Critique : Kurios (Spectacle)

(Par Jérémie Bernard)

J’ai eu la chance d’assister au tout dernier spectacle du Cirque du Soleil. Pour ceux qui n’en ont pas entendu parler, celui-ci s’intitule Kurios : Le cabinet des curiosités. En plein cœur du Vieux Port de Montréal, j’ai été transporté dans un cirque du XIXe siècle tout en vapeur, en inventions et en imagination. Pour ma première fois en territoire du Cirque du Soleil, j’ai été absolument ébloui par la qualité même du spectacle, la performance des artistes et la magie qui semble émaner d’une telle production. Voici pourquoi le Cirque du Soleil mérite encore une longue et heureuse vie.

Kurios, c’est l’histoire d’un inventeur qui parvient à l’aide d’une machine obscure à transcender l’espace-temps, puis se retrouve dans un univers étrange où tout peut arriver, où mécanique et organique ne font qu’un, où la curiosité et la créativité sont les seuls mots d’ordre. À partir de là, vous devinerez que les créateurs du spectacle s’en sont donné à cœur joie pour transporter les spectateurs dans une série de tableaux loufoques, grandioses et inventifs à souhait.

Au cours de cette soirée scindée en deux par un entracte de 25 minutes (juste assez de temps pour succomber à un des nombreux produits dérivés offerts dans le chapiteau secondaire), j’ai pu assister à un merveilleux jeu sur les sens, les perceptions, les lois de la physique et les apparences. Chaque tableau présenté était spectaculaire, avec sa musique enivrante et ses costumes à faire pâlir de honte n’importe quel autre cirque mondial.

La musique est qualifiée par le Cirque du Soleil d’electro-swing, un peu à la Diablo Swing Orchestra, avec sa rapidité et sa joie de vivre non moins empreinte d’un certain mystère. C’est toujours impressionnant, même si caractéristique dukurios-home Cirque du Soleil, d’avoir une chanteuse en pleine performance pendant le numéro des artistes.

Sans entrer dans les détails d’un spectacle que je vous souhaite d’aller voir, disons qu’il y a vraiment de tout dans Kurios, d’un numéro de mime avec des mains comme petits personnages jusqu’à une symétrie entre un dîner de clowns au plancher et un autre au plafond, la tête en bas. Cela est sans oublier toutes les prouesses aériennes, contorsionnistes et jongleurs de ce monde. Il me fut absolument impossible de ne pas tomber sous le charme de cet univers steampunk du XIXe siècle aussi disjoncté qu’inspirant.

Le cirque a su tous nous transporter dans un espace-temps bien à lui, à mi-chemin entre plusieurs époques et dans un style non sans me rappeler  le jeu vidéo Bioshock. Pendant les numéros, je me sentais investi de l’histoire qui m’était racontée et je n’ai pu m’empêcher d’avoir mes personnages préférés, de souhaiter voir le dénouement du récit, et de sourire alors que je comprenais parfaitement ce qui m’était raconté de manière totalement muette. Mais tout cela, ce n’est dans le fond que ce que le Cirque du Soleil parvient à réaliser, jour après jour.

Encore une fois, notre cirque bien de chez nous a frappé fort, haut et juste.

Titre : Kurios, le cabinet des curiosités
Artiste : Le Cirque du Soleil
Lieu : Chapiteau du Vieux-Port de Montréal
Date : 29/05/2014
Genre : Cirque

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