Cette année, à Osheaga : London Grammar

(Par Marie-Pier Boursier-Soucy)

Introduction : Osheaga offre encore cette année une belle brochette d’artistes et dans le but de vous donner un avant-goût, une série d’articles présentant certains d’entre eux vous sera suggérée avant le grandiose événement! On vous présente ici London Grammar.
london

Étant abonnée à la chaîne BBC Radio 1, j’ai vu au début de l’année une vidéo avec ce groupe qui m’était alors inconnu. Alors que la chanson Wrecking Ball de Miley Cyrus tournait sur toutes les ondes et que le vidéoclip faisait beaucoup jaser (pour ne nommer que la merveilleuse parodie d’Antoine Bertrand!), je suis tombée sur un cover de cette dernière par London Grammar. Leur performance et la voix particulière de la chanteuse m’ont immédiatement accrochée. Je vous présente donc mes trouvailles ultérieures qui sont loin de m’avoir déplu!

Groupe britannique constitué de Hannah Reid (voix), Dot Major (clavier, percussions, djembé) et Dan Rothman (guitariste), ils ont sorti leur premier album If you wait le 9 septembre dernier. Bien accueilli par la communauté musicale et le public, ils connurent une montée encore plus fulgurante lorsque Mika décida de choisir une de leurs chansons lors d’un duel à l’émission The Voice en France.

Le groupe est alors devenu un véritable port d’intérêt sur Youtube en comptant plus de 10 millions de vues pour Wasting my young years et plus de 9 millions pour Strong. Ils ont aussi collaboré avec le groupe Disclosure lors de la chanson Help me lose my mind.

If you wait
Grâce aux nombreuses heures passées en studio, le jeune groupe a trouvé les influences de leur style propre pour leur premier album soit l’électronique, la pop et le trip hop. Ils ont alors délaissé leur côté plus acoustique pour un genre plus sombre, aérien et dramatique. Une certaine mélancolie s’imprègne en nous lors de son écoute.

Premièrement, la voix de la chanteuse y est pour beaucoup. On ressent la fragilité et la naïveté, mais en même temps une grande force, un fort. Sa voix chaude, pure et mature, et sa façon unique de chanter nous réconfortent. Elle pourrait être comparée à Florence Welch (Florence and The machine) et Lana Del Rey, mais en même temps, son unicité ne peut lui permettre de ressembler à quiconque. Bien que pour ma part, j’adore l’étendue de sa voix, certains m’ont rapporté ne pas l’apprécier en raison des nombreuses transitions entre les graves et les notes plus aigües. La musique demeurera toujours une histoire de goût et de réceptivité de la manière dont on veut nous transmettre un message, une émotion.

Pour ce faire, Hannah Reid écrit les chansons du groupe en s’inspirant de sa propre vie, ce qui explique la solidité de l’émotion transmise dans chacun des morceaux. Elle y parle entre autre d’amour, d’amitié, de peur, de désir et de tourments. D’ailleurs, Strong est l’une de mes chansons favorites en raison du dilemme interne contradictoire que tout humain expérimente un jour entre sa force et sa vulnérabilité.

Ensuite, la musique est érigée par l’ensemble du groupe. D’ailleurs, cette dernière est souvent comparée au groupe The xx pour ceux qui connaissent. Certaines pièces sont davantage balades telles que Wasting my young years, Interlude et If you wait, tandis que d’autres sont un peu plus dynamiques telles que Metal & Dust et Flickers. Les breakdowns nous surprennent parfois comme dans Flickers où les percussions viennent à l’avant-plan et amènent évidemment une touche plus africaine, ce qui est fort intéressant. On en retrouve même une certaine touche dans les voix vers la fin de High Life.

Bref, leur souci explicite du détail et de la perfection leur ont valu un premier album de bonne qualité. On sent que la voix soutient la musique et que la musique soutient la voix, mettant chacune à son avantage. Une n’emporte pas sur l’autre, un simple équilibre, une symbiose. C’est simple, c’est doux; parfait pour une journée pluvieuse.

Les points faibles
Tel que mentionné précédemment, la voix de Hannah Reid peut déplaire à certains et les paroles de certaines chansons sont simples et répétitives. Les morceaux qui m’ont le moins accrochée sont Nightcall et Hey now.

Les points forts
Pour ma part, je considère que la voix est un des aspects qui fait de London Grammar une entité musicale en soi. De plus, l’utilisation de la guitare y est aussi pour beaucoup selon moi. Finalement, Sights, Strong, Maybe, Shyer et High life sont les pièces qui m’ont le plus touchée et fait voyager. On ne se tanne pas de les écouter et on ne ressent pas une trop grande homogénéité entre les pièces; seulement une appartenance et une certitude quant à leur propre style musical.

En terminant, ce que j’apprécie d’un groupe et qui évalue entre autre le talent de ce dernier, c’est lorsque les chansons qui ne font pas partie de leurs « hits » sont autant, sinon meilleures que ceux-ci. C’est exactement ce que London Grammar m’ont démontré. C’est pourquoi je leur offrirais une note générale de 7.8/10 (étant incapable de pencher entre le 7.5 et le 8).

Je vous laisse sur la douce Sights

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