Critique : Donkey Kong Country Tropical Freeze (Jeu vidéo)

(Par Philippe Crête)

Pour faire suite à mon article traitant de la trilogie Donkey Kong Country sur SNES, pourquoi ne pas m’attarder davantage maintenant sur le dernier opus sorti sur WiiU en fin février? C’est Retro Studio qui se charge de cette version, eux qui avaient fait un excellent hommage à la série avec Donkey Kong Country Returns sur la Wii régulière. Donkey Kong Country Tropical Freeze va dans la même direction en proposant une petite pelleté d’éléments franchement intéressants.

Donkey Kong est confronté à une bande de vikings pas très effrayants, faut le dire. Ils sont arrivés avec l’idée machiavélique de congeler toute l’île des primates, d’où le nom Tropical Freeze. Je ne sais pas ce qu’ils ont fait en particulier, cette bande de simiens,
pour attirer autant la fureur des animaux du nord. Bref, les Kongs se retrouvent propulsés sous d’autres cieux et doivent parcourir plusieurs îles plutôt dingues pour retrouver la leur. Donkey Kong et Diddy se retrouvent, mais ce n’est pas tout : on a droit aussi de retrouver Dixie Kong et sa longue couette hyperactive, ainsi que Cranky Kong, le vieux grincheux vaniteux. Donkey Kong explore les niveaux en utilisant les capacités singulières de chaque autre singe. Diddy permet de sauter plus loin, Dixie permet de sauter plus haut et Cranky, bah il sert à se tuer comme un imbécile tellement il n’est d’aucune précision. Il se sert de sa canne pour rebondir sur les ennemies ou sur le sol épineux, ce qui est nettement impertinent quand on pense qu’on a le choix des deux autres acolytes. Dixie est sincèrement plus pratique. Je préfère quasiment utiliser Donkey Kong seul, dépourvu de technique particulière plutôt qu’avec le vieux chimpanzé vraiment loin d’être sympathique.

Que différencie alors Donkey Kong Country Tropical Freeze des autres jeux concurrents de plateformes? Tout d’abord, il est vraiment difficile. Je suis persuadé que les très sadiques créateurs prennent un Tropical Freeze1malin plaisir à créer des niveaux avec autant de pièges. Dès les premiers mondes, on se retrouve avec des niveaux ardus à s’en arracher les cheveux. Toutefois, la difficulté est juste assez bien dosée pour qu’un vrai gamer se challenge à finir le jeu, mais si vous aviez en tête d’acheter ça pour votre petit garçon de sept ans, oubliez-ça. Il va lancer la mannette dans votre front avant même d’avoir fini deux mondes. Les Boss sont une vraie « joke ». Vraiment. Déjà qu’ils vous bombardent d’attaques demandant une dextérité parfaite pour les éviter, ils sont vraiment longs à battre. En jouant ainsi avec la longueur, ils espèrent que vous fassiez une manœuvre maladroite qui mène à votre gorille cravaté se prenant des boules de feu dans le péteux poilu.

Comparativement à la version Wii, ce n’est véritablement pas une aussi grande claque sur la tronche. Malgré plusieurs niveaux certainement mythiques, il ne marque pas autant. On va tout de même préférer cette version grâce à ses graphiques beaucoup plus soignés, en haute définition, ainsi que la possibilité de jouer avec d’autres accompagnateurs que Diddy. Ce qui est affreusement décevant par contre est le multi-joueurs. Déjà déficient sur Wii, il est tout aussi merdique sur cette version. Toute repose sur Donkey Kong, imputant du fait même les autres compagnons. Le joueur un ne se retrouve alors jamais avec un compagnon intéressant étant donné que le joueur deux est cinq plateformes plus loin en train de cueillir des fleurs, obligeant ainsi l’autre joueur à toujours rester sur les épaules de Donkey. À quoi bon jouer à deux dans ce cas? Par contre, on saluera avec excitation le retour des phases sous-marines, oubliées dans Donkey Kong Country Returns. Les niveaux en Kart minier et en fusée sont encore une fois de la partie.

Bref, un brin déçu, mais peut-être parce que j’en attendais vraiment beaucoup? Il s’agit tout de même de l’un des trois meilleurs jeux vidéo de plateformes des cinq dernières années avec Super Mario 3D World et Rayman Legends. La possibilité de jouer avec les autres singes est vraiment intéressante. Le Level-Design est encore une fois irréprochable, la musique est somptueuse et mélange parfaitement anciens morceaux remixés et nouvelles pièces musicales uniques. Il faut vous le procurer si vous avez une WiiU, même si Cranky est aussi utile qu’un sac à dos plein de briques puantes.

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