Critique cinéma : Lucy

(Par Jérémie Bernard)

Lucy, c’est ce constat très prisé que l’être humain n’utilise qu’une petite fraction de son cerveau. J’utilise moi-même une partie de ce constat pour mettre en place No man’s land, un univers de science-fiction postapocalyptique. La prémisse du film m’a donc tout de suite intéressé. Voyons voir comment Luc Besson a su mettre en scène un tel synopsis et de quelle manière Scarlett Johansson remplit bien son rôle « surhumain ».

Lucy est une jeune femme ordinaire, en vacances au bout du monde pour faire la fête et s’envoyer en l’air. Rapidement, tout tourne au vinaigre lorsque son prétendu petit copain la piège et l’oblige à délivrer une étrange valise à un homme d’affaires asiatique. En quelques instants, c’est le chaos. Lucy prend son rythme très rapidement et le garde jusqu’à la fin, ce qui est un couteau à double tranchant : on ne s’ennuie pas une seconde durant le film, mais ce dernier donne l’impression d’être un peu trop court pour ce qu’il tente de raconter.

Lucy se voit obligée de transporter à l’intérieur d’elle un sac contenant une nouvelle drogue destinée à être vendue dans son pays natal. La jeune femme se rend vite compte qu’elle n’est pas seule dans sa situation. Cette drogue est une version synthétique du CPH-4, un élément qui permet, à l’état naturel, aux os d’un bébé de se former d’un seul coup. Inutile de vous dire que lorsque le sac s’ouvre dans le ventre de Lucy, les résultats sont incroyables, et instantanés.

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Le film vient donc confirmer les théories d’un professeur joué par Morgan Freeman, et mettre en scène une Lucy de plus en plus puissante, puisque la substance qu’elle a absorbée lui permet d’accéder à une toujours plus grande capacité cérébrale. Plusieurs disent qu’il est faux que l’être humain n’utilise qu’une infime partie de sa cervelle, mais il est intéressant de voir comment le film montre une version totale et assumée d’un humain qui déploierait la totalité de son potentiel cérébral.

Le film commence par se prendre pour un intéressant « thriller » alliant drogue, cartel et substances « science-fictionnesques », mais évolue rapidement pour devenir un grand film d’action à effets spéciaux. Luc Besson a su encore une fois se rapprocher de l’esthétisme américain. Scarlett Johansson est crédible dans son rôle qui doit être toujours plus surprenant, plus puissant, moins humain. Encore une fois, le film se termine trop vite pour un spectateur qui réfléchit sur l’univers et l’implication de la découverte de cette substance.

Ce film est à voir pour les questions qu’il pose, et non nécessairement pour sa manière de les traiter lui-même. Pour ceux qui aiment voir Morgan Freeman comme un autre professeur à la sagesse infinie et qui sont toujours contents de retrouver Scarlett Johansson, allez jetez un coup d’œil à ce film qui ne fait pas du tout faux bond si on l’analyse sous l’angle du divertissement.

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