Critique : Persona 4 Golden (jeu vidéo).

(Par Marc-Olivier Lalonde)

Introduction
Rise, Chie ou Yukiko? Qui sera ma petite amie?… Oh! Désolé, la fin du jeu approche et mon personnage doit décider qui parmi ces filles sera l’heureuse élue. En effet, Persona 4 n’est pas qu’un jeu de rôle japonais typique (JRPG), mais aussi une simulation de rencontres (dating sim). Ne riez pas, ça a son utilité! Les relations que forgera le héros affecteront directement les statistiques de ses copains. Je m’aventure trop loin un peu rapidement cependant.

Histoire et personnages
Voici l’histoire : un adolescent provenant de la ville aménage à Inaba chez son oncle Ryotaro et sa fille Nanako car ses parents sont partis travailler outre-mer. Bien qu’il n’ait pas de nom dans le jeu, le protagoniste s’appelle Yu selon la série animée du même nom. Yu, étudiant de deuxième secondaire, développe rapidement une amitié avec le clown de la classe, Yosuke, la timide Yukiko et la colorée Chie. Des meurtres étranges surviennent à Inaba presque en même temps qu’à l’arrivée du protagoniste. Suivant le kidnapping des victimes, elles apparaissent mystérieusement à une chaîne de télé particulière (midnight channel) à minuit lorsqu’il pleut. Peu après, elles sont assassinées. Yu et les autres réalisent que cette chaîne étrange est reliée directement aux meurtres. Comment? Ah, ça sera à vous de le découvrir. Sous cette prémisse de film noir mélangé au fantastique, vous apprendrez que tout le monde est soupçonné, même Yu. Ne manque que le colonel Moutarde et nous sommes en plein milieu d’une partie de Clue! Puisque vous devrez être la personne qui accusera le (la) suspect(e), prenez garde de ne pas vous tromper. En effet, vos décisions affecteront directement la fin du jeu.
Jouabilité
C’est bien beau l’histoire, mais qu’en est-il de la jouabilité me demandez-vous? Eh bien, amateurs de JRPGs, vous ne serez pas déçus. Les combats sont typiques dans leur déroulement: chaque personnage, allié ou ennemi, est doté d’une statistique de vitesse. Celle-ci permet au plus rapide de bouger en premier. Les attaques se suivent en ordre décroissant jusqu’à ce que le manège redémarre. C’est donc des combats à tour de rôle. Dans les faits, Persona 4 est plutôt standard. Les personnages ont des points de vie (Hit Points) et des points d’habileté (Skill Points). La magie nécessite du SP et quelques attaques utilisent plutôt de l’HP. Tout le tralala JRPG habituel fait son apparition : armes et armures pouvant être achetées ou créées, multiples personnages colorés avec qui interagir et innombrables quêtes secondaires. Là où Persona 4 Golden se distingue des autres jeux du même genre, c’est dans les relations entre les personnages et Yu. Ces relations, appelées liens sociaux (social links), doivent monter de niveau afin de permettre aux alliés d’acquérir des nouvelles habiletés de plus en plus puissantes. Comment faire? En passant du temps avec vos amis!Outre les liens sociaux, Yu devra prendre part à des activités pour augmenter ses statistiques (savoir, assiduité, courage, expression et compréhension). Lorsque vous gagnez une bataille, un jeu de cartes apparaît. Chaque carte offre des bonus ou des détriments. Puisque le nombre de cartes disponibles surpasse généralement le nombre  que vous avez le droit de prendre, il faut être sélectif. Vous pouvez augmenter vos statistiques, vos points d’expérience (experience points, XP) ou votre argent (yens). Si la chance n’est pas de votre côté, vous risquez de perdre votre XP ou vos yens. De plus, des cartes contenant l’essence de monstres font aussi partie du lot. Les statistiques de Yu dépendent partiellement de l’essence équipée en plus de son niveau personnel. Vous allez évidemment choisir la carte qui augmentera le plus de statistiques. Puisque le jeu doit être complété dans un délai d’une année (virtuelle, évidemment), le joueur devra choisir ses priorités. Aller travailler, étudier, s’entraîner dans les donjons ou sortir au ciné? À vous de décider. Bonne chance!
Graphiques, musique et voix
Les graphiques ont été améliorés si on les compare avec ceux de la version originale à la PS2. Les scènes sont moins floues, les arrière-plans plus détaillés. Le jeu n’est pas au même niveau qu’Assassin’s Creed : Liberation ou Uncharted : Golden Abyss, mais est néanmoins très agréable à regarder. Le style graphique correspond parfaitement à l’univers d’animation japonaise. Les couleurs sont frappantes, les animations fluides. Vous vous réjouirez particulièrement des scènes vidéos animées (full motion videos, FMV) magnifiques. Elles ne sont pas très fréquentes, donc profitez-en quand elles passent! Les ennemis ne ressemblent pas à ceux de la majorité des RPG. Que non! Ils ont un style particulier propre à la série Persona. Puisqu’ils sont originaires de l’esprit de chaque victime potentielle, c’est sans surprise que les ennemis sont tordus, particulièrement les plus importants (les boss). Ceux-ci sont la représentation du réprimé des victimes. Et que dire de la musique! Chaque thème est caractéristique du donjon qui lui est attitré. Il faut que je spécifie que donjon n’est peut-être pas le terme le plus approprié. En effet, Persona 4 ne tombe pas dans le piège de créer des lieux typiques. Au revoir environnements de feu, de glace et d’eau; bienvenue laboratoires, châteaux pixélisés et vestiaires! Les genres de musiques varient donc énormément : soft rock, j-pop et techno se côtoient sans gêne. Rarement vous aurez envie de faire jouer votre propre trame sonore. Je ne peux pas passer sous le silence l’excellent travail des équipes de localisation et de traduction. Les dialogues sont franchement hilarants par moments. Les acteurs qui procurent les voix font donc un travail colossal pour procurer les émotions appropriées et nécessaires à leurs personnages.
Conclusion
En somme, Persona 4 Golden est ce qu’on appelle dans le jargon un system seller. C’est-à-dire qu’il vaut la peine de se procurer une Vita simplement pour pouvoir y jouer. Il fait maintenant partie de mes préférés. Si je devais décrire le jeu en une seule phrase : un RPG moderne, drôle, unique en son genre. Vous n’êtes pas d’accord? Vous avez le droit, mais gare à celui ou celle qui tentera d’en débattre avec moi. Je l’affronterai à un duel de Mario Party! Comme le dirait le regretté Roger Ebert : « Thumbs up ».http://www.youtube.com/watch?v=lnwXbSYcywg

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