Critique : Les contes de la Chatte Rouge – Élizabeth Vonarburg (Roman)

(Par Christine Borduas)

Choisir une belle histoire d’amour sur quoi « bloguer » à la St-Valentin?? Impossible dans mon livre à moi!!! Ce n’est pas parce que nous fêterons notre 10e anniversaire de couple à mon conjoint et à moi et que j’ai reçu un magnifique bouquet de roses de mon doux, chose TRÈS inhabituelle et oh combien plaisante, lors de cette même et unique St-Valentin de cette année, que je me laisserai attendrir par toute cette litanie rose et rouge! C’est pourquoi il existe une version «assez-gore-merci-mais-j’ai-choisi-de-présenter-le-plus-beau-métier-du-monde-que-j’aime-par-dessus-tout » de cette critique par ici. Mais si vous aimez la romance, j’ai bien peur de vous décevoir quand même!

J’ai choisi la direction « Hallmark-j’ai-extensionné-la-St-Valentin-à-tous-mes-amis-et-ma-famille-parce-que-je-suis-célibataire-endurci(e) »… Alors que ces fameux cœurs esseulés, qui vous feront croire – ou plutôt devrais-je dire essaieront de se convaincre eux-mêmes pour être moins mis à part en cette journée fatidique – que la fête de l’amour c’est aussi la célébration de la famille et de l’amitié, j’ai choisi une belle histoire sur l’amour filial. Parce que selon moi, c’est ÇA le vrai amour. Un amour aussi pur qu’inconditionnel que celui d’une petite fille pour sa mère, mais aussi, et surtout de mon propre point de vue, d’une mère pour son enfant! C’est comme cela que l’histoire de la petite Lila, fillette à la fulgurante chevelure rousse bouclée, est devenue le numéro 1 de mon palmarès au top 2, suivi de très près par la disgrâce et la déchéance de Twilight

Dans Les Contes de la Chatte Rouge d’Élisabeth Vonarburg, Lila vit dans un grand château au Pays-d’En-Bas. Terriblement curieuse, elle y est heureuse, même si elle se demande où est passée sa maman et pourquoi sa nounou lui répète qu’elle ne doit jamais en parler ni poser de question. La Chatte Rouge l’a enlevée, ainsi que toutes les histoires du royaume! Alors qu’on lui interdit l’accès à une portion du château, Lila se poste devant les gardes et tombe nez-à-nez avec le roi. Trouvant la petite fille divertissante et attachante, le vieux roi lui permet alors d’apprendre à lire avec un professeur privé de la cour. Alors qu’elle voulut se rendre à la cuisine en pleine nuit, la fillette se rendit au palais du suzerain par automatisme… Une surprise l’y attendait : une porte magique était apparue! Mais comment l’ouvrir? Où mène-t-elle? Conduit-elle à la Chatte Rouge?? Lila en est convaincue. Appréhendant un périple dangereux, la petite prépare son baluchon et part à la conquête de sa maman. Sur son chemin, elle rencontrera d’étonnant personnages, tout plus colorés les uns que les autres. Que trouvera-t-elle au pays de la Chatte Rouge? Pourquoi retient-elle sa maman et comment la libérer? Mais est-elle réellement aussi méchante qu’on le prétend cette Chatte Rouge??

Une belle histoire de dragons, de créatures magiques, de bulles et de magie tissée. Ce conte contient même un petit clin d’œil aux apparences et au fameux « téléphone arabe »; ou plutôt l’art de tourner à son avantage une situation alors qu’il y a toujours deux revers à la médaille. Lorsqu’on raconte les faits réels, pour bien paraître, on modifie souvent l’histoire. Facile de se complaire dans le mensonge et de se croire. Facile de trouver un coupable.

Moins facile d’avouer ses propres torts!

J’ai lu ce roman un peu par hasard étant adolescente et j’ai été tout-à-fait conquise! J’ai même fait des pieds et des mains récemment pour me procurer ce bouquin que je veux laisser en héritage à ma propre fille! Malheureusement il n’a pas été réédité depuis belle lurette et est plutôt dur à dénicher! Par contre en le relisant, j’ai vu certaines lacunes… L’histoire est drôlement dure à suivre! Et pourtant, dans mon imaginaire d’ado, ce PETIT détail ne m’avait pas frappée du tout… Le roman manque cruellement de descriptions parce que Mme Vonarburg nous emmène vers plein de directions à la fois, mais je crois aussi que c’est ce qui fait son charme, puisqu’il y a beaucoup plus de place pour l’interprétation et la représentation de chacun. On y trouve tous notre compte! Si vous me lisez vous reconnaitrez surement mon gros plus : l’histoire s’en trouve allégée! Exit les descriptions interminables à la Stieg Larsson!

Un peu à l’instar du premier livre de la saga d’Harry Potter, l’auteure instaure une ambiance de conte magique raconté à un public assez jeune, même si l’histoire est plutôt complexe. Ayant « accroché » sur les deux romans, je dois avouer que j’ai un assez gros faible pour ce style littéraire! J’aime l’histoire posée, réfléchie, « mature » si je puis dire, mais racontée à la petite fille en moi! Malgré les péripéties parfois enlevantes, Vonarburg trouve toujours une résolution de problème sortie directement de l’imaginaire enfantin. Des solutions plus loufoques, ou des solutions créatives et brillantes. Bien sûr que je n’étais pas aussi sagace ni aussi courageuse étant gamine, mais c’est ce qui rend l’auteure palpitante non? Sorti tout droit d’un imaginaire fabuleux, caricatural et tout-à-fait saugrenu, ce conte a de quoi plaire aux plus bourrus! À proscrire si vous n’aimez pas retomber en enfance! Mais qui donc n’aime pas se faire raconter une belle histoire avant de s’endormir pour attirer de beaux rêves?

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