Critique : The legend of zelda – A link between worlds (jeu vidéo)

(Par Francis Méthot)

Nous sommes en 1991. La guerre des jeux vidéo fait rage. D’un côté nous avons la consoleSNES (Super Nintendo Entertainment System) et ses mascottes (Mario, Donkey Kong, Link, Samus, etc.), de l’autrem nous retrouvons la Sega Genesis avec ses icônes de l’époque (Sonic, Alex Kidd). La compagnie Nintendo lance alors le 21 novembre de cette année-là une nouvelle entrée dans la franchise de Zelda : The Legend of Zelda : A Link to the Past. Tout comme son ancêtre (The Legend of Zelda, 1986), le jeu nous offre une perspective « vue du dessus » nous permettant de voir le jeu de façon omnisciente. Encore une fois, le jeu nous amène dans le monde fictif d’Hyrule où Ganon, le prince des ténèbres, désire conquérir le monde. Par le biais de son bras droit, le sorcier Agahnim, il va enlever les sept descendants des sages de la période de grands troubles. Durant cette période, Ganon (alors connue sous le nom de Ganondorf) disparut dans les terres sacrées et mit la main sur le pouvoir des dieux, la Triforce. Alors, les sept sages scellèrent l’accès au monde de la Triforce.

Dans ce jeu, vous prenez le destin de Link, un jeune orphelin descendant des plus grands chevaliers protecteurs d’Hyrule et devez sauver le monde. Pour y arriver, vous aurez accès à une panoplie d’items et un arsenal complet digne d’une épopée. Votre quête pour protéger le monde vous mènera dans divers donjons gouvernés par diverses incarnations du mal. Une fois que vous vainquez les trois premiers gardiens et que vous possédez les trois pendentifs de la sagesse, du courage et du pouvoir, Link devient l’heureux propriétaire d’une épée magique qui tue les démons et les forces du mal : Excalibur (oui, je sais que son nom en anglais est Master Sword, mais lorsque vous jouez en français, elle a été traduite comme cela, que voulez-vous?). Votre périple tire à sa fin. Un combat épique avec le sorcier Agahnim et hop vous vous retrouvez au sein de la terre sacrée devenue le monde des ténèbres. Vous sauvez les sept descendants ensuite et combattez le prince des ténèbres lui-même, Ganon pour lui dérober le pouvoir de la Triforce afin de rétablir l’ordre dans le monde d’Hyrule. Finalement, Link retourne ExcaliburLorsque ce jeu est sorti en 1991, les critiques furent enchantées et, même encore aujourd’hui, ce jeu est souvent considéré comme le meilleur de la franchise (personnellement, je suis d’accord), ou est du moins mit sur le même piédestal qu’Ocarina of Time.

Et maintenant, cette longue introduction nous amène en 2013. Cette année (le 22 novembre plus précisément), un nouveau chapitre dans la saga voit le jour : The Legend of Zelda : A Link Between Worlds. Un peu plus de six générations après les évènements de A Link to the Past, les descendants des héros du passé sont aux prises avec un nouvel ennemi, le sorcier Yuga. Par tous les moyens possible, Yuga emprisonne (une fois encore) la postérité des sages du grand chaos afin de ressusciter Ganon. Lorsque son plan devient concret, le nouveau héros devra retrouver les pendentifs de la vertu, restaurant ainsi l’épée de légende au summum de sa gloire. Nous arrêterons le résumé de l’histoire afin de vous laisser le soin de découvrir le reste. Avec The Legend of Zelda : A Link Between Worlds, Nintendo nous montre comment réussir un remake. Les aventures de Link se déroulent au sein du même monde que son prédécesseur. Ainsi, les joueurs connaissant bien A Link to the Past vogueront dans des eaux connues. Le monde est identique, seuls les donjons ont changé de configuration. La progression de l’histoire est semblable à son aïeul : trouver les trois pendentifs de la vertu, récupérer l’épée de légende, sauver les sept descendants, terrasser le mal. Malgré la progression (qui est sensiblement la même dans tous les jeux de la franchise), nous sommes en présence de plusieurs références intertextuelles avec le reste de la saga. Prenons pour exemple le simple fait que l’aventure se déroule dans un monde identique avec lequel les joueurs ont été habitués il y a maintenant plus de vingt ans. Un autre exemple, dès la première scène, dans votre maison, vous y découvrez un item provenant du jeu Majora’s Mask.

En plus de l’intertextualité, le jeu comporte un énorme arsenal d’items pour vous aider à défaire les forces du mal. De l’équipement habituel, nous découvrons quelques nouveautés. D’abord, vous n’êtes pas propriétaire des items. En effet, depuis plusieurs jeux maintenant, Nintendo prône un certain mercantilisme dans ses jeux (pensons ici à New Super Mario Bros. 2 où il y a un d’argent amassé à travers le monde). Dans cette aventure, vous rencontrerez le sympathique Lavio qui va s’installer chez vous et vous louer les items (par contre, vous les avez tous jusqu’à ce que vous mourrez, à ce moment-là vous devez les racheter). Parmi ces items, il y en a quatre nouveaux qui changent la donne. Le premier item vous est présenté tôt dans le jeu, c’est le bracelet de Lavio. Cet objet magique vous permet de vous transformer en peinture et de longer les murs. Cette nouvelle habilité est la nouveauté la plus importante dans ce jeu. Les différents casse-têtes au sein de l’aventure tournent autour de cette habileté. Les deuxièmes et troisièmes sont de nouvelles baguettes magiques. La baguette des sables vous permet de créer des piliers de sables pour bâtir des ponts. La baguette des tornades crée des tourbillons de vent et vous soulève du sol. Le quatrième item est une paire de lunettes appelées lunettes occultes. Ces lunettes vous permettent de demander de l’aide à des fantômes dénommés fantastus (moyennant un léger paiement d’une pièce de jeu). Avec la technologie Wi-Fi et les streetpass de la 3DS, vous pouvez combattre les gens que vous croisez qui ont eux aussi une copie du jeu et qui comporte un système de récompenses lorsque vous battez votre adversaire d’une certaine façon.

En conclusion, le jeu The Legend of Zelda : A Link Between Worlds est un merveilleux exemple de réussite. Avec ses plusieurs critiques positives, ce jeu présente tous les éléments d’un bon jeu de rôle d’action. Alors, je vous conseille fortement pour le temps des fêtes de l’acheter soit comme cadeau ou soit pour vous. Étant un admirateur invétéré de son prédécesseur, je vous garantis que vous ne serez pas déçu.

 

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