Critique : Boing Boing (Manga hentai)

(Par Mikaël Julien)

Yamatogawa est souvent cité comme l’un des plus grands auteurs de hentai, et avec raison. Il est donc réjouissant de constater que le prolifique éditeur Project-H soit en train d’ajouter ses oeuvres à son catalogue: How Good Was I? et Power Play! sont déjà parus et une réédition de Aqua Bless, auparavant paru chez l’éditeur maintenant inactif Icarus Publishing est à venir. La nouvelle est d’autant plus excitante que ces parutions sont non censurées. Ce qui est le cas de la majorité du catalogue de l’éditeur étant donné la difficulté d’obtenir ces versions à cause de la censure japonaise.

Je m’attarderai toutefois ici sur Boing Boing (titre original:  たゆたゆ, tayu tayu), paru il y a quelques mois, et est selon moi l’un de ses meilleurs mangas. Celui-ci est d’ailleurs fort accessible et je le recommande chaudement à toute personne qui s’intéresse au manga et à la littérature érotique mais ne s’y connaît que peu. L’histoire et les personnages sont intéressants et la traduction est de grande qualité. En comparaison, le genre offre souvent des récits décousus et peu développés. Les dessins sont superbes et on prend plaisir à les parcourir, les corps ayant d’ailleurs des proportions relativement réalistes, ce qui est toujours agréable. Le livre ne manque d’ailleurs pas de scènes de sexe et celles-ci sont toujours détaillées et facile à suivre. Un autre point fort pour un public novice est que le sexe est relativement standard pour un public occidental et le livre n’a pas d’emphase sur des thèmes comme l’inceste, le viol ou la perversion. C’est très souvent le cas dans le monde du hentai. Si on a droit à une profusion de fellations et de pénétration vaginale, le plus gros tabou abordé est sans doute le sexe en groupe.

L’histoire raconte les aventures de Rei qui vient de rentrer dans la région où il a grandi. Il reprend contact avec Midori, une amie d’enfance qui a toujours eu un faible pour lui. Le pépin? Depuis son retour, il est le seul gars présent dans le petit village, et évidemment toutes les filles de sa classe veulent coucher avec lui. On suit donc parallèlement une trame plus romantique de la relation Rei et Midori et des scènes plus rocambolesques alors que toutes les filles se jettent sur lui et des conflits s’ensuivent. S’il s’agit à la base d’une histoire de harem assez classique, le tout reste consensuel et dans les limites du bon goût. Cela rend la lecture très divertissante. Le soin que prend l’auteur de bien définir les personnages et leur relation est aussi rafraîchissante pour un hentai, d’où la grande qualité de l’oeuvre. On a aussi droit à la fin à un court chapitre boni de nature humoristique: je vous en laisse la surprise.

Ultimement, Boing Boing est un excellent hentai qui saura ravir les fans du genre tout comme les nouveaux arrivants. Le manga offre à la fois une histoire amusante ainsi que de savoureuses scènes érotiques, teintées d’une touche romantique, le tout somptueusement dessiné.

Note: Si ce genre de manga est difficile à trouver en librairie, Boing Boing est toutefois disponible en ligne sur des sites comme Amazon.

Référence du site de l’éditeur : cliquez ici.

Boing

Une réflexion sur “Critique : Boing Boing (Manga hentai)”

  1. Et est ce que tu connais une histoire similaire mais en français? Parce que là le problème c’est que la personne à qui je voudrais l’offrir ne parler pas anglais… ou alors une histoire similaire en français?

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