Des Bobbys VS des Français

(Par Panda)

Beaucoup d’entre vous me connaissent par mes critiques cinématographiques. Aujourd’hui, je me lance dans un environnement différent, la critique de société.

Cette semaine, j’ai eu un ras-le-bol. Une écœurantite. Pas dans ma vie personnelle, car c’est un phénomène (ah oui, j’appelle cela un phénomène) qui ne me touche pas personnellement dans ma vie de tous les jours, qui n’affecte pas mes activités quotidiennes, mais qui touche plutôt mes valeurs.

Avant de parler de mon sujet d’aujourd’hui, je vais me présenter davantage. Je suis une personne ouverte d’esprit. J’ai grandi dans un milieu diversifié, donc on m’a rapidement appris à peser le pour et le contre sur plusieurs thématiques. J’aime discuter. Je prône la justice et l’égalité. Je ne suis pas une féministe. J’ai voté Québec solidaire dans les dernières élections. J’aime les chats ET les chiens. Je suis pro-police.

Ça y est, je l’ai dit. Je suis pro-police. Je crois que nous devons respecter notre autorité. Vous voulez qu’elle soit là quand vous en avez besoin? Apprenez donc à l’apprécier et à la respecter. Les policiers font l’un des métiers les plus exigeants de notre société, selon mon humble opinion. Il existe une double vision de la police : celle où elle est toujours là pour nous protéger et celle où elle doit effectuer la job sale d’arrêter des individus (je vous offre des définitions très limitées, je n’aurai jamais assez de place ni de temps pour cela).

Je vais quand même vous décrire d’où nous provient notre police. Au 18e siècle, on a vu l’apparition de la police d’État en France. Elle servait les besoins du roi et assurait sa protection. Elle collectait de l’information et produisait du renseignement en rapport aux ennemis du roi, les attaques prévues, etc. On pourrait comparer ce type de police avec les SS d’Hitler, si l’on se permet d’exagérer. Au 19e siècle apparaît la police de Robert Peel en Angleterre, mieux connus sous les bobbys. Plus communautaire, ils servent à assurer la sécurité des citoyens. Ceci se rapproche plus des polices municipales du Québec, malgré les dires de certains. Certes, la Sûreté du Québec peut être jugée comme « police politique », mais elle sert, tout de même, les besoins de la société.

Revenons à mes moutons. Nous sommes une société critique. En fait, non. Je ne dirais même pas critique, je la classerais plutôt de «chialeuse». Nous, bons Québécois, chialons pour tout et rien. Nous chialons parce qu’il fait froid, parce qu’il fait chaud, parce qu’il y a du bruit, parce que c’est trop silencieux, parce qu’il n’y a pas assez de poivre dans notre soupe, parce que les Canadiens ont perdu hier, parce que nos policiers sont des méchants. Non, les policiers ne sont pas «méchants» dans la GRANDE majorité des cas. Ils œuvrent dans le but ultime de protéger le citoyen. Pour ce faire, par contre, le policier doit faire face à plusieurs défis, dont celui d’être constamment surveillé. Il sait pertinemment qu’il peut être filmé ou photographié par monsieur et madame tout le monde. Nous sommes tous des médias en herbe avec nos téléphones intelligents et nos tablettes électroniques. Nous pouvons facilement diffuser des images heureuses, gaies, comme nous pouvons diffuser des images pouvant nuire à la réputation d’un individu.

Où je veux en venir, c’est que nous partageons que trop souvent des images de policiers faisant l’«usage de la force». D’abord, savez-vous qu’est-ce que l’usage de la force? Savez-vous qu’il existe une échelle pour les policiers avant d’en venir à utiliser de la force sur un citoyen? Qu’il a des règles à suivre? Qu’avant d’utiliser la force, il doit tenter d’entrer en dialogue avec un individu? Qu’il ne sait jamais s’il est armé ou non?

Prenons comme exemple du fameux policier «je vais t’attacher à un poteau pendant une heure» lors des grands froids de l’hiver dernier. Cette vidéo fut un phénomène viral. Tout le monde s’indignait des propos du policier du SPVM. Par contre, savez-vous que l’intervention avant cette vidéo a duré pratiquement une heure? Que le policier a tenté de convaincre à multiples reprises ce pauvre itinérant de le porter dans un refuge au chaud? Qu’il s’assoit dans la voiture pour se réchauffer? Vous allez probablement me répondre non. Je parle de ce cas-ci, car il a beaucoup fait jaser. Cette semaine, j’ai vu la vidéo du policier de la SQ en train de «tabasser» un homme. Ben oui, ça arrive, il en a le droit. Savez-vous par contre qu’il s’agissait d’un homme agressif à la base? Ben non, ce n’était pas sur la bande vidéo.

C’est là où je critique notre société : nous ne prenons pas la peine de nous renseigner avant de critiquer. Que ce soit entre amis, que ce soit sur les réseaux sociaux, que ce soit dans une salle de classe. Prenez dont le temps de lire l’échelle d’utilisation de la force de la police, vous saurez pourquoi ils en viennent à l’utiliser. Prenez le temps de lire quels sont leurs pouvoirs. Ce n’est pas pour rien qu’ils ont une arme !! Prenez le temps de penser à vos propos avant de les diffuser sur les réseaux sociaux. Cela peut nuire inutilement à la réputation d’un pair, mais aussi à vous. Savez-vous le nombre de menaces de mort que reçoivent les policiers? Savez-vous que, même si vous avez écrit cela sur votre page Facebook en croyant que seulement vos amis peuvent le voir, vous pouvez faire face à des poursuites criminelles? Je vous l’assure : vous aurez un méchant quart d’heure si cela vous arrive.

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