Critique : Perception – Breakdown of Sanity (CD)

(Par Philippe Crête)

En manque d’adrénaline, de violence auditive pure et de brutalité harmonieuse? Breakdown Of Sanity, ce merveilleux groupe TrashCore hyper technique et violent vient d’entrer dans ma vie comme un douze-roues écrapoutissant une grenouille. Ma découverte de l’année 2014, et de loin. Leur album, Perception, sorti en 2013 est facilement le meilleur album Core de cette année-là. Qu’ont-ils de si exceptionnel ?

Les breakdowns sont destructeurs et excessivement entraînants. On ne peut que baver bêtement devant le brio d’un drum parfaitement technique et juste, le génie de solos passionnément dessinés, un chant guttural tranchant et la distorsion des guitares utilisée à bon escient. On pourrait les comparer à des groupes comme Heaven Shall Burn ou As I Lay Dying et on peut maintenant les classer au même niveau que ceux-ci. Toutefois, le groupe en a encore beaucoup à prouver et on ne peut qu’attendre patiemment pour y découvrir l’apogée de leur potentiel que leur prochain album pourrait nous faire découvrir. Il n’y a pas de demi-mesure dans cet album.

Pour ce qui est de la playlist générale, l’album débute en force par une introduction suivie de « Crumble », une chanson rythmée à saveur violente. Suivent ensuite deux excellentes chansons, « Hero » et « The Writer ». Deux grosses bombes metalcore parfaitement bouillantes où le chanteur utilise efficacement sa voix profondément agressive. « Blind » poursuit dans la même lignée grâce à ses breakdowns démoniaques où la subtilité des tonalités se superpose parfaitement au lead-guitar ultra graisseux et sale. La playlist se poursuit avec un excellent «  Scissorhands ». La première moitié de l’album se conclue par une chanson de transition, «  Perception. » Les poésies musicales des touches gracieuses du guitariste sont viscérales. Donc, après une pause de violence avec « Perception », la violence se poursuit avec « Gift » et « Delivrance », deux chansons sans charme particulier. Les albums de musique en général ont souvent tendance à mettre en avant plan leurs chansons qu’ils jugent ayant le plus de potentiel. Après ces deux dernières chansons, j’ai commencé à condamner le reste de l’album en me disant que ce serait décevant. GROSSIÈRE ERREUR. Arrive « Chapters », qui à elle seule justifie l’achat de cet album. 331 secondes de paroxysme sonore du metalcore. Le groupe aurait pu facilement en faire quatre chansons différentes tellement elle contient de breakdowns destructeurs. On a ensuite droit à « Broken Wings », à l’entrée électro un brin troublante, mais un heureux inconfort. Alors qu’on croit être sortie du train de la brutalité musical, « Invisibles Scars » vient nous remettre sur terre avec une autre claque dans face. L’album se conclue par la suite par « Cardiac Silhouette ». Je sais que de décrire chaque chanson peut sembler fortuit, allez-donc les savourer par vous-même.

BreakdownAlors, jeune fringant à la recherche de sensation forte, va! Et laisse-toi séduire par la composition musicale sculptée directement par les dieux du metal.

 

 

 

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