Le top 50 musical de 2013 selon Jean-Maxime Touzel (Page 2)

(Par Jean-Maxime Touzel)

Faire hommage de façon appropriée à l’année 2013 musicalement parlant reste un effort en soi.  Il serait simple d’extrapoler la suffisance d’une sortie d’album par Queens of the Stone Age, Beyonce, Drake, Justin Timberlake, Kanye West ou même Daft Punk pour satisfaire les goûts les plus capricieux et exigeants.  Or, il est à chérir l’année 2013 pour tant d’autres choses qu’y restreindre ses succès à 50 albums ou EPs serait un affront à la qualité musicale dont l’année dernière a su faire part.  Des mentions notables ne peuvent que s’accorder à l’album de Woodkid, The Golden Age, qui n’arrivera pas à atteindre le top 50, mais qui saurait séduire toute personne qui s’est essayé à l’avant-gardisme du mélange orchestral et tribal qu’apporte Yoan Lemoine au sein de son tout premier ensemble musical. 

La compilation Feathers par le label de disque Pelican Fly illustre parfaitement la versatilité du trap, qui renaît sous une touche française qui lui va à merveille.  Le dernier EP de Phonat, Identity Theft, comprend le minimalisme d’une tout autre manière : chacun des synthétiseurs au sein de ses morceaux semble exister pour une raison uniforme, celle de créer une ambiance unique et envoutante.  Opiuo, au travers la troisième partie de son EP Butternut Slap, redéfini les limites du funk, par l’exécution d’un glitch-hop si réussi qu’il arrive à donner un naturel imposant au genre.  Finalement, le premier album de Daughter donne raison au fanatisme important attribué au groupe qui crée un son qui lui est propre et qui se comprend avec facilité déconcertante.

Cependant, même des contributions aussi importantes au monde actuel de la musique ne suffiront pas devant la qualité immédiate et poignante de chacun des 50 albums ou EPs issues de ce classement qui, il faut se l’avouer, ne relève que de mon opinion personnelle, biaisée par des goûts et dévouée d’objectivité.  Toutefois, certains des artistes au sein de ce top 50 auront passé injustement sous l’œil de plusieurs individus qui auraient souhaité les connaître et ne restent néanmoins pas plus incroyables.  L’évaluation de la qualité de ces albums/EPs se fera au travers l’appréciation globale de l’ensemble des chansons, jumelées à la qualité de chacune des chansons dans son individualité : il paraîtra ainsi surprenant pour certain de trouver un simple EP de trois chansons se trouver au-dessus d’un album complet d’une dizaine de chansons, mais il va de soi dans la qualité musicale entraînée par chacune des chansons par elles-mêmes. C’est ainsi dans l’optique d’une appréciation nouvelle que je vous présente le top 50 des albums/EPs de l’année 2013.

35. EARL SWEATSHIRT – Doris

35Devant le long silence laissé derrière la première mixtape d’Earl Sweatshirt, EARL, un talent aussi bien étalé que celui de l’artiste pourrait facilement rendre une attente de trois ans avant la sortie de son premier album insoutenable.  Un degré d’intelligence se manifeste alors rapidement chez Earl qui se plaint précisément de cette envie insatiable chez les fans peu consciencieux de sa vie personnelle dans ne serait-ce que le deuxième morceau de l’album, Burgundy.  S’initie ainsi l’une des meilleures visions musicales introspectives de l’année, reflétée par la simplicité des rythmes accompagnant le talent lyrique déconcertant du rappeur.  Chum parle de son père absent, Burgundy de sa grand-mère en voie de l’être, Hive de la noirceur constante de Doris, toujours prête à rester.  Voir ainsi le projet d’une plainte si forte et si bien comprise se faire moquer par l’amusement derrière Whoa, aidée de Tyler, The Creator, on comprend la petitesse d’une attente de trois ans après un album aussi bien confectionné.

34. FANTASTIC MR. FOX – Jackal Youth/The Trap

34Il est important de noter que j’inclue l’évaluation de la chanson Power au sein de cette critique qui s’est vue publier à peu près au même moment que l’EP en question, marquant en soi le retour d’un artiste s’appropriant un genre ambiguë, malgré tout incorrigible.  Fantastic Mr. Fox brise la fine limite entre le garage-house et le post-dubstep pour mettre de l’avant trois des morceaux les plus enivrants dans leur brillante simplicité.  Un son de plus au sein de Jackal Youth semblerait cracher sur la vision parfaitement exécutée de l’artiste.  Autant The Trap que Power font revivre un style encore peu aperçu hormis au sein de vieux morceaux de house, le producteur adopte des visions similaires à celles créées par des artistes avant-gardistes tels Mount Kimbie.  Jackal Youth/The Trap est un EP qui, aussi minimal que son style sonique, reste tellement unique qu’on ne peut que lui accorder sa curiosité la plus ample.

33. JUNGLE – The Heat EP

33Sorti de nulle part, un EP de quatre chansons publié par un groupe dont on ne connaît en rien l’identité pourrait difficilement susciter une grande confiance, surtout sans savoir à quoi s’attendre.  Cependant, The Heat reste le manifeste de la confiance aveugle la plus justifiée depuis les premiers jours de projets musicaux tels The WeekndCe qui reste impressionnant dans la façon dont Jungle a su proposer cette nouvelle addition au monde musicale, c’est qu’autant leur apparence est mystérieuse, des chansons telles Drops ou The Heat font preuve d’une forme antithèse à l’identité de Jungle, dotée d’une familiarité satisfaisante.  Il faut avoir écouté ne serait-ce qu’une chanson de cet EP pour comprendre le caractère léger derrière le son iconique du groupe maintenant nominé au BBC Sound of 2014 qui laisse présager un futur accompli.

32. DOG BLOOD – Middle Finger Pt. 2

32L’identité derrière le duo Dog Blood n’est plus un mystère, peut-être même ne l’a-t-elle jamais été.  La précision derrière la sonorité post-apocalyptique des chansons produites par Dog Blood s’apparente autant à Boys Noize que Skrillex semble à la tête de l’immensité derrière chacune des idées au sein du projet.  Voir un duo d’une aussi grande réputation se former à nouveau pour prolonger l’esquisse de leur premier EP ne peut que satisfaire les adeptes les plus demandants et avec raison.  Kill Em With The Beat révèle à nouveau que le métal peut se jumeler à la perfection avec le dubstep sans tomber dans la dissonance alors que Middle Finger Pt. 2 prouve à tous la profondeur du nouvel air de l’Acid Techno, propulsé par nul autre que Dog Blood.  Pour que des artistes aussi talentueux que The M Machine et Millions Like Us soient en mesure de remixer une chanson de l’album aussi uniquement illustre l’intelligence derrière chacun des choix faits par Skrillex ou Boys Noize, autant dans la sonorité que dans la qualité de production, aussi substantielle qu’incomparable.

31. BEYONCÉBeyoncé

31Il est difficile de comprendre les motivations derrière la sortie de l’album éponyme par Beyoncé : sans préavis, sans publicité, Beyoncé affiche un album dit visuel qui comprend quatorze chansons accompagnées d’une vidéo qui leur convient à merveille.  Ce qui cependant surprend le plus, c’est la maturité acquise par Beyoncé au sein de cet album qui semble représenter le message qui lui est le plus personnel en se départant de façon inattendue de la gratification de la force de sa voix.  ***Flawless démontre l’importance considérable devant être apportée autant à l’aspect instrumental d’une chanson que sa qualité vocale. L’un des choix les plus synonymes de risque, mais également les plus avant-gardistes pour une artiste aussi bien ancrée dans le monde du R&B.  Qui aurait cru qu’un album de Beyoncé aurait pu se trouver au sein de cette liste?  Pourtant l’artiste a changé de façon drastique et pour le mieux, de manière à ce que ses fans déjà acquis se ruent vers ses nouvelles idées, autant que ceux qu’elle n’aurait jamais pu avoir auparavant.

30. JUSTIN TIMBERLAKE – The 20/20 Experience Pt. 1

30Justin Timberlake a toujours été reconnu pour être une figure encline à faire progresser la musique populaire, autant dans ses jours à la tête de N’Sync que dans son second album solo, Futuresex/Lovesounds.  Sept ans plus tard cependant, il pourrait apparaître maladroit de diriger le pop à reculons vers des racines de pop traditionnelle digne des années quarante.  Le résultat n’en reste toutefois pas moins exceptionnel : The 20/20 Experience jumelle la qualité sonique des productions contemporaines avec la puissance et la complicité des Big Bands, tout aussi bien à la tête de la justesse derrière des morceaux comme That Girl.  C’est pourtant Pusher Lover Girl qui constitue l’apogée d’une nouveauté stylistique téméraire et qui fusionne parfaitement les idées élaborées de Timberlake avec celles du Rat Pack.  Pourtant, à entendre Spaceship Coupe ou Mirrors, axées sur la réalisation complète du talent de l’artiste au travers une sonorité plus synthétique, elles semblent tout à fait à leur place : Justin Timberlake pourra s’être vanté d’avoir concilié avec succès la technologie avec l’instrumental par la publication d’un album de qualité.

29. PEACE – In Love

29La sélection du groupe occupant le vide trône du mouvement de post-punk a su rester pendant longtemps imprécise.  Certains auraient pu s’entendre pour dire que Silence Yourself de Savage reste l’album offrant le plus grand respect aux années effervescentes du punk guidées par The Clash ou les Sex Pistols.  Il reste incontestable toutefois que c’est le band anglais Peace qui semble comprendre le mieux la philosophie derrière le mouvement, sachant créer dans leur premier album, In Love, succès après succès.  Il reste impossible d’attribuer le titre de single à Follow Baby, Wraith ou Bloodshake sans omettre l’aptitude toute aussi équivalente de Delicious, California Daze ou Toxic à créer un fanatisme important autour du groupe.  Tant leur image frôle le message de l’indifférence, il faut se rappeler le message derrière cette idée de révolte lancée dans les années 1970; comprendre ainsi l’objection du groupe envers la facilité contemporaine de la musique populaire ne requiert que la simple écoute de cet album, ficelé par un groupe au-dessus du manquement d’une musique générique.

28. FKA TWIGS – EP2

28Si justice avait été faite, FKA twigs aurait été la grande gagnante du BBC Sound of 2014.  La mesure de son talent n’est qu’équivalente à la complexité élaborée de son second EP.  Un son ambiant combinant instabilité et beauté image convenablement l’artiste à la tête d’idées aussi avant-gardistes que la musique les nécessite.  Aux côtés d’Arca, la production semble nous faire oublier le nombre à la tête d’une expérience envoutante, propulsant des morceaux aussi déstabilisants que Water Me ou Ultraviolet vers des esprits subjugués : l’écoute du court EP tend à nous faire oublier une structure ou même une forme : on sait simplement que le résultat est si différent qu’on ne saurait l’étudier sans être émerveillé.  Peut-être trop précaire pour une radio commune, cependant jamais trop impressionnant : si justice avait été faite, FKA twigs aurait été la grande gagnante du BBC Sound of 2014.

27. VOLCANO CHOIR – Repave

27Quelconque projet lancé par Justin Vernon pourrait apparaître comme biaisé par mon adoration pour l’artiste : l’album éponyme de Bon Iver reste à ce jour mon album favori de tous les temps et supporte ma vision idéologique de la musique, tangente vers la beauté instrumentale avant l’isolation.  Pourtant le premier album de Volcano Choir apparaît encore à ce jour insuffisant devant le potentiel énorme de sa tête vocale.  Voir ainsi une maturité sonique au second essai du groupe, Repave, prendre forme dès la première chanson rend demandant de contenir ma satisfaction la plus grande, miroitante devant l’énergie créée par Byegone.  Autant dans sa douceur que dans sa splendeur, le falsetto iconique de Justin Vernon raisonne comme la clé d’une stagnation musicale à laquelle on a trop souvent recours.  Peut-être l’album ne se mesure pas à l’immensité derrière le second album de Bon Iver, ou même le premier, mais écouter des chansons comme Acetate ou Comrade nous prouve que Repave se mesure à l’immensité des meilleurs albums de toute autre année.

26. KODALINE – In A Perfect World

26L’écoute du premier album de Kodaline est aussi douce que les fesses d’un bébé chat Cottonelle.  Il reste complexe de se sentir dans un autre état que celui du confort après un projet aussi bien exécuté par un groupe qui semble avoir découvert beaucoup trop de secrets pour émouvoir.  In A Perfect World est un hommage au bien-être : dès les premières notes de One Day et la première transition vers All I Want, il est tout à fait convenable de se dire que peu de choses méritent d’être changées, autant par la complétude de l’ambiance créée de toutes pièces par Kodaline, mais également par la qualité sonique de l’album.  Il apparaît généreux, tant il donne beaucoup par son expérience globale satisfaisante et redemande peu.  C’est une simple joie qu’un album d’une aussi grande solidité ait pu voir le jour en cette année 2013. Souhaitant que le groupe ait la reconnaissance qui lui est dûment méritée.

25. PUSHA T – My Name Is My Name

25Il était difficile de reconnaître une autre tête forte que celle de Kanye West parmi son label de disque, G.O.O.D. Music.  Les efforts faits par Big Sean ou 2 Chainz sont considérables, mais insuffisants lorsqu’il est nécessaire d’égaler le génie derrière ne serait-ce qu’un seul des projets de Kanye West.  My Name Is My Name est le premier album qui reflète un potentiel convenablement grand pour qu’on puisse croire en une réelle compétition.  Les paroles sont complexes, l’instrumentale est sophistiquée : chaque morceau semble le souhait accordé à chaque personne ancrée profondément dans le monde du rap, autant dans la production que dans l’exécution.  Une liste de rêve de collaborateurs débute notamment par la production de King Push, parfaitement confectionnée par nul autre que Kanye West et Joaquin Phoenix et se finalise par l’apparition de Kendrick Lamar dans Nosetalgia, au sommet de son jeu.  C’est pourtant Number On The Boards qui représente l’épiphanie du talent de Pusha T, preuve à tous de l’apparition d’un rappeur qui connaît précisément les prérequis de l’accession au sommet.

24. PRETTY LIGHTS – A Color Map Of The Sun

24A Color Map Of The Sun est l’exaltation d’un projet doté d’une extrême générosité: l’album, diffusé gratuitement sur internet, travaille chacune des facettes de la musique électronique, autant par le glitch-hop propre à l’artiste dans le morceau d’ouverture, Color of My Soul, que dans un dubstep agressif exécuté à merveille dans So BrightCe qui rend l’album unique, c’est qu’il émane de plusieurs sessions instrumentales fournies avec l’album, remaniées par le talent démesuré de l’artiste vers une sonorité vacillant entre le naturel et le synthétique : c’est cette absence de dualité qui caractérise les meilleurs moments de la carrière musicale de Pretty Lights.  Elle semble pourtant ne faire que commencer, surtout par l’étendue énorme du registre musical de l’artiste; l’inclusion de morceaux plus doux tels Yellow Bird ou des goliaths instrumentaux tels Done Wrong, sont l’exemple même d’une puissance musicale unique en voie de grandir.

23. BRILLZ – Twonk

23L’intérêt devant être accordé à un artiste tel Brillz n’est que descriptible par la qualité de sa discographie.  Peu de chansons propres à l’artiste avaient vu le jour avant la sortie de cet album qui marque, du même fait, la déclaration puissante faite par Brillz envers le trap; celui du changement.  Vu que les critères à la construction d’un morceau de trap sont limités et peu malléables, il est facile de tomber dans la facilité.  Twonk vient ainsi prouver à tous qu’il est faux de prétendre à la petitesse du genre, l’originalité étant le comble de cet album qui étale parfaitement la vision ambitieuse de Brillz.  Smashi Tup, Callisto et Old School demeurant des favoris incontestés, ils résument à eux seuls l’idée mère du premier album de l’artiste sans toutefois oublier le caractère satisfaisant du trap, noyé dans une basse ample et exaltée.  Déjà vu reste cependant le point culminant de Twonk, dirigé vers une beauté artistique donnée au trap qui lui va mieux que quoi que ce soit d’autre.

22. CHVRCHES– The Bones Of What You Believe

22Autant Grimes semble avoir imposé une vision grandiose et nouvelle du futur de la musique pop par son album Visions, Chvrches tend à le faire de façon plus encadrée, pourtant d’une manière aussi poignante.  The Bones Of What You Believe est un résumé idéal de ce qui décrit le mieux le merveilleux derrière l’album : le brouillon du futur nouveau attribué au pop, brillant et entraînant.  The Mother We Share et Gun font partie des armes les plus puissantes du groupe qui semble prouver à tous la qualité manquante des artistes populaires avec un effort si moindre qu’on ne peut qu’en admirer la perspicacité d’une aussi juste simplicité.  Jamais la voix de la chanteuse n’apparaît autrement que par l’entendement parfait avec les synthétiseurs idéaux, projetant une clarté contagieuse devant le cadeau important que laisse The Bones Of What You Believe aux chaînes de radios assez audacieuses pour tenter Chvrches.

21. DRAKE – Nothing Was The Same

21Nothing Was The Same est plus qu’une hymne au succès: il est une raison de le prouver, une justification.  Trop de personnes évaluent la sensibilité de Drake pour mesurer son talent alors qu’il est question autant de cette rare qualité émotionnelle dans le rap que d’une vigueur qui mérite d’être idolâtrée.  Certain paraîtront éteints par Started From Bottom, droit au but devant l’élaboration des réussites de Drake : ces mêmes personnes ne le seront pas devant la complexité du thème de la possession usée par Drake au travers Wu-Tang Forever et Own It.  En plus d’une nonchalance qui se véhicule devant les complexités de la musique, surtout illustrée dans les vocalises d’Hold On, We’re Going Home, c’est d’une agréabilité profonde qu’est saisi l’effort fait par Drake pour s’écarter des tendances de facilité vers un projet plus accompli, mettant sur pied une instrumentale dans Furthest Thing et un album qui rappellent vivement les premiers jours de Kanye West au travers son premier album, College Dropout.  Néanmoins, Nothing Was The Same est loin d’être une copie et contribue à la fabrication d’une image donnée au hip-hop plus consciencieuse, plus distinguée et nécessairement, plus fascinante.

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