Cette année, à Osheaga : HAIM

(Par Marie-Pier Boursier-Soucy)

Introduction : Osheaga offre encore cette année une belle brochette d’artistes et dans le but de vous donner un avant-goût, une série d’articles présentant certains d’entre eux vous sera suggérée avant le grandiose événement! On vous présente ici HAIM.

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Alors que je parcourais les vidéos qui m’étaient suggérées sur Youtube (tout pour ne pas étudier), je suis tombée sur If I could change your mind de HAIM. Ce n’est certes pas leurs pas de danse qui ont retenu mon attention, mais plutôt la voix principale, le beat et leur style (autant musical, environnemental qu’au niveau de la mode) qui me faisaient retourner en arrière. Aussi, leur ressemblance à tous les niveaux était assez flagrante.

Le tout s’est éclairé lorsque j’ai su qu’il s’agissait de trois sœurs! Filles de musiciens âgées dans la vingtaine, elles ont décidé de créer leur propre groupe. Généralement, Este Haim est à la basse (et est reconnue pour faire des expressions faciales originales), Danielle Haim au chant et à la guitare, et Alana Haim aux clavier, synthétiseurs et percussions. Toutefois, elles sont souvent amenées à changer de rôle puisqu’elles sont toutes multi-instrumentistes et se partagent plusieurs moments chantés. D’ailleurs, ces moments contribuent à la spécificité du groupe compte tenu de l’harmonie des voix pourtant distinctes. Elles sont aussi normalement accompagnées de Dash Hutton à la batterie.

Après avoir fait les premières parties d’entre autre Mumford & Sons, Florence & The Machine et Phoenix et avoir sorti leur premier album Days are gone le 27 septembre dernier, elles partent maintenant en tournée et s’arrêteront évidemment à Montréal.

 

Days are gone
Selon les pièces, on vit un mélange de pop-rock, folk, pop mélodique et des années 80 ainsi que de R&B, sans compter que leur style personnel et dans leur vidéoclip sont fortement influencés par les années peace and love. Il m’est sincèrement difficile de mettre des mots sur leur style musical puisqu’il est très éclectique. Par exemple, vous pouvez aller écouter My song 5 qui est davantage inspirée du hip hop/R&B et détonne des autres.

On compare souvent HAIM à Fleetwood Mac et je dois avouer que Little lies du groupe des années 70-80 me les rappelle étrangement. J’ai beau chialer contre ma mère qui écoute constamment le 105.7 Rythme FM, je dois avouer que ça me fait du bien parfois d’écouter les produits musicaux de ces années pour le sentiment nostalgique et estivale qu’ils créent. C’est ce qu’on retrouve un peu avec HAIM. Ce sont des chansons vivantes, sensuelles et catchy.

D’ailleurs l’humour utilisé dans le vidéoclip de The wire, malgré le caractère réfléchi du message transmis quant aux problèmes d’engagement, témoigne de leur dynamique. Il faut avouer que ce n’est pas surprenant compte tenu de leur énergie rafraîchissante. Elles sont pétillantes, simples et entièrement assumées.

Avez-vous peut-être eu la chance d’écouter dernièrement sur les ondes radiophoniques la pièce Forever? Si oui, qui n’a pu succomber au désir ardant de chanter à tue-tête « Hey you! Hey you! Can’t you make this thing? I know, I know, I know you ain’t the one to play the game. […] ». Cependant, avouons- le, ce n’est pas toujours aisé de suivre la vitesse et le rythme de diction de la chanteuse (ni de s’empêcher de bouger)! Elles captent notre attention dès le début et savent réinventer et multiplier les rythmes tout au long de la chanson pour la soutenir (que ce soit par les voies, les claps, les percussions ou les riffs de guitare).

Elles savent toutefois se faire aussi réconfortantes comme dans If I could change your mind. Toute en douceur, elles viennent nous parler de la pensée souvent illusoire de pouvoir réparer ses erreurs et décisions du passé. Davantage sur un même fil conducteur tout au long des 3min.50, elle n’en reste pas moins en tête. Je pourrais aussi parler de Go Slow (dont la version acoustique est autant sinon meilleure que l’originale) où le synthétiseur instille dès le début de la chanson une ambiance apaisante. Je me serais peut-être passé des passages constitués par la répétition progressive du mot « heat » pour perpétuer l’émotion du départ, mais bon. Il est cependant fort agréable de pouvoir y entendre davantage les voix de Este et Alana qui emmènent une nouvelle tonalité à la pièce, tout en conservant leur phrasé musical caractéristique.

Bref, elles ont définitivement su concevoir des pièces qui se lient à notre mémoire et à notre taux de sérotonine, hormone du bonheur. Nul doute que HAIM sera un groupe de moins en moins méconnu.

 

Les points faibles
Je pense que la distribution de l’ordre des chansons aurait bénéficié d’être plus équilibrée; les chansons énergisantes se trouvent pratiquement toutes au début de l’album, sans ôter de crédit à certaines balades tel que Running if you call my name. Aussi, j’ai de la difficulté à comprendre la présence de My song 5; on dirait un mélange d’idées décousues mises ensemble. Elle offre trop de stimuli différents selon moi et est rapidement (volontairement) oubliée. Let me go et Honey & I sont aussi des pièces qui m’ont laissé davantage indifférente.

Les points forts
La façon de chanter souvent saccadée des trois sœurs bonifie la musicalité des pièces. Aussi, l’utilisation de la guitare amène un côté rock très intéressant au produit final. Parmi les pièces qui m’ont le plus accrochée, je noterais Falling, If I could change your mind, Forever et Don’t save me. Pour cet album de 11 pièces, j’accorderais une note globale de 7.5.

Un groupe qui est définitivement à surveiller et parfait pour un festival d’été extérieur! Je vous laisse sur Falling

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