Critique : Banshee (télésérie)

(Par Philippe Crête)

Une nouvelle série des créateurs de Six Feet Under et True Blood est sortie sur les ondes de HBO l’année dernière. C’est avec joie que j’ai pu découvrir Banshee. On retrouve encore les signes distinctifs attributifs à ces producteurs, c’est-à-dire la violence percutante, les scènes sexuelles très démonstratives et une écriture sans faille. Une première saison de moins d’une dizaine d’épisodes qui s’écoute assez rapidement grâce à ses dispositifs expressifs accrocheurs. Ça fesse !

Le récit est orienté autour d’un homme qui sort de la prison pour partir à la recherche de son ancienne femme avec laquelle il avait commis un vol de diamants il y a plusieurs années. C’est alors qu’il s’aperçoit qu’elle s’est fait une nouvelle vie dans l’anonymat. L’aspect distinctif qui permet au récit de surpasser la masse est personnage principal qui prend la place d’un homme influent supposé être défenseur des bons quand il est lui-même ex-prisonnier aux manières puériles. Il est témoin de la mort du futur shérif dans la ville de Banshee. Comme ce shérif est inconnu de la ville, il est alors possible de prendre incognito sa place au sein du service de police de la ville. Une série très entreprenante qui ne néglige pas les vertus d’un vrai bon film d’action, les femmes, l’extrême violence, les combats déchaîné et une histoire riche en stupéfaction. Le nom de la série vient donc tout simplement du nom de la ville dans lequel le personnage est amené à officier en tant que shérif. Cette ville se différencie par le fait qu’elle comporte une communauté importante d’amish, religion basé sur le strict minimum où les valeurs modernes telles que l’argent, la sexualité ou la violence sont évité, ce qui fait un peu contraste avec l’ensemble de la série.

Ce qui est particulièrement intéressant de Banshee est l’ensemble des personnages. Le groupe de policier sous la gouverne du nouveau shérif sont très bien développer et on s’attache à eux facilement. Les méchants sont cruels et abjects. On veut que le personnage principal se donne à cœur joie en les démolissant. Elle peut se permettre un peu plus au niveau des relations interpersonnages grâce à la durée du récit. C’est donc intéressant de voir comment évolue le personnage principal avec l’amour de sa vie qu’il a perdu et tant attendu durant ses années emprisonnées. Mon personnage préféré reste l’ami travesti du personnage principal. Il/elle est particulièrement drôle et costaud/costaude. Ce personnage est très important et se démarque par le fait qu’il est vraiment unique. De plus, l’histoire est marquée par un autre personnage fabuleusement important dans la série. Il s’agit de l’homme qui domine la ville, non pas par un statut politique quelconque, mais par son conglomérat d’entreprise autour de la ville. On se s’aperçoit assez rapidement que le capitalisme permet à des gens de contrôler les aspects d’une communauté par l’argent. On peut alors voir une certains problème à ce système entre ce côté monétaire s’opposant aux côtés se rapportant à la culture amish.

Encore une fois, cette série s’adresse généralement sans grande surprise aux hommes. Je ne suis pas un homme qui dénigre la femme, loin de là. La violence de cette série est assez saisissante. On est séduit par les magnifiques chorégraphies de combat à mains nues. On y croit vraiment. Les coups portés semblent réellement vigoureux et puissant. Les batailles aux fusils sont tout aussi authentiques. Évidemment, le héro est typique d’un film d’action hollywoodien avec son imposante carrure costaude d’homme qui s’entraine quatre heures par jours, son impressionnant charisme ridiculement trop infaillible auprès des femmes et ses techniques de combats parfaitement maitrisé. Ce qui distingue cette série d’un film d’action traditionnel est sa liberté à nous montré des images plus crues. On peut donc facilement tomber dans la banalité puisqu’on a déjà vue tant de héro stéréotypé de ce genre. Bref, n’attendez-vous pas à une série qui se distingue par ces procédés d’écriture ou ses mécanismes cinématographiques hors du commun. Attendez-vous à une bonne série remplie d’action et de rebondissement sensationnel sans plus.

Bref, si vous avez le goût d’une nouvelle série qui a du chien, ne gênez-vous pas pour commencer Banshee. Elle est courte, rapide et intense. Elle peut facilement être dévorée en une journée pour quelqu’un d’affamé de sensation forte tel un requin reniflant le sang. Je me permets de dire aussi pour les hommes qui lisent jusqu’ici et pour les femmes qui ont probablement arrêté leur lecture plus haut, la gente féminine est solide. La série en vaut la peine juste pour ça !

 

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