Critique : Outlast (jeu vidéo)

(Par Jean-Christophe Dagenais)

Depuis le 4 septembre sur PC et le 5 février sur Playstation 4, la toute nouvelle compagnie montréalaise, Red Barrels, a donnée naissance à l’héritier du diable, le terrifiant Outlast. Sursauts et insomnie sont au rendez-vous, j’en ai encore du mal à dormir!

Récit

C’est la curiosité du journaliste Miles Upshur qui le mènera dans les entrailles d’un sombre asile psychiatrique de Mount Massive, suite à la réception d’un courriel anonyme parlant d’expériences malsaines testées sur des patients.  Rendu sur place, notre courageux gaillard fera la découverte de multiples dépouilles violemment assassinées, ce qui sera malheureusement le moindre de ses soucis. Son but premier sera de fuir cet endroit lugubre sans néanmoins prendre quelques notes de son séjour. Plus il tentera de fuir, plus il s’enfoncera dans les ténèbres de son cauchemar. Une histoire bien simple qui garde en poche des rebondissements cachottiers et surtout sadiques.

Jouabilité

Caméra vidéo à la main et quelques batteries de rechange en poche, notre ami l’aventurier se contentera de se
cacher sous un lit ou dans un placard pour fuir ceux qui le prendront comme proie. Les adeptes de la série Activité Paranormale seront choyés, tandis que la majorité du jeu se déroule en vision nocturne. Ceux qui ont peur de l’obscurité devront malheureusement s’abstenir. Ce qui amène à souligner que l’expéoutlast-review-rience est particulière, tandis que notre seule arme dans le jeu est, à proprement dit, notre volonté et à moins proprement dit, nos couilles. Je me suis surpris à sursauter à plusieurs reprises et même à fermer le jeu parce que j’en avais assez de jouer. Je souligne que mon désir de cesser de jouer n’est aucunement négatif, mais proviens plutôt du fait que je n’en pouvais plus de déglutir sans arrêt et d’avoir les mains moites. Donc, il se doit de dire que le jeu nous en fait vivre de toutes les couleurs, malgré sa préférence pour le rouge. Contrairement à bien d’autres jeux d’horreur de sa génération, Outlast est une expérience en soi, mis à part quelques scènes redondantes. Cette visite aux enfers se termine en un bon 10 heures en mode normal (en prenant le temps d’explorer un peu) et sûrement un peu plus en mode hardcore, sans compter la recherche de documents cachés.

Graphismes et sons

Dans mon cas, l’univers offert par nos amis de Red Barrels est non seulement réussi sur Windows mais, l’est encore plus sur mon téléviseur 50 pouces et ma Playstation 4. Le mixte parfait entre des textures de qualité, des éclairages incroyables (pour le peu qu’il y a) et du sang pour les fins et les fous permet d’y croire, même peut-être un peu trop. La respiration angoissée de Miles lorsque la pression monte ou la chorale de violon lorsqu’on est poursuivi par des détraqués fait frissonner. L’un ne va pas sans l’autre. Outlast nous donne l’impression que cet asile est interminable, un vrai labyrinthe. L’expérience est aussi effrayante sans notre caméra qu’avec la vision de nuit. Dans les deux cas, le jeu nous donne le goût de nous blottir dans les bras de notre maman afin d’être réconforté du fait qu’il ne s’agissait qu’un mauvais rêve.

Conclusion

Red Barrels a réussi où d’autres ont échoué, autant dans le monde du jeu vidéo que cinématographiquement parlant. Disponible sur le net pour si peu que 19.99$, un jeu de qualité de la sorte mériterait d’être payé plein prix. Je dois avouer être resté sur ma faim, c’est pourquoi je vous reviens sous peu avec mon impression de son DLC récemment sorti, Whistle Blower. Maman sera à mes côtés cette fois.

Titre : Outlast
Année : 2013
Développeur : Red Barrels
Éditeur : Red Barrels
Plateformes : PS4, PC
Joueurs : 1
Genre : Survival Horror
Franchise : Outlast

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