Critique : The Fault in Our Stars – John Green (Roman)

(Par Sophie Vaillancourt)

Lors de mon dernier stage, j’ai créé des liens avec mes élèves grâce à mon amour pour les livres. Je leur ai présenté des tonnes de romans aussi différents les uns que les autres, et ils sont fait la même chose envers moi. Certaines de mes élèves m’ont poussée à lire un roman qui patientait sur mes tablettes depuis quelques mois. Un roman qui traite de la maladie la plus insidieuse et imprévisible : le cancer. Une histoire qui met en scène deux adolescents que la vie a malmenés, et qui n’ont pas fini de souffrir. Malheureusement.

The Fault in Our Stars a été écrit par John Green, un auteur bien connu des adolescents, en 2012. C’est à ce jour sa plus récente œuvre publiée. Et probablement aussi celle qui a touché le plus d’adolescents à travers le monde. En effet, Green s’attaque à un sujet très délicat dans son roman : le cancer chez les enfants, chez les adolescents. Et le portrait qu’il en trace n’est pas le plus rose…

« Okay. » « Okay. »

Hazel Grace Lancaster, 16 ans, est atteinte d’un cancer de la thyroïde. Certains jours, le sac de bonbonnes d’air qu’elle transporte sur son dos lui semble beaucoup plus lourd qu’il ne l’est en réalité. Mais elle ne laisse rien paraitre parce qu’elle ne peut supporter la pitié qu’elle voit dans le regard des gens lorsqu’ils la voient. Hazel sait pertinemment que sa maladie l’emportera éventuellement sur elle, alors elle essaie de ne pas se lier d’amitié avec personne. Sa mère n’est pas du même avis qu’elle et la pousse à fréquenter un groupe de support pour les jeunes dans la même situation qu’elle. Hazel s’y rend, un mercredi soir, en trainant les pieds. Elle n’est aucunement enthousiaste à l’idée de s’asseoir en cercle, dans le sous-sol d’une église défraichie, avec d’autres victimes du cancer, afin de discuter avec eux de ce qu’elle vit et comment elle se sent par rapport à la maladie. De plus, l’atelier est animé sans grand enthousiasme par Patrick, un survivant du cancer.

Comme anticipé, Hazel n’aime pas le groupe de soutien. Elle s’y sent étouffée, prise en pitié, elle qui veut se sentir forte face à la maladie. Mais elle y fera la rencontre de Augustus Waters, en rémission depuis un an et demi, qui accompagne son ami Isaac au groupe de soutien. Dès que leurs regards se croisent, ils sont attirés l’un par l’autre. Non, ce n’est pas vraiment une attirance soudaine dans le genre du coup de foudre. C’est plutôt de la curiosité causée par l’aura mystérieuse qui enveloppe l’un aux yeux de l’autre. Ainsi donc, après leur première rencontre, Augustus invite Hazel chez lui afin d’écouter un film.

Les deux adolescents tentent alors de vivre une vie tout ce qu’il y a de plus normal. Ils partagent leurs peines, leurs joies, et surtout, surtout, leurs lectures. En fait, Hazel est obsédée (oui, c’est le bon terme!) par un roman qu’elle a lu : An Imperial Affliction de l’auteur Peter van Houten. C’est un roman qui raconte l’histoire d’une jeune fille, Anna, ayant le cancer (inception?), mais dans lequel le narrateur s’arrête en plein milieu d’une phrase, laissant le lecteur pantois, avide de savoir quelle sera la fin. Malgré toutes ses lettres envoyées à van Houten, Hazel ne reçoit aucune réponse. Augustus, déterminé, envoie un courriel à l’attachée de presse de l’auteur, Lidewij Vliegenthart (sentez-vous libre de lui inventer un nom prononçable), et  reçoit une réponse dans les jours qui suivent. En l’espace de quelques semaines, Augustus et Hazel s’embarquent dans une aventure qui les amènera à Amsterdam, à la recherche du fameux Peter van Houten, afin qu’il leur livre la fin de son roman, la destinée de ses personnages.

L’écriture de Green est fabuleuse. Il écrit effectivement du point de vue d’une jeune fille de 16 ans, mais Hazel est très lucide pour son âge. Cet aspect fait changement de toutes les autres adolescentes de roman qui semblent tomber des nues lorsqu’un évènement survient. La demoiselle est réaliste, sensible et un peu fataliste, quoique cela ne soit pas si mauvais. Elle pense toujours aux autres, à comment elle doit les préserver de sa mort éventuelle (son cancer est incurable, ce n’est pas un punch), à comment elle doit éviter de s’attacher à quiconque afin de ne pas briser plus de cœurs. Mais Augustus l’aidera à sortir de ce cocon, à vivre ce qu’elle a à vivre et à réaliser ses rêves. Il sera le miracle de sa courte vie. L’étoile lumineuse dans son ciel obscur.

Pour être franche avec vous, j’ai pleuré. Oui, et je n’en ai pas honte. L’histoire de Hazel et de Gus est tellement touchante qu’elle ferait fondre le plus froid des blocs de glace! Si, si, je vous assure! Mais ne vous inquiétez pas : il n’y a pas que de la tristesse, dans ce roman. Les personnages sont sarcastiques, parfois, et drôles, très souvent. Surtout Gus! Voici une petite citation juste pour vous :

“Seriously, don’t even get me started on my hot bod. You don’t want to see me naked, Dave. Seeing me naked actually took Hazel Grace’s breath away,” he said, nodding toward the oxygen tank.

Évidemment, comme n’importe quel livre, je vous recommande fortement de le lire dans sa langue d’origine, soit ici en anglais. Et, pour une fois, je vais attirer votre attention à la toute simple dédicace de Green : To Esther Earl. Mais qui est cette Esther? Pour faire une histoire courte, Esther Earl et John Green se sont connus à travers différents blogs. L’ombre au tableau? La jeune Esther a été diagnostiquée du cancer de la thyroïde à l’âge de 12 ans et, malgré tout ce qui a été tenté, elle est décédée à l’âge de 16 ans. Green a été très proche d’elle. Il avait déjà débuté un roman sur une adolescente ayant le cancer, mais le départ d’Esther lui a donné l’énergie, l’inspiration pour continuer et terminer son roman. Beaucoup de jeunes sont atteints d’un cancer. Trop pour qu’on puisse connaitre l’histoire de chacun d’eux. Esther, pour ne pas être oubliée, a décidé de coucher sur papier sa courte vie.

TSWGO

This Star Won’t Go Out, dont elle ne verra jamais la version finale, est paru en librairie la semaine dernière. John Green en a écrit l’introduction, avec beaucoup d’émotion. Certainement une biographie à lire.

Vous voulez encore plus d’émotions? Le film The Fault in Our Stars sera en salle le 6 juin prochain.TFIOS - MovieLa bande-annonce officielle a été diffusée pour la première fois la semaine dernière. Le film met en vedette Shailene Woodley (Hazel) et Ansel Elgort (Augustus), qui seront aussi les vedettes du film Divergent en tant que Tris et Caleb, respectivement. Une année importante pour ces acteurs talentueux!

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