Critique : The book thief (film)

(Par Panda)

Quand j’ai vu la publication de Martin Gioffre sur ce film, je me suis dit qu’il fallait absolument que j’aille le voir. Laissez moi vous dire d’emblée que j’ai rarement été aussi ému par un film sur la Seconde guerre mondiale. La personne qui était à ma gauche pourra vous le confirmer.

1938. Liesel (Sophie Nélisse, vue dans Monsieur Lazhar) est abandonnée par sa mère. Elle n’a plus de père et son frère est décédé dans le voyage vers leur nouvelle demeure. Elle arrive chez Rosa et Hans. Une nouvelle mama, ou plutôt une matrone, et un nouveau papa des plus affectueux. Liesel est illettrée, et s’est fait rire d’elle a sa première journée d’école. Pour y remédier, son papa lui apprend à lire, tout cela grâce à un livre sur les « gravediggers ».

Malheureusement pour la curiosité personnelle de Liesel, Hitler oblige aux allemands de se débarrasser de tous leurs livres, de se débarrasser des intellectuels. La seule stimulation de Liesel part en fumée. Elle trouve du réconfort auprès de la femme du gouverneur nazi, mais encore une fois, elle doit y renoncer. Pour continuer à s’enrichir, elle s’introduit chez le gouverneur et vole les livres de sa femme…

La naïveté infantile est encore exploitée dans ce film. Par contre, on voit l’évolution de la maturité des enfants. Les déchirures dont ils ont été témoin, même dans le camp des nazis, sont vives et omniprésentes. Des pères appelés à se battre, le manque de richesse, tout cela affecte aussi les nazis. Le lavage de cerveau auquel fait face les enfants, mais aussi les adultes. Par contre, voir que certains enfants n’intègrent pas la mentalité hitlérienne est émouvant. De voir que des enfants sont solidaires aux marginaux, et qui sont prêts à tout faire pour les laisser vivre. Ils ne sont plus des enfants, mais des adultes dans des corps trop jeunes.

C’est l’originalité de l’histoire qui m’a touchée. Ne pas cibler que la violence nazie, mais plutôt  comment les allemands vivent en dehors des champs de bataille. Comment ils vivent avec les non-hitlériens. Comment Liesel s’attache à Max, ce juif que cache ses parents. Comment l’amitié qu’elle développe avec Rudy est importante pour sa survie. Comment elle vit avec la réalité. Comment les livres lui permettent de passer au travers des étapes les plus difficiles de sa vie.

Intellectuellement parlant, ce film m’a touché aussi, car je suis dépendante aux livres. Ironiquement, j’écris cette critique avec, devant moi, le livre Odette, qui résume la vie d’une agente double dans les camps de concentration. De voir tous ces livres brûlés, je me demandais comment j’aurais réagi face à la situation, et j’aurais probablement suivi les traces de Liesel.

Bref. J’ai adoré ce film. J’étais tellement émue que je n’arrêtais plus de pleurer. N’oubliez pas vos mouchoirs lorsque vous irez, car croyez moi, vous ne pouvez pas outrepasser ce film !

 

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