Aperçu : Thief (jeu vidéo)

(Par Jérémie Bernard)

Habituellement, les gens sont déçus à cause qu’ils ont des attentes bien précises. Je me suis plongé dans Thief (Eidos Montréal, 2014) avec des attentes très générales, voire universelles : que le jeu présente un univers intéressant, cohérent et bien construit. Sans aller jusqu’à dire que le jeu n’a pas réussi à respecter mes attentes, je crois tout de même que mon expérience fut gâchée par quelques détails peu souhaitables pour une œuvre de cette trame.

Thief, c’est un jeu de furtivité à une époque moyenâgeuse. Je vais vous faire un court aperçu aujourd’hui, en tant que néophyte de la franchise (ce qui, selon ce que j’ai lu et entendu, est bon pour le jeu). J’ai testé le titre sur Xbox 360 et j’ai rapidement été un peu déçu du rendu des graphismes sur ma console. Allez voir n’importe quelle vidéo du jeu sur internet, lorsqu’il tourne sur PS4 : c’est sublime! Sur ma console? Bien moins beau, léché et détaillé que, disons, The Elder Scrolls V : Skyrim (Bethesda, 2011). Je soupçonne un manque de temps pour bien terminer le jeu sur l’ancienne génération alors qu’ils devaient se concentrer sur la nouvelle.

Mais, me direz-vous, les graphismes, c’est loin d’être le plus important ! Vous avez raison. Mais il faut comprendre que Thief, c’est une question d’ambiance, de ton, de couleurs. Les graphismes ont donc une certaine importance, comme s’ils étaient un des protagonistes du récit. Passons outre ce léger inconfort visuel.

Le tutoriel est réellement bien implanté dans le prologue du jeu et il est facile et agréable de manœuvrer Garrett un peu partout. Lors de la rencontre avec une collègue, l’interaction entre les deux personnages est aussi intéressante. Jusque-là, tout va bien. Le jeu souhaite offrir un bon challenge de furtivité aux amateurs du genre, et ça fonctionne (notamment avec une fonction permettant de modifier à sa guise la difficulté avant de commencer une partie).

Là où le bât blesse,  c’est dans les interactions entre les personnages non-joueurs. Les phrases paraissent souvent forcées et la façon de parler est plus proche de l’anglais contemporain de ce qui pouvait se dire à l’époque. De plus, je suis à peu près certain d’avoir rencontré un objet anachronique lors de mes multiples larcins.

Qu’est-ce qui m’a tant déçu, donc? Le manque de finition du jeu. Ma version comportait énormément de problèmes techniques, allant d’un total manque de synchronisation des sous-titres vers un plantage complet du jeu. C’est là que mon expérience de Thief s’en est allée dans le « champ-gauche » (Renaud Leduc, 10-35 fois par jour). Tous ces problèmes pourront être réglés par d’éventuelles mises à jour. On le souhaite.

En attendant, je sais et peux affirmer que Thief présente un bon terrain de jeu pour les amateurs de défis, et que le récit est tout de même parvenu à m’accrocher. Restera à « débugger » le jeu. Au moins, nous savons que la version PS4 est plus belle. Ça console, non? (sans vouloir faire de mauvais jeu de mots)

Un produit de chez nous qui est victime de la presse de l’industrie. J’attends vos commentaires, comme vous attendrez notre critique !

Sortie du jeu : DEMAIN!

 

Votre opinion?

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s