Critique littéraire : Les êtres artificiels

(Par Stéphanie Bourgoin-Gaudet)

Lorsque j’ai lu la quatrième couverture du premier tome de la série Les âmes perdues, Les êtres artificiels, j’ai tout de suite été tentée de le lire même si l’auteure, Tiffany Truitt, m’était inconnue. Les premières pages du livre m’ont plu et je me suis dit qu’elles promettaient autant que le résumé. Toutefois, en refermant le livre, après en avoir lu la dernière page, mon avis est beaucoup plus mitigé.

J’ai trouvé l’idée à la base du roman plutôt originale: le pays est séparé en trois contrées, celle de l’Ouest qui livre une guerre depuis des décennies à l’Est et finalement celle du Centre où le peuple est appelé isolationniste, c’est-à-dire qu’ils n’ont pas voulu se mêler de la guerre. Le récit se déroule dans l’Ouest où les femmes ne peuvent plus procréer sans qu’elle et leur enfant meure et dont les hommes ont fini par se tanné de mourir au combat. Puisqu’ils ont besoin de nouveaux soldats qui n’ont pas d’états d’âme et que la population est vouée à l’extinction, car aucun enfant n’est né depuis plus de dix ans, le Conseil qui tient lieu de gouvernement a décidé de créer des élus, des hommes conçus artificiellement en laboratoire et qui sont entraînés dans le seul but de combattre. Il est aussi prévu qu’au décès du dernier être humain de l’Ouest, les élus prendront leur place et, selon le conseil, ils l’auront mérité, car ce sont eux qui se seront battus contre l’Est. Puisque ce sont les femmes qui ont voué les humains à l’extinction, chaque fille aînée de chaque famille doit travailler trois ans dans le centre de formation des élus le plus proche de chez elle. L’histoire débute alors que Tess doit d’aller travailler à Templeton, un centre de formation tout près du complexe où elle vit, bien qu’elle ne soit pas l’aînée de sa famille. Elle est forcée d’y aller, car sa sœur aînée qui travaillait à Templeton est tombée enceinte et est morte à la naissance de l’enfant. Puisque les trois années de travail obligatoire n’ont pas été complétées, Tess doit travailler les quelques mois restants.

Malheureusement, dans la suite du roman, j’ai trouvé que plusieurs éléments étaient clichés ou bien ressemblaient grandement à ceux d’autres livres. Tout d’abord, les premiers chapitres laissent déjà présager un cliché : Tess tombera en amour avec un élu, ce qui est contraire à tout ce en quoi elle croit, surtout qu’elle se refuse à avoir des sentiments et qu’elle pense que l’amour est mortel. Ensuite, toute l’histoire d’amour que vivra Tess avec l’élu, James, est très clichée. Par exemple, ils doivent cacher leur relation et ce qu’ils ressentent l’un pour l’autre. Un autre cliché serait que les élus sont beaux comme des dieux grecs. Puis, le Conseil m’a rappelé étrangement le rôle du Capitole dans Hunger Games. Comme je l’ai dit un peu plus haut, la population vit dans des complexes, un autre élément qui m’a rappelé les districts de Hunger Games. Comme beaucoup d’autres livres dystopiques, l’histoire se déroule dans le futur, dans une société plus évoluée technologiquement et avec un gouvernement contrôlant. Toutefois, j’ai trouvé dommage que le gouvernement soit expliqué d’une manière plutôt monotone et que ce n’était toujours que les mêmes éléments qui étaient expliqués à son propos. Ainsi, jusqu’à la fin du livre, on n’apprend rien de plus que ce qui est écrit dans les premières pages.

Le dernier chapitre est par contre si enlevant et prometteur que je me suis laissée prendre et que j’ai hâte de lire la suite de l’histoire dans le second tome de la série, Les naturels. J’espère que cette suite sera moins clichée et qu’on en apprendra un peu plus sur le gouvernement totalitaire.

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One thought on “Critique littéraire : Les êtres artificiels”

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