Tous les articles par Jestermind

Les lectures d’Eve : « Chick lit », humour, amour…

(Par Eve Gloutnay)

J’ai toujours été curieux de savoir ce que les gens lisent. Eve, avec qui je travaille depuis plusieurs années, est une très grande lectrice, ayant toujours un livre en main et un autre en tête. Je lui ai récemment demandé de m’envoyer quelques listes de coups de cœur personnels, question de voir un peu ce qui peut intéresser cette jeune demoiselle très férue de littérature sans l’avoir jamais étudiée. Voici donc sa première liste, plus sentimentale, qui pourrait donner quelques idées de lecture aux dames qui suivent le département littéraire de Jestermind. -Jérémie Bernard-

Continuer la lecture de Les lectures d’Eve : « Chick lit », humour, amour…

Critique : Sonata Arctica (Spectacle)

(Par Jérémie Bernard et Mimi)

Bonus : Commentaires d’une fleur parmi les Vikings.

Un des groupes qui a bercé mon enfance musicale jouait à Montréal en septembre dernier (pendant que je me faisais bercer sur des chansons de Passe-Partout). Sonata Arctica fut pour moi la base du métal et une grande inspiration au clavier. C’est pourquoi j’ai gentiment demandé à ma copine (en achetant un billet sans mon consentement) de m’accompagner voir ce groupe légendaire (dont je n’ai jamais entendu parler). Contrairement à ma petite sœur totalement vendue à mon style de musique, voici ce qu’ont pensé de cette soirée mémorable deux esprits musicaux totalement contradictoires (vraiment totalement contradictoires).

Continuer la lecture de Critique : Sonata Arctica (Spectacle)

Critique : Jean-François Mercier – Subtil, Sensible et Touchant

(Par Jérémie Bernard)

Je ne suis pas un grand journaliste, mais je suis capable de le voir quand quelqu’un a du talent et mérite des éloges. Depuis longtemps, je connais Jean-François Mercier pour ses qualités d’auteur. J’ai enfin pu aller le voir sur scène à l’occasion de son nouveau spectacle, Mercier : Subtil, sensible et touchant le 2 octobre dernier au théâtre St-Denis. Je vais être honnête avec vous : je ne prévoyais pas nécessairement écrire une critique de ce spectacle, mais je n’ai pu m’en empêcher en voyant que Jean-François Mercier était lui-même en guerre contre des critiques souvent encore plus imbéciles qu’injustes. Voici donc, Jean-François, la critique que tu mérites, par quelqu’un qui te connaissait peu en spectacle, mais qui y a retrouvé tout le génie de ta plume humoristique teintée de prises de conscience sociale efficaces.

Continuer la lecture de Critique : Jean-François Mercier – Subtil, Sensible et Touchant

Critique vidéoludique : Destiny

(Par Philippe Crête)

En brisant les records en coûts de production, Destiny est débarqué sur nos consoles de salon avec un budget de 500 millions de dollars. Pour un jeu vidéo, c’est énorme. GTA V vient en deuxième position avec un peu plus de la moitié de celui de Destiny. Le studio Bungie, notamment connu pour sa série Halo nous offre donc un FPS aux allures de RPG grandiose rempli de promesses.

Continuer la lecture de Critique vidéoludique : Destiny

Un concert gratuit de « Circus Maximus » en ligne !

(Par Jérémie Bernard)

Avis à ceux qui aiment bien le métal progressif, le groupe trop peu connu « Circus Maximus » a fait paraître aujourd’hui un concert de 40 minutes en HD sur sa chaîne Youtube.

Continuer la lecture de Un concert gratuit de « Circus Maximus » en ligne !

Critique vidéoludique : Super Smash Bros. 4 sur 3DS (DEMO)

(Par Joannie Leblanc)

Les combats entre les personnages de la compagnie Nintendo durent depuis plus de 15 ans. En partant de Super Smash Bros. sur la Nintendo 64 en 1999 jusqu’à maintenant avec la 3DS en 2014, cette série a accompagné la plupart d’entre nous durant toute notre enfance. Bien que la nouvelle version de ce jeu sorte le 3 octobre, j’ai été parmi les chanceux à recevoir un code pour pouvoir tester la démo et ainsi vous faire part de mes impressions. Bien entendu, la version démo ne contient qu’une partie du jeu, soit 1 niveau de combat « Battlefield », 5 personnages avec 4 costumes chacun ainsi que le mode smash avec 2 minutes de jeu.

Continuer la lecture de Critique vidéoludique : Super Smash Bros. 4 sur 3DS (DEMO)

Critique littéraire : La vérité sur les médicaments.

(Par Mimi)

Le livre ‘’La vérité sur les médicaments’’ coordonné par Mikkel Borch-Jacobsen est une avalanche d’information, ou plutôt l’exhumation de secrets bien gardés. Ceux qui me connaissent savent que l’éducation que j’aie eue ne m’a jamais poussé à guérir mes maux par les médicaments, trop faciles à obtenir. Ce livre m’a donc interpellé dès le premier regard et j’en ai pris un réel plaisir à lire (ou digérer) chaque chapitre d’information.

Continuer la lecture de Critique littéraire : La vérité sur les médicaments.

Les albums les plus résonnants de l’été 2014

(Par Jean-Maxime Touzel)

L’été vous manque déjà?  La baisse de température s’accueille aussi bien qu’une gastro en ce début d’automne laissant derrière lui un héritage musical profondément raffiné.  Bien qu’une poignée significative d’albums incroyables aient vu leur sortie en cet été 2014, particulièrement LP1 de FKA twigs et They Want My Soul de Spoon, une sélection modeste d’entre eux ont donné une sonorité particulière, mais surtout unique, à cette saison prônant la festivité et l’exaltation. Cette liste vous présente ces albums dans toute leur excellence, surtout afin de vous faire connaître des titres que vous auriez aimés, mais manqués de trop peu.

Continuer la lecture de Les albums les plus résonnants de l’été 2014

Critique CD : Stal – Gone EP

(Par Jean-Maxime Touzel)

Encore la musique d’aujourd’hui rend hommage à Hurry Up, We’re Dreaming, dernier album du populaire groupe M83.  Certains artistes tels Porter Robinson n’hésitent même pas à afficher l’influence puissante du groupe au sein de leur plus récente sortie.  On peut ainsi affirmer que le groupe est au sommet de son jeu.  Imaginez-vous alors la difficulté de se départir d’un projet musical aussi ambitieux et adoré pour en amorcer un autre sans se faire inévitablement comparer au groupe en question. 

Continuer la lecture de Critique CD : Stal – Gone EP

Pink Floyd détaille la sortie de The Endless River, premier album depuis 20 ans.

(Par Jean-Maxime Touzel)

Nous vous avions promis des informations, les voici : le prochain album de Pink Floyd n’est pas un rêve aussi distant qu’on pourrait se l’imaginer.  Plusieurs informations ont approfondi l’annonce spectaculaire du retour de Pink Floyd après 20 ans d’absence, l’une des plus importantes d’entre elles est la date de sortie de l’album, le 10 novembre.

Continuer la lecture de Pink Floyd détaille la sortie de The Endless River, premier album depuis 20 ans.

Découvrez « La tragédie » avant qu’ils ne partent pour l’Europe !

(Par Jérémie Bernard)

Le groupe québécois d’avant-garde La Tragédie sera au Piranha Bar de Montréal le 26 Septembre prochain avant de s’envoler pour leur première tournée européenne. Leur vision artistique et leur musique vaut grandement le détour.
Continuer la lecture de Découvrez « La tragédie » avant qu’ils ne partent pour l’Europe !

Aphex Twin brise le silence avec un nouveau morceau, « minipops 67 [120.2][source field mix] »

(Par Jean-Maxime Touzel)

La nouvelle récente d’une nouvelle sortie d’album par Aphex Twin en fait rêver encore plusieurs.  Rappelons-le, le dernier album du génie de la musique électronique date d’il y a plus de 13 ans, il y a de cela trop longtemps pour que plusieurs connaissent l’importance capitale de Syro, annoncé sur le deepweb avec autant de mystère que d’anticipation.

Continuer la lecture de Aphex Twin brise le silence avec un nouveau morceau, « minipops 67 [120.2] »

Critique CD : « Yes » par Jason Mraz

(Par Marie-Pier Boursier Soucy)

Jason Mraz se passe de présentation, du moins je l’espère. Autrement, Wikipédia fera le travail si vous êtes un ou une des rares à ne pas le connaître. Peut-être avez-vous eu la chance de visionner et écouter les quelques vidéos live de certaines pièces présentes sur son nouvel album avant sa sortie le 15 juillet dernier? Pour ma part, je n’en ai pas manqué un! L’attente fut ainsi moins longue, mais encore plus intense suite à mon intérêt ascendant.

Continuer la lecture de Critique CD : « Yes » par Jason Mraz

Le top 25 Nintendo 64 de Philippe Crête

(Par Philippe Crête)

Après mon dossier portant sur la SNES, j’ai organisé un nouveau top25; les meilleurs jeux de la Nintendo 64 (N64). La Nintendo 64 était la console qui permettait d’avoir une puissance assez relevée pour pouvoir accueillir les jeux en trois dimensions. Les critères de mon top25 sont orientés vers le succès populaire et critique des jeux, leurs ventes et un minimum de subjectivité, le tout avec une touche d’humour. Je prends en compte la direction artistique, le développement ainsi que les influences du jeu en question. L’univers du jeu vidéo est de prime abord une version subjective du cinéma, où l’histoire est générée par le joueur. Donc, impossible de rédiger une version d’un top25 parfaitement adéquate étant donné que ce domaine n’est viable que s’il est accompagné du joueur! Bref, commençons.

Continuer la lecture de Le top 25 Nintendo 64 de Philippe Crête

Critique télé : The FLASH

(Par Pierre-Luc Latour)

Comme il est coutume dans le monde des séries télés, le tout premier épisode est primordial. C’est lors de ce dernier que le spectateur tombera (ou pas) en amour avec le programme en question. Du moins, peut-il seulement s’y montrer intéressé. Bref, pour les créateurs d’une série dramatique, il est de mise de présenter adéquatement l’histoire, les personnages et la mise en contexte. En résumé : j’ai toujours vraiment peur de voir une série dont j’appréhende le fait qu’elle ne livrera pas la marchandise.

Continuer la lecture de Critique télé : The FLASH

Critique littéraire : Maxime St-Georges – Génome

(Par Jérémie Bernard)

Le 12 août dernier, j’ai acheté plusieurs livres québécois. Génome, par Maxime St-Georges, est un de ceux-ci. Originaire de Sept-Îles, ce policier/écrivain offre au monde un premier roman qui mélange justement les genres du polar et de la science-fiction. Pour un premier essai, il faut dire que ce jeune auteur s’en sort plutôt bien. Le récit qu’il propose est difficile à poser et ses personnages sont aisément aptes à retenir la curiosité du lecteur.

Continuer la lecture de Critique littéraire : Maxime St-Georges – Génome

Critique d’ici : Camomille Cancer (Spectacle)

(Par Jérémie Bernard)

Camomille Cancer est un groupe rock alternatif de la région de Montréal. J’avais très hâte d’enfin pouvoir assister à un de leurs concerts, vu que mon collègue musicien de longue date Thierry Bélanger a joint la formation il y a environ un an. J’étais donc là tout ouïe, lors du lancement de leur premier album, La Boite, à la Salle Jean-Pierre Houde de Châteauguay le 23 août dernier. Entrons dans leur univers.

Continuer la lecture de Critique d’ici : Camomille Cancer (Spectacle)

Critique : La marche des Dinosaures

(Par Jérémie Bernard)

Le samedi 16 aout dernier, j’ai réalisé un rêve d’enfant. J’étais au Centre Bell pour assister à une représentation de « La marche des dinosaures ». Ce spectacle grandiose à travers le temps m’a rappelé pourquoi, plus jeune, j’étais autant passionné par ces créatures issues d’une autre ère. La majesté et la puissance des dinosaures m’ont toujours fasciné, et ce ne fut pas différent lors de la représentation de ces géants téléguidés qui marchaient sur la glace réchauffée du Canadiens de Montréal.

Continuer la lecture de Critique : La marche des Dinosaures

Stal, ancien membre de M83, réinterprète Riptide par Vance Joy

(Par Jean-Maxime Touzel)

Vous avez aimé le tout premier single de Vance Joy, Riptide?  Vous êtes bien loin d’être le seul.  Non seulement ce simple morceau l’a propulsé vers une popularité ahurissante, acquise de façon exemplaire, mais il semble convenir au goût de Pierre-Marie Maulini.  Ancien membre de M83, l’artiste arborant le nouveau nom de Stal a publié récemment sa réinterprétation du populaire single de Vance Joy.

Continuer la lecture de Stal, ancien membre de M83, réinterprète Riptide par Vance Joy

Critique BD : The amazing spider-man firsts

(Par Jérémie Bernard)

Spider-Man a toujours été mon super héros favori. J’ai toujours été attiré par son côté moins sérieux, moins officiel que les autres héros en collants de mon enfance. Chacun de ses combats est un amalgame de vitesse et d’erreurs, ce qui fait de ce cher Peter Parker un héros tout à fait humain, un sauveur au grand sens des responsabilités. Voici une collection des premières bandes dessinées de toutes les grandes séries de l’univers de Spider-man qui ont marqué l’histoire, de 1963 à 2013. Inutile de vous dire comment ce genre de recueil peut s’avérer intéressant pour voir comment la série a muri, changée ou évoluée à travers les âges et les auteurs.

Continuer la lecture de Critique BD : The amazing spider-man firsts

Critique littéraire : Jack Kerouac – The Dharma Bums

(Par Jérémie Bernard)

Contrairement à la croyance populaire, Jack Kerouac n’était pas l’homme d’une seule œuvre. Même s’il n’y a que Sur la Route qui a su traverser le temps et les continents avec aise, Kerouac a aussi écrit quelques autres romans d’une très grande qualité littéraire. C’est le cas de The Dharma Bums, moins connu ici, mais pourtant à un certain point un peu plus réfléchi que le célèbre roman de l’Amérique qui l’a rendu célèbre.

Continuer la lecture de Critique littéraire : Jack Kerouac – The Dharma Bums

Mélo écoute : Incomplete Me par For all those Sleeping

(Par Mélodie Bernard)

For all those sleeping
est un groupe que j’ai connu lors du Vans Warped Tour 2014 qui était de passage à Montréal en juillet dernier. Tout récemment ils ont sorti un tout nouvel album qui s’intitule Incomplete me.
Continuer la lecture de Mélo écoute : Incomplete Me par For all those Sleeping

Osheaga 2014 : Jour 3

(Par Jean-Maxime Touzel)

Nous étions sensés voir Wake Owl, l’une des meilleures découvertes parmi la liste d’artistes initiale.  Or, le groupe n’aura pu être présent et nous savons devoir commencer par Hey Rosetta!  Leur nom est ridicule, mais nous savions qu’ils performaient d’une façon qui ne l’était pas.  Plusieurs personnes affichent clairement leur enthousiasme, plus qu’à l’habitude.  Il est facile d’observer plusieurs bracelets exclusifs à la journée plutôt qu’à la fin de semaine, encore facile de comprendre que c’est parce qu’on se rue à la présence d’Arctic Monkeys, le groupe qui en fait rêver plus d’un et qui, pour plusieurs, justifie la présence à Osheaga.

Continuer la lecture de Osheaga 2014 : Jour 3

Critique littéraire : Nelly Arcan – Putain

(Par Jérémie Bernard)

Nelly Arcan a marqué le Québec pour les mauvaises raisons. Tout le monde se souvient de cette jeune et belle femme pour son passé d’escorte et, plus tristement, son suicide. Écrivaine, Nelly Arcan avait déjà expliqué sa condition de prostituée montréalaise bien avant de s’enlever la vie. Cette condition, elle est complexe, et beaucoup plus intérieure qu’à première vue. Voici Putain, un mélange entre l’autobiographie et la réflexion personnelle. Voici la manière dont on devrait se souvenir de Nelly Arcan : déchirée, mais consciente, perdue dans sa condition, à la dérive, mais capable de la décrire avec génie.

Dans le texte, on parcourt l’enfance troublée de l’auteure (et de la narratrice). On voit que ses parents ont joué un grand rôle dans le besoin de plaire de Nelly Arcan. Elle a toujours été la petite princesse, celle que l’on adore, que l’on trouve jolie, que l’on câline. Plus tard, tout allait devenir cauchemar.Maquette Fiction OK

Cette étudiante a décidé de devenir escorte pour payer son éducation universitaire. Même si cela semble être une mesure plutôt extrême, il y a plus de jeunes femmes qui partagent le sort de Nelly que l’on pourrait croire. Le lecteur est plongé dans ce choix de vie, dans le quotidien d’une escorte, et dans le tourbillon incessant des pensées négatives et un peu folles de l’auteure. C’est le seul point qui m’a un peu dégoûté du roman, la manière dont Nelly rapporte sans cesse les mêmes idées sans jamais les faire évoluer. La femme que l’on rencontre au début du livre est exactement la même à la fin. Le lecteur n’assiste qu’à la constatation d’une condition, non à la guérison ou le désir de changement de la narratrice.

On en vient même à se demander si Nelly Arcan n’était pas bien dans sa condition d’escorte de luxe. Elle avait de l’argent, de l’attention et le loisir de mépriser avec sa plume et son esprit tous les hommes sur Terre. Chaque phrase témoigne de la condition malade de l’auteure, de son besoin de parler sans pourtant se sortir de là. Le livre m’a donné l’impression qu’il était déjà trop tard, qu’elle s’était déjà trop empêtrée dans ce style de vie pour ne jamais en sortir vivante. L’avenir a témoigné de mon raisonnement hâtif.

Le titre parle de lui-même, Nelly Arcan était une putain, selon le livre toujours. Elle désirait continuer cette tempête de sexe et de fausseté. Elle désirait mépriser les hommes en leur offrant son corps. Sans vouloir faire le procès de Nelly Arcan, je veux à tout le moins marquer le fait que la narratrice (aussi proche ou loin de l’auteure soit-elle) est très difficile à trouver sympathique. Il faut un peu de courage pour traverser ces pages et ces pages de lamentations et d’abandon face à la vie.

Pour son propos hors du commun et sa manière d’amener l’acte sexuel, témoin de vie, dans la mort et la déchéance, il vaut le coup de jeter un œil sur ce livre, en étant bien conscient que l’absolution n’existe pas dans l’univers de Putain. Existe seulement la souffrance éternelle et un destin figé à jamais.

Osheaga 2014 : Jour 2

(Par Jean-Maxime Touzel)

La journée s’amorce en sachant qu’elle risque d’être plus conciliante envers les goûts plus conventionnels de ma copine, sans toutefois ignorer les miens.  Nous sommes arrivés plus tard dans la journée, autant pour dormir que par inutilité d’arriver plus tôt.  Le premier artiste à intéresser l’un de nous deux est le montréalais Kaytranada.

Kaytranada

kaytranada

Nous nous dirigeons à nouveau vers le Piknic Électronik afin de voir, mais aussi découvrir l’artiste en question.  Il adore déjà la foule qui lui fait face et l’interpelle constamment.  Nous lui répondons et répondons à sa musique, jusqu’à ce que le canon à eau jute de façon désagréable sur la foule afin de la rafraîchir.  Ce simple fait nous donne envie de partir et de revenir pour plus tard, entre autres puisque nous avions tous deux envies d’aller voir la performance de Local Natives afin de nous préparer à Volcano Choir, l’un des groupes me faisant le plus saliver.

Local Natives   

Local+NativesLa scène de la Rivière et celle de la Montagne se côtoient et se partagent les artistes les plus populaires et attendus de la journée.  En arrivant aux deux, nous décidons de prendre celle de la droite qui accueillera Volcano Choir, autant pour se préparer que parce qu’elle était complètement vide.  Chose surprenante considérant la popularité des deux scènes.  Ainsi, en première rangée, il n’est possible pour nous de voir The Local Natives qu’au travers deux énormes écrans affichant leur performance.  Cependant, nous sentons tout de même leur énergie, contagieuse, qui accompagne leur musique interprétée de façon excellente.  Aussi peu visible, pourtant inoubliable, il est difficile de ne pas souhaiter les revoir sous un meilleur angle.

Volcano Choir

241013volcanochoirw

Pourtant l’attente en a valu toute la peine du monde.  Mes goûts se partagent plusieurs genres en dichotomie réelle.  Pourtant au travers toute cette complexité se place mon groupe préféré : Bon Iver, qui accompagne à sa discographie deux des meilleurs albums à mon avis jamais créés.  Volcano Choir est un groupe dirigé par Justin Vernon à la tête de Bon Iver.  Inutile de mentionner mon enthousiasme à l’idée de voir le groupe performer en toute première rangée.  C’est Justin Vernon qui semble tout diriger, pourtant celui qui s’exprime le moins : d’un génie particulier, il recalibre le son de son groupe au fur et à mesure qu’il interprète le morceau d’ouverture de son dernier album, Repave, fait des gestuelles aux techniciens de son et aux membres du groupe : tout semble à sa place et joué de façon parfaite au final.  Pourtant c’est le guitariste qui remercie la foule, la dirige vers leurs prochains morceaux, la complimente : Justin Vernon ne fait que glisser un mot de remerciement à la fin du morceau du festival : Byegone.  La foule qui cri son refrain à tue-tête alors que le groupe le cri encore plus fort.  C’est d’assister à un réel moment que d’entendre performer le groupe : Osheaga prend toute sa forme.

Haim

Haim

Est mesurable la qualité d’Osheaga en voyant un groupe aussi puissant que Volcano Choir se faire suivre par le trio Haim, des emblèmes iconiques du rock.  Or le génie du groupe composé de trois sœurs ne s’apprécie complètement qu’en les voyant performer.  Haim est sympathique, talentueux et exalté : la première des trois sœurs chante, joue de la guitare et parfois joue de la batterie (maladroitement, mais le fait tout de même), la seconde s’occupe de la basse alors que la dernière tape sur des tambours.  Mais la façon dont elles le font offre un charme immesurable, mais surtout incomparable.  La bassiste grimace et étire son visage tout au long de la performance alors que la percussionniste danse de façon entrainante alors qu’elle frappe avec violence ses instruments.  La chanteuse, elle, interprète la musique du groupe, déjà là incommensurablement mémorable, de façon unique.  Haim, en studio, est un groupe génial.  Haim, en concert, est un groupe idéal.

Basia Bulat

basia6

Après la performance entraînante d’Haim, tout pourrait sembler timide et non assumé.  Il est ainsi facile de s’imaginer le pire en voyant cette petite artiste que trop peu de gens semble connaître.  La scène accueille trop peu de gens, pourtant rien ne semble déranger l’artiste, un sourire jovial et accueillant tout au long de la performance.  Elle chante avec un plaisir réel qui dore son talent, exprimé au travers plusieurs chansons que toute la petite foule semble connaître, y compris ma copine qui semble y prendre un réel plaisir.  Je le partage de façon surprenante avec elle, même si je connais trop peu l’artiste.  Or, je ne pouvais que penser à ce qui m’attendait, l’artiste qui criait mon nom et qui m’interpellait vers sa scène tant je souhaitais le voir.

Gesaffelstein

mike

Quelle déception réelle.  J’en ai le vomi à la bouche.  Il faut d’abord connaître la réelle cruauté que me présentait le festival bien avant que j’y participe : les trois artistes que je souhaitais le plus voir, Danny Brown, Young & Sick et Gesaffelstein, ont été placés dans l’horaire du festival EXACTEMENT en même temps.  J’ai ainsi choisi Gesaffelstein étant donné la qualité gigantesque de son album.  Rien ne me ravissait plus que l’idée d’entendre Pursuit en spectacle, je ne pouvais ainsi plus attendre malgré la déception.  Rendu à la scène, un affreux spectacle s’amorce.  Un Gesaffelstein confiant et sur de lui-même arrive sur scène, acclamé par la foule et joue un mix d’une heure et demie.  Parmi ce mix, et je tiens à préciser que j’ai cherché du mieux que j’ai pu, il était possible de n’entendre aucune chanson de Gesaffelstein.  Aucune.  L’artiste, avec un registre riche en morceaux incroyables, s’est plutôt attardé à jouer une heure et demie de morceaux d’acid techno inconnus et dépourvu de charme.   Il faut préciser que Gesaffelstein en tant que tel est un DJ incroyable qui mix plusieurs morceaux tel un réel génie.  Or, voir un artiste implique aussi entendre un artiste, l’entendre lui dans ce qui le démarque des autres.  Rien ne réussissait à démarquer Gesaffelstein du lot d’artistes qui auraient pu prendre sa place.  Une boule amère à la gorge, je me précipite en courant vers la scène Verte pour voir quelques brefs instants de Danny Brown, mais il était trop tard.  Danny Brown était parti.  Comme mon enthousiasme.

SBTRKT

sbtrkt-sampha-22h22

Je traine avec moi une déception réelle jusqu’à la prochaine scène, celle qui a réussi à me remonter le moral.  SBTRKT m’apparaissait d’abord comme un producteur très talentueux et avant-gardiste, pourtant m’a au final laissé l’image d’un génie au-dessus d’un art.  Un énorme animal gonflable lévite au-dessus de la scène alors qu’une atmosphère se crée, remplie d’un groupe de gens qui adorent déjà l’artiste.  Un band se place sur la scène et recrée un son unique en son genre lors d’une performance mémorable.  Wildfire débute et tout le monde hurle de plaisir : c’est le morceau que tout le monde attendait.  Il est interprété, retravaillé, remixé, remis à neuf.  Le résultat final est tout simplement brillant.

Métro

Plutôt qu’un goût amer, la journée nous laisse heureux.  Le métro s’évacue de façon rapide et efficace alors que les festivaliers discutent de leur journée remplie d’évènement.  La majorité d’entre eux semble discuter avec plaisir de la performance de Jack White en tête d’affiche, un spectacle que nous souhaitions voir, mais qui s’affronte trop tristement au talent des autres artistes à l’affiche.  Demain risquait de nous obliger à trancher avec une plus grande peine.

Revue de la première journée : http://jestermind.com/2014/08/11/osheaga-2014-jour-1/

Critique littéraire : Denis Diderot – Les bijoux indiscrets

(Par Jérémie Bernard)

Denis Diderot est surtout connu pour avoir participé en plein XVIIIe siècle à l’élaboration de la première encyclopédie française. Cet auteur à la plume piquante et au propos salé a pourtant publié deux romans de son vivant. Beaucoup de gens connaissent Jacques le fataliste et son maître, mais qu’en est-il des Bijoux indiscrets? Ce roman publié anonymement en 1748 est encore totalement actuel, autant par son sujet que l’allégorie sociale qu’il propose.

Continuer la lecture de Critique littéraire : Denis Diderot – Les bijoux indiscrets

ÎleSoniq, une version montréalaise de Tomorrowland?

(Par Marie-Pier Boursier-Soucy)

Quand : 1ère  édition le 15 et 16 août prochains.

Continuer la lecture de ÎleSoniq, une version montréalaise de Tomorrowland?

Osheaga 2014 : Jour 1

(Par Jean-Maxime Touzel)

Seulement quelques journées plus tard et il reste difficile de ne pas y penser: Osheaga est un festival qui mérite toute sa renommée.  Déclaré comme étant le plus gros festival de musique au Canada, la chose qui impressionne le plus dans ce qui constitue cette fin de semaine de trois jours, c’est la recherche active et profonde des artistes étant en mesure de faire progresser la scène musicale plutôt que de la satisfaire.  Cette année reste la déclaration la plus représentative de la diversité musicale de l’année 2013 comme du début de l’année 2014 : Lorde côtoie Gesaffelstein sur la liste complète d’artistes alors que des rappeurs indépendants tels Joey Bada$$ ne sont ignorés que parce que d’autres artistes aussi géniaux que SBTRKT sont sur scène au même moment.  C’est pourtant plus qu’une poignée de choix déchirants qui forment la qualité incommensurable d’Osheaga 2014 : c’est l’expérience, les gens qui la forment, l’atmosphère effrénée où tout semble se passer au même moment.  C’est une période difficile à oublier, période que je décrirai au travers cet article question de donner goût à tous de célébrer les 10 ans d’Osheaga l’été 2015.

Continuer la lecture de Osheaga 2014 : Jour 1

Le 12 Août, j’achète un livre québécois.

(Par Jérémie Bernard)

Il ne vous reste plus que quelques jours pour aller sur la page Facebook de cet événement prometteur et inspirant.

Continuer la lecture de Le 12 Août, j’achète un livre québécois.

Critique CD : Opeth – Pale Communion

(Par Philippe Crête)
Ça fait une dizaine d’années qu’Opeth œuvre dans les sommets du Death Progressif. Pas moins de onze albums de doux métal mélancolique ont été publiés depuis les années 90. Opeth se démarque surtout par son lyrisme et par la subtilité de son système musical.  Tout en gardant un caractère métal rythmé et puissant, Opeth se distingue par ses passages doux et mélodieux. Pale Communion, leur plus récent album, est le bijou qui sortira en fin d’aout cet été.  Voici mes impressions.

Continuer la lecture de Critique CD : Opeth – Pale Communion

Critique cinéma : The Purge – Anarchy

(Par Jérémie et Mélodie Bernard)

Moi et ma sœur étions impatients de voir ce que les créateurs de La purge nous réservaient pour la suite de leur mise en récit de ce phénomène américain imaginaire. Pour ceux que ça pourrait intéresser, je vous rappelle que vous pouvez lire notre critique du premier film ici. Nous sommes donc retournés, ma sœur et moi, dans cet univers disjoncté où les États-Unis d’Amérique se permettent douze heures d’anarchie consécutives, une fois l’an. Comment le problème sera-t-il traité à l’écran cette fois?

Continuer la lecture de Critique cinéma : The Purge – Anarchy

Critique cinéma : Lucy

(Par Jérémie Bernard)

Lucy, c’est ce constat très prisé que l’être humain n’utilise qu’une petite fraction de son cerveau. J’utilise moi-même une partie de ce constat pour mettre en place No man’s land, un univers de science-fiction postapocalyptique. La prémisse du film m’a donc tout de suite intéressé. Voyons voir comment Luc Besson a su mettre en scène un tel synopsis et de quelle manière Scarlett Johansson remplit bien son rôle « surhumain ».

Continuer la lecture de Critique cinéma : Lucy

Pink Floyd annoncent leur premier album en 20 ans

(Par Jean-Maxime Touzel)
Il faut avouer que croire à la fin du groupe Pink Floyd n’était pas une chose totalement folle.  À son actif, il est difficile de voir un autre groupe aussi influant dans le rock, tant bien des albums tels The Wall laissent un héritage progressif psychédélique qui en fait parler plusieurs, même à ce jour.  Or, 20 ans nous écartent de leur tout dernier album : The Division Bell, suscitant le doute réel qu’il serait inutile d’espérer un retour au groupe.
Continuer la lecture de Pink Floyd annoncent leur premier album en 20 ans

Baauer est de retour !

(Par Jean-Maxime Touzel)
À un certain moment de l’année 2013, Baauer n’aurait pas pu être plus présent, qu’il l’ait voulu ou non.  Son single Harlem Shake devenu phénomène pour des raisons aussi étranges que curieuses, Baauer semblait être devenu une sensation non pas pour son talent, mais pour la coïncidence agréable du phénomène Harlem Shake sur Youtube.  Pourtant nous voilà plusieurs mois plus tard et ceux qui admirent Baauer pour son talent à causer l’avancement du trap dans son image ne pourraient mieux savoir que Baauer est silencieux depuis bien trop longtemps.  Jusqu’à maintenant.
Continuer la lecture de Baauer est de retour !

Critique littéraire : Georges Bataille – Madame Edwarda, Le mort, Histoire de l’oeil

(Par Jérémie Bernard)

Pour ceux qui ne le savaient pas, j’ai suivi un cours sur la littérature érotique en cette damnée session d’été 2014. Au cours de ces deux mois, je me suis beaucoup intéressé à Georges Bataille. J’ai d’ailleurs déjà publié un article sur son principal traité théorique traitant de l’érotisme. Je m’attarderai aujourd’hui à la dimension plus littéraire de l’œuvre de Bataille, en vous présentant son principal « recueil » de nouvelles. Voici trois textes qui étaient déjà empreints de la théorie de Bataille avant qu’il la mette sur papier, ou qui ont contribué à la consolider à fortiori. Continuer la lecture de Critique littéraire : Georges Bataille – Madame Edwarda, Le mort, Histoire de l’oeil