scénario se faisait rare à l’époque et c’est probablement seulement les jeux RPG qui pouvaient se permettre d’en avoir un aussi travaillé. Le scénario unique d’EarthBound est intéressant grâce à un mélange de science-fiction et de naïveté humoristique qui permet au jeu de s’affirmer en tant que bon jeu de rôle. Contrairement à la majorité des jeux RPG qui se déroulent à une époque médiévale plus ou moins assumée, EarthBound se trouve à une époque contemporaine, ce qui offre une esthétique particulièrement captivante. Le jeu neuf vaudrait environ cinq cents dollars canadiens aujourd’hui. D’abord disponible seulement en territoire nippon, EarthBound a tardé à recevoir toute la notoriété qu’il méritait.

# 12 : Killer Instinct – Nintendo/Rare, 1994

#12

La modélisation 3D directe permet à Killer Instinct d’être le plus beau jeu de combat sur SNES. On n’approche pas#12a nécessairement les jeux top de la console graphiquement comme les Donkey Kong Country ou Super Mario World 2, mais on déclasse les concurrents comme Mortal Kombat ou Street Fighter au point de vue visuel. Cette douzième position propose peu de combattants, mais ça en devient une qualité lorsqu’on s’attarde au fait qu’on doit connaître le moveset de chaque adversaire pour les contrer.  C’est impressionnant à quel point l’ordinateur nous mutile de combos à 45 coups sans trop de difficulté ! Le studio Rare était déjà plus que vénéré avec ses graphismes hors du commun. La seule cartouche noire sur SNES, Killer Instinct s’est donc imposé comme meilleur jeu de combat grâce à ses personnages variés, à sa difficulté accrue et à son design beaucoup plus fluide que ses concurrents.  Après une suite pas mal sur N64, on a y droit à une version revisitée sur la nouvelle XboxOne après tant d’années d’attente. Essayez-le et C-C-C-C-OMBO BREAKEZ moi ça!

# 11 : Kirby Super Star – Nintendo/Hal Laboratory, 1996

#11

Kirby Super Star sur SNES flatte la rétine grâce à sa palette de couleurs joyeusement trop vives. On y incarne la #11apetite boule rose déjà connue auparavant dans une multitude de petits jeux d’aventure tous aussi marquants que sympathiques. Kirby a la possibilité d’acquérir les habiletés de ses ennemis en les digérant et c’est ce Kirby Super Star qui offre le summum du principe de jeu de la saga Kirby. Les versions sorties sur NES manquaient un peu de possibilités et restaient assez limitées dans leur jouabilité, mais dans cette version, les différents talents disponibles sont tous aussi variés, complets et intéressants à posséder. Kirby-Feu démolit en embrasant frénétiquement tout sur son passage alors que Kirby-Glace combo ses adversaires en les givrant sans regret. (Ça sonne beaucoup plus violent que ça l’est en réalité, mais c’est l’imagination, l’important.) Chaque moveset pour chaque habileté est incroyablement diversifié. Le jeu prend un tout autre sens aussi intéressant en mode Coop. Probablement l’un des meilleurs jeux sur SNES pour partager une aventure en duo donnant un véritable charme à ce soft. Le jeu reste peut-être un peu plus difficile à apprécier aujourd’hui, car il a un peu mal vieilli et les gens qui ne connaissent pas trop ce petit machin rose-bonbon ne sont pas particulièrement séduits aux premiers instants. Ça en vaut, toutefois, la peine. Peut-être ne seriez-vous pas tenté d’essayer son remake fait sur DS, qui offre encore une fois un jeu de grande qualité.

# 10 : Super Mario World 2 : Yoshi’s Island – Nintendo, 1995

#10

On entame le Top 10 du Top 25 SNES de Jestermind avec Yoshi’s Island. Suite à l’incroyable succès de Super Mario #10aWorld, Nintendo propose une suite avec son dinosaure vert à souliers, brillamment instauré dans le premier jeu de Mario sur SNES. Le jeu sort tardivement sur cette console  en 1995 avec un univers graphique enfantin qui peut en rebuter plus d’un au premier regard, mais il est parfaitement cohérent du début à la fin. On apprend à l’apprécier au fil de l’aventure. C’est l’un des jeux utilisant le mieux les capacités de la petite console grise de salon avec son ambiance graphique pastel, sa prise en main aisément agréable et ses nouveautés intéressantes. On incarne directement Yoshi qui possède de toutes nouvelles habilités fort intéressantes. Il peut avaler ses ennemis pour en faire des œufs à projeter et il possède dorénavant un second saut particulier. Ce qui démarque ce jeu des autres plateformes est le fait que Yoshi doit amener Bébé Mario jusqu’à l’arrivée sans le perdre. Le hurlement de Bébé Mario errant dans sa bulle est probablement l’effet sonore le plus ignoble jamais fait dans l’histoire du jeu vidéo. 

# 9 : Donkey Kong Country – Nintendo/Rare, 1994

#9

Donkey Kong Country fait une arrivée fracassante sur console avec des graphismes hors du commun. Donkey Kong #9aparcourt son île en compagnie de son neveu Diddy Kong. Vous incarnez donc des primates à la recherche de leurs bananes éparpillées aux quatre coins de l’île.  Alors connu pour être le primate qui lance des tonneaux à Mario sur borne d’arcade, ce premier jeu de la trilogie d’aventure sur SNES en 1993 surpasse la majorité des autres jeux au niveau des graphismes et de la maniabilité. L’apparition d’une subtile 3D au soft vient en mettre plein la vue et les multiples plans viennent rajouter de la profondeur. L’incroyable quantité de bonus ainsi que la possibilité de jouer en multi poussent le jeu à avoir une excellente valeur de rejouabilité. La qualité de la bande sonore est élégante et rajoute du volume au level design déjà impressionnant. La trilogie permet à Rare d’obtenir la réputation qu’elle a aujourd’hui malgré le fait qu’elle n’ait pas produit d’aussi bons jeux depuis son rachat par Microsoft

# 8 : Super Mario Kart – Nintendo, 1992

#8

Voici le premier jeu de courses du plombier moustachu et de sa bande sur SNES. On délaisse tout le côté simulation de#8a courses de la concurrence pour créer un antipode où le plaisir est prédominant. On compte plus de quatre championnats proposant cinq courses chacun. Des courses sur de l’asphalte, de la terre, du sable, des maisons hantées, sans oublier la fameuse course arc-en-ciel qui nous a tant fait rager. Sans doute la course, tous jeux confondus, qui a le plus provoqué de bris de manettes lancées sur les murs. Le jeu ne propose pas moins que huit personnages jouables avec leurs propres aptitudes et lacunes. La possibilité d’utiliser des objets du grand univers de Mario pour s’aider à devancer ses adversaires donne à la série un grand sentiment de convivialité, ou pas. Beaucoup d’autres jeux ont tenté l’expérience du Spin-Off de course-folle, mais aucun ne parvient à égaler cette grande série aujourd’hui rendue à huit opus différents. L’esthétisme général est coloré, amusant et sympathique, à l’image de la série en général. La possibilité de jouer des personnages comme Donkey Kong, Bowser ou Koopa rendait la huitième position particulièrement plaisante, comme si les personnages, pourtant ennemis normalement, faisaient la trêve pour s’amuser sur une piste de course tout aussi déjantée que compétitive. Qui n’a pas fait de cauchemars à cause de ces maudites carapaces rouges qui nous explosent la tronche juste avant la ligne d’arrivée qu’on avait pourtant pratiquement franchie pour la première fois en première position?

# 7 : Super Mario RPG – SquareSoft/Nintendo, 1996

#7

En numéro 7,  Super Mario RPG, comme son nom l’indique, est un jeu de rôle avec Mario et ses amis. Il est destiné

#7a davantage aux néophytes du style RPG, car il affiche une approche plutôt simpliste du genre. On retrouve bien l’essence même de l’univers de Mario, mais on a droit à une agréable touche de SquareSoft, déjà habitué avec les jeux du genre avec Final Fantasy ou Chrono Trigger sans déplaire aux amateurs de jeux de rôle plus corsés. L’univers toujours placé de biais dans une sorte d’isométrie donne un petit cachet aux décors pratiquement en trois dimensions. La physionomie de Mario dans ce jeu reste délicieusement affreuse, mais à l’époque, elle donnait beaucoup de réalisme au jeu. On accompagnait donc Mario dans sa quête pour y trouver sept étoiles lui permettant de sauver le royaume en rencontrant toute sorte de personnages plus attachants les uns que les autres. Il s’agit du précurseur des séries comme Paper Mario ou Mario And Luigi, toutes des séries axées sur une jouabilité RPG. Sorti en 1996, Super Mario RPG donne la claque finale sur la bonne vieille Super Nintendo en y utilisant le mieux possible les capacités techniques de la console.

# 6 : Final Fantasy III – SquareSoft, 1994

#6

Légende incontournable du jeu vidéo RPG, la série Final Fantasy n’a cessé de faire d’excellents jeux depuis. Cet opus#6a est le troisième à sortir en Amérique alors qu’il serait réellement le sixième si l’on considère ceux sortis au Japon. On assiste à l’un des jeux avec le dispositif scénaristique le plus abouti sur console de salon grâce à ses personnages hautement approfondis et une histoire remplie de bravoure qui ose faire un scénario anticonformiste.  On ne peut pas aussi renier l’extrême prestance de la bande musicale qui se prête à merveille à l’évolution de l’histoire. L’histoire de chaque personnage est fortement travaillée et ils possèdent tous leur propre charisme distinct. Le fait qu’il n’y en a pas un qui est spécialement avantagé aux autres est différent. Aucun ne prédomine sur les autres et les héros favorisés sont ceux qui représentent le mieux le joueur qui tient la manette de Super Nintendo. On peut aussi considérer Final Fantasy II étant lui aussi un excellent jeu pour des raisons semblables. C’est toutefois ce troisième volet qui offre ce qu’il y a de mieux de la part de la franchise.

# 5 : Super Mario World – Nintendo, 1990

#5

On entre dans le vif du sujet avec Super Mario World qui est le jeu phare de la console, le Mario qui propulse la machine#5a SNES à sa juste valeur. Suite aux trois versions précédentes sur la NES, ce Mario apporte son lot de nouveautés particulièrement intéressantes. Un overworld parfaitement disposé et une évolution de la difficulté justement dosée le rendent adroitement ingénieux. Étant sorti tôt dans l’ère Super Nintendo, Super Mario World offre tout de même des graphismes hautement séduisants par sa palette colorée très explosive et sa profondeur de champs difficilement exploitée sur la console précédente. On marque aussi l’arrivée de la musique beaucoup plus joyeuse et aventurière dans l’univers de Mario Bros proposant des titres encore mythiques aujourd’hui. Un autre élément important à ce jeu si spécial est la venue du fidèle destrier de Mario, un dinosaure à bottine sortant sa langue et répondant au nom de Yoshi. Ce grand reptile vert lui est d’une grande aide surtout quand vient le temps de le sacrifier pour gagner quelques pixels en sautant plus haut ! Rien de plus sadique, mais qui ne l’a pas fait ? Bref, Nintendo n’a pas révolutionné le jeu de plateforme dans cet opus contrairement à ceux sur NES, mais ce numéro cinq du Top 25 SNES de Jestermind construit un jeu vidéo qui utilise précisément ce qui a perfectionné le genre auparavant.

# 4 : Chrono Trigger – SquareSoft, 1995

#4

Un autre RPG fabuleusement créé par SquareSoft est Chrono Trigger. Les héros sont transportés accidentellement à#4a travers le temps pour y découvrir un monde en péril. Chrono Trigger se démarque entre autres par son système de combat particulier à la Secret Of Mana plus simple et précis. On peut aussi voir l’idéologie fleurissante du scénario à fins multiples dans ce jeu, ce qui hausse grandement la durée de vie du soft qui en propose environ une douzaine différentes. Le concept de voyage à travers le temps est parfaitement maitrisé et offre aux joueurs une aventure réellement nouvelle et singulière. Chrono Trigger nous livre ici une des aventures vidéoludiques des plus perfectionnées grâce à sa musique exceptionnelle, ses graphismes alléchants et son ensemble d’éléments de jouabilité sans lacunes. Les Artworks du jeu sont faits par Akira Toryama, l’excellent mangaka ayant écrit la série Dragon Ball. Les personnages sont donc hyper cool et très attachants. On reconnait d’ailleurs la chevelure piquante à la Goku dans le personnage principal de Chrono Trigger. Il est sorti tardivement quand la console commençait à faiblir, mais on garde le meilleur pour la fin, comme on dit!

# 3 : Donkey Kong Country II – Nintendo/Rare, 1995

#3

L’apogée de la série Donkey Kong Country, ce second volet est ce que la machine nous offre de mieux #3aesthétiquement. La modélisation 3D est encore plus efficiente dans cet opus. On avait déjà droit à un chef-d’œuvre dans le premier, celui-ci ne fait que confirmer la trilogie en tant que suprématie vidéoludique. La quantité de bonus est phénoménale et le monde secret pousse le joueur à rechercher tous les éléments cachés. Les animaux compagnons sont essentiellement très efficaces et il est possible de les incarner entièrement le temps d’un niveau ou d’un bonus dans ce deuxième jeu. Certains niveaux inoubliables apportent leur lot de stress comme celui où une abeille géante nous poursuit, celui dans une tour où l’acide inonde l’endroit ou ceux où l’inquiétude de savoir qu’à la moindre erreur, on se retrouvera transpercé par des lianes piquantes géantes. Donkey Kong Country II apporte son lot de nouveautés dans la jouabilité qui donne un nouveau souffle encore plus rafraichissant à la saga et c’est pourquoi il occupe la troisième position. Non seulement le graphisme général est incroyable, mais la maniabilité est sans faille et le level design est irréprochable. Le jeu est donc beau, amusant et propose sa juste part de défis. Voilà pourquoi il est notre troisième position et est considéré comme l’un des meilleurs jeux toutes consoles confondues.

# 2 : Super Metroid – Nintendo, 1994

#2

Notre numéro deux du Top 25 SNES de Jestermind, Super Metroid, est l’un des jeux les plus recherchés par les #2acollectionneurs de la SNES et ce n’est pas pour rien. Un rare jeu qui ose proposer un univers labyrinthique libre où le joueur doit revenir sur ses pas et débloquer de nouveaux passages grâce aux différents Power-UPS obtenus au fil de l’aventure. Le premier Metroid était déjà bon, mais celui-ci est l’apogée du Super Nintendo en termes de jeu d’action. Les bagarres contre des monstres gigantesques demandent une dextérité herculéenne et demeurent parmi les scènes des plus percutantes de cette génération. La gestion du déroulement de l’histoire est phénoménale et le personnage de Samus est grandement approfondi. Chaque zone territoriale offre son charme visuel qui ne laisse personne indifférent. Ce n’est pas nécessairement le jeu qui présente un rendu graphique le plus impressionnant, mais chaque environnement se démarque par son originalité et son cachet. Non seulement les décors généraux sont jolis, mais l’ambiance sonore s’y mêle parfaitement grâce à sa musique qui colle absolument bien à l’atmosphère de chaque niveau. La jouabilité est aussi l’une des plus abouties sur cette console et le cheminement particulier de Samus Aran est unique. Donc, qu’attendez-vous pour vous le procurer, pour explorer ce grand univers ?

# 1 : The Legend of Zelda : A Link to the Past – Nintendo, 1992

#1

Le numéro un du Top 25 SNES de Jestermind est, sans surprise, The Legend of Zelda : A Link to the Past : un bijou#1a technique parfaitement homogène entre la diversité et la simplicité, un grand chef d’orchestre indiscutable de la musique numérique et un chef-d’oeuvre artistique à part entière. Le codage scénaristique révolutionne à une époque où l’on ne pouvait pas se permettre beaucoup de liberté narrative. C’est l’épisode clé de la saga qui classe définitivement la série Zelda au statut incontestable de champion vidéoludique sur plusieurs générations. Le soft général du jeu dépasse tout ce qui se faisait à l’époque. Sorti en 1992, il propose un esthétisme supérieur à la majorité de ce qui s’est fait par la suite sur cette même génération qui a quand même perduré plusieurs années. L’interface générale est nickel et le jeu mise sur les qualités dynamique, intuitive et cognitive du joueur pour assurer la progression.  Un classique ne se créer pas d’avance, il est attribué au fil du temps lorsqu’on s’aperçoit de sa réelle influence aux générations subséquentes. On a eu droit à une suite deux décennies plus tard pour pouvoir replonger dans cet univers unique et charmeur dans A Link Between Worlds. C’est ce que The Legend Of Zelda : A Link To The Past est : un brillant mélange entre la simplicité, la liberté et l’aventure.

Conclusion

Bref que pensez-vous de nos 25 choix? The Legend of Zelda : A Link To The Past est-il vraiment le numéro 1? Manque-t-il des jeux en particulier? Évidemment, la plupart des positions sont interchangeables et il est difficile de dresser une liste purement objective. C’est cependant le principe de subjectivité qui rend le domaine vidéoludique si particulier et plaisant. Sans notre participation active, justement, il n’y aurait pas de jeux vidéo!

À lire aussi : Mon top 24 de la Nintendo 64

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