Critique cinéma : The Amazing Spider-Man 2

(Par Francis Méthot)

Qu’ont en commun l’électricité, la génétique, une graduation et Oscorp? Tout simplement : The Amazing Spider-Man 2. Eh oui, nous commençons l’été avec ce gros blockbuster de Sony Pictures qui poursuit les tumultueuses aventures de Peter Parker et Spider-Man. Quelque temps après la fin de Amazing Spider-Man, Peter et Gwen terminent leur école secondaire et se lancent sur le marché des adultes. Peter est toujours Spider-Man et est toujours en couple avec la protagoniste principale. Cette union ne durera pas longtemps, puisqu’elle ne peut plus supporter de le voir en Spider-Man. Énorme crise existentielle dans la vie de Peter Parker. Pendant ce temps, à Oscorp, Norman Osborn, fondateur, physicien, actionnaire et propriétaire se meurt. Il ramène à lui son fils Harry pour lui léguer sa compagnie, lequel se retrouve rempli de haine face à son père. Toute sa jeunesse Norman l’a ignoré et envoyé dans un centre scolaire lointain, perdant tous ses amis, MAIS tout cela dans le but de pouvoir se concentrer à lui assurer un futur.

Pourquoi? La maladie dégénératrice des Osborn est génétique et Harry va mourir. Donc, pour protéger l’avenir de son garçon, il s’en est séparé, mais il va mourir avant d’avoir complété la formule pour le sauver. Au même moment, suivant le scandale du premier film, la compagnie Oscorp tente de trouver une façon de se repentir et d’“ignorer” ce qui s’est produit. Pour y arriver, elle va créer un réseau électrique écologique indépendant pour alimenter la grande ville de New York et ce, grâce au génie d’un homme immensément introverti, Maxwell Dillon. Dillon sera sauvé au début du film par le héro et il devient obsédé par ce dernier.

Voilà le portrait initial du film. Nous arrivons maintenant au milieu du film et toujours pas de méchant présenté outre la séparation entre Gwen et Peter. Tout va changer. Après avoir reçu de son père un objet électronique, Harry Osborn va découvrir plusieurs secrets concernant des projets qui pourrait l’aider à guérir son mal. Malheureusement, le méchant conseiller de son père le démet de ses fonctions et il se retrouve à la rue, mais pas avant de découvrir que le sang de Spider-Man pourrait le guérir. Tout comme par hasard, il se trouve que Peter Parker, son ami d’enfance tant aimé, prend des photos de Spider-Man pour le Daily Bugle et donc il doit forcément connaître Spider-Man. Il se sent alors délaissé par son ami (qu’il n’a pas vu en sept ou huit ans) et le renie. Au même moment, Max Dillon va être victime d’un accident de travail. En tombant dans une bassine chargée d’anguilles électriques qui vont l’attaquer, il se retrouvera chargé d’une énergie électrique monstrueuse, deviendra le vilain du film (enfin), mais pas immédiatement. Il vivra une crise existentielle qui se terminera par Spider-Man et lui en train de se battre devant une foule en plein centre-ville. Comme tout bon combat de l’Araignée, ils vont d’abord tenter de parlementer et, surprise, Peter se rappelle l’avoir sauvé au tout début. Dillon, satisfait, baisse les armes, mais un policier tire accidentellement sur lui et il va redevenir enragé. Eh oui, Electro a des problèmes d’excès de colère (pour des raisons) et finalement Spider-Man l’arrête. Curieusement, Harry Osborn va apprendre grâce à sa secrétaire (Felicia Hardy) qu’une portion du venin des araignées radioactives a été conservée quelque part à Oscorp. Pour lui, c’est la solution face au refus de Spider-Man. Alors, puisque Electro est enfermé quelque part, il va le libérer et grâce à la haine qu’ils portent tous les deux contre Spider-Man, vont s’unir afin de retrouver le matériel pour guérir Harry.

Pendant qu’Electro et Spider-Man vont se livrer un combat de dubstep, Harry va s’injecter le venin, mais comme nous avons précédemment vu, seul l’ADN de Richard Parker (papa de Peter) et de ses descendants peuvent interagir correctement avec le produit. Harry va devenir un méchant psychopathe, frustré de son échec et devenir le Green Goblin juste à temps pour continuer le combat avec Spider-Man (puisque notre héro a vaincu Electro par le pouvoir de la science!). Durant ce combat, Gwen se fait enlever par le Green Goblin et Peter les poursuit dans une grande horloge mécanique (style Big Ben). Puisque nous arrivons à la fin du film avec cette bataille endiablée et pleine de rebondissements, je vais couper mon résumé maintenant et vous laisser sur votre faim pour la trépidante conclusion de The Amazing Spider-Man 2.

Comme vous l’avez remarqué, le résumé que j’ai fait du film est un peu décousu, mais c’est tout à fait voulu. En effet, l’histoire du film est très bien reflétée ici puisque lui-même à de la difficulté à rester structuré et cohérent. Plusieurs questions restent sans réponses (pensons par exemple à l’histoire d’amitié jamais perdue entre deux personnages qui ne se sont pas vue en presque dix par exemple), mais toutes ces questions peuvent avoir des réponses si vous faites des recherches ou bien que vous connaissez l’univers de Spider-Man.

Commençons par retourner aux origines de l’araignée au grand écran. J’imagine que beaucoup d’entre vous allez dire : “AH! La trilogie de Sam Raimi a déjà eu assez de couverture.”, mais je vous parle de celle de 1977 (qui donna suite au célèbre dessin-animé). En effet, Toby Maguire n’est pas la première incarnation de Spider-Man, mais bien Nicholas Hammond. L’importance de ce film est primordial pour bien comprendre les origines de la série de Marc Webb et du choix des villains. Comme je l’ai mentionné plus haut, le dessin animé contient la clef à toutes nos questions. L’univers de Spider-Man contient d’innombrables méchants, mais pourquoi choisir Electro, Green Goblin et le Rhino? Simplement, The Sinister Six. Le premier volet avec Lizard introduit un personnage mystérieux à la fin du générique que nous revoyons durant le deuxième épisode, mais qui est-il? Gustav Fiers, aussi connu comme étant The Gentleman. Fiers est un personnage qui apparaît dans une trilogie romanesque basée sur l’univers de Spider-Man et il forme le groupe connue sous le nom The Sinister Six. L’équipe original est constituée de Doctor Octopus, Vulture, Electro, Kraven the Hunter, Mysterio et Sandman. Plusieurs variantes de cette équipe de méchants existent, mais beaucoup trop exhaustives pour être totalement énumérées. Pour l’instant, nous ne connaissons l’identité que de trois membres (suite au générique), Doctor Octopus, Vulture et Rhino. De plus, nous avons vu en entrevue que le réalisateur de Godzilla Drew Goddard sera à la barre de deux films dérivés dans l’univers de Spider-Man. Le premier long métrage mettra l’accent sur lesdits Sinister Six alors que le deuxième ramènera un personnage qui, dans le passé, a été tourné au ridicule, Venom. En ce qui concerne le futur de la franchise Amazing Spider-Man, Marc Webb réalisera le troisième film, mais pas le quatrième.

Sinon, avec la réalisation de Webb, nous voyons aussi quelques ressemblances avec le chef-d’oeuvre de Joel Schumacher, Batman Forever (1995). Le personnage de Jamie Foxx, Max Dillon, ressemble étrangement au personnage de Jim Carrey, Edward Nigma. Si nous regardons le profil psychologique entre les deux, nous voyons que : ils fantasment sur le héro, ils sont colériques, ils vivent l’intimidation de leur collègues et ils deviennent un des ennemis… coïncidence? Je ne crois pas. Vous voyez maintenant mon appréciation du film, surtout si je le compare avec un Batman de Schumacher…

Aussi, fidèle à la mode hollywoodienne, le film se clos avec une merveilleuse scène cachée qui ne vous montrera rien du tout de l’univers de Spider-Man, mais plutôt une scène complète du nouveau film des X-Men… Ce qui est dommage dans cette situation, c’est que Marc Webb a tourné une scène cachée pour le film, mais elle a été coupée au montage… Plusieurs sites internet ont débattu et expliqué sur ce point et, si vous le désirez, je vais mettre un lien pour voir à la suite de cette article. Il y a du bon autant à cela, j’explique. Le fait qu’une compagnie ouvre ses portes à une autre compagnie (Sony Pictures et 20th Century Fox) en montrant des scènes d’une autre franchise, les fans les plus aguerris de bandes dessinées vont peut-être voir une coproduction avec Paramount et nous auront droit à Spider-Man dans Avengers 3, qui sait?

Pour voir l’article (en anglais) : http://www.firstshowing.net/2014/what-scene-was-deleted-in-the-credits-of-amazing-spider-man-2/

Votre opinion?

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s