La ville est hockey!

(Par Sophie Vaillancourt)

Depuis que j’ai environ 10-11 ans, j’adore le hockey. Ce n’est pas commun, pour une fille, mais je ne suis pas non plus une fille : je ne me maquille pas, je ne me coiffe que très peu, je ne porte pas de robes, j’aime les sports… Bref! Je suis assez marginale en ce qui concerne me démarquer du stéréotype féminin.

Tout ça pour dire qu’hier soir, je travaillais. OUI. Je travaillais lors du septième match de la série Canadien-Boston. Blasphème! Heureusement, mes deux collègues de la librairie sont aussi passionnés que moi alors nous nous sommes monté un setup pour ne rien manquer. De toute façon, on savait pertinemment que personne n’allait venir magasiner ce soir-là, SURTOUT dans une librairie : tout le monde était devant sa télé en train d’écoute la game.

Alors on s’est gâté : à sept heures, on a mis la radio au 98,5 FM pour entendre le match décrit par nul autre que Martin McGuire, voix que j’entends depuis mes tout premiers moments de hockey. Puis on a mis un portable sur le comptoir et on a streamé la game. Ne vous inquiétez pas, on a travaillé quand même. Mais les livres ne nous en ont pas voulu le moindre du monde. Ce qui était bien, c’est que le stream avait un certain délai, donc quand on entendait le but à la radio, on pouvait se précipiter devant l’écran et ne rien manquer. Quand même pas si pire!

Les quelques minutes entre la porte du magasin et celle de ma voiture ont été les pires de ma vie : il aurait bien pu se compter un but! Mais bon, une fois assise dans l’auto avec ma collègue, la radio diffusant les dernières minutes de la troisième période, mon cœur a commencé à battre beaucoup plus fort. Et non! Ce n’était pas à cause du cappuccino glacé que j’avais siroté dans la soirée! 10314657_10152116772703097_2842306809340345411_nDites-vous que la dernière fois où le Canadien s’est rendu en finale de conférence, c’était en 2010 contre Philadelphie. Mais avant ça, ça faisait combien de temps qu’on ne s’était pas rendu aussi loin? Un sacré bout, probablement à la dernière coupe Stanley.

Sérieusement, j’ai commencé à regarder le hockey en 2001-2002, année où Saku Koivu a battu son cancer, et même à ce moment-là, l’équipe n’était pas terrible. Alors qu’on se rende aujourd’hui en finale de conférence (je sais, ça s’appelle une association, mais je suis de la vieille école, alors ça reste conférence), ça a, pour moi, du moins, un petit côté magique. Ce sont toujours les mêmes équipes qui se rendent aussi loin et on pogne toujours un mur avec Boston. Mais cette année semble la bonne : on a lavé Tampa Bay, on a mangé Boston (Avez-vous vu la pub de Tim Horton’s?). Apportez-nous l’équipe de la Grosse Pomme, on va les réduire en compote! (Okay, ça suffit les jeux de mots horribles.)

Demain, je porterai avec fierté mon jersey de Price, même s’il est un peu chaud et que j’enseigne dans une école sans ventilation. Je suis prête à parier que la grande majorité des étudiants feront la même chose. Parce que le hockey est notre sport national, il fait partie de nous, de notre histoire : et ça, personne ne peut le nier. Même les gens qui n’écoutent d’ordinaire pas le hockey sont pris d’une certain fièvre lorsque les séries se pointent le nez. C’est à ce point fascinant et poignant.

J’ai vraiment hâte de voir ce que la série contre les Rangers va être. Si je ne me trompe pas, le CH a l’avantage de la glace, alors ça commence à Montréal, dès samedi après-midi. En tout cas, mon chum va devoir se trouver quelque chose à faire, samedi à 13h, parce que je vous assure que je serai assise devant la télévision!

 

Go Habs Go!

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