Critique : The Hobbit 2 – The desolation of Smaug

(Par Arianne Lapierre)

Après pas moins de 5 films basés sur l’univers de Tolkien on pourrait croire (à tort) connaître Peter Jackson sous toutes ses coutures. Hé bien, c’est faux! 

Non sans surprise, La Désolation de Smaug représente une nette amélioration par rapport à l’opus précédent, notamment au niveau du rythme narratif qui est plus rapide et mieux orchestré. Malgré plusieurs longueurs qui sont, soyons francs, devenues la marque de commerce de Peter Jackson (et de Tolkien…) il y a assez de rebondissements et de revirements de situation qui nous laissent surpris.

Le film commence là ou son prédécesseur l’a laissé : le groupe est en route vers la montagne Solitaire, et il ne reste que peu de temps avant la dernière lumière de Durin. De la forêt Noire au royaume des elfes, de Lacville  jusqu’à Erebor, la beauté du paysage (et des effets spéciaux) sont à méprendre le film d’aventure pour une publicité touristique pour la Terre du Milieu. Pas que ce soit une mauvaise chose bien sûr. Cette expansion environnementale permet de jeter un œil différent sur un univers beaucoup plus vaste que ce qui avait été montré dans Le Seigneur des Anneaux. Bref, la compagnie de Thorin (Richard Armitage) se rend à la montagne solitaire de peine et de misère (et de quelques longueurs) et Gandalf (Ian Mckellen) suit les traces du Nécromancien (Benedict Cumberbatch).

Parmi les petites surprises, on notera le retour d’Orlando Bloom dans le rôle de Legolas, qui, précisons-le, n’est pas présent pour un simple caméo mais bien pour une majeure partie du film. Cet ajout permet de donner un nouveau souffle au personnage qui, admettons-le, souffrait d’un manque de développement dans les précédents films. Stephen Fry est plutôt amusant mais également détestable dans le rôle de maire de Lacville. L’ajout de Tauriel (Evangeline Lilly) était très probablement inutile mais on y trouve quand même un certain charme, si on ne compte pas l’histoire d’amour forcée avec le pauvre Fili. Même avec des intentions qui laissent à désirer, Tauriel est forte, futée, une version badass d’Arwen dans Le Seigneur des Anneaux. Pour ce qui est de l’ensemble des acteurs, c’est excellent et on y trouve une certaine chimie qui confère au film une belle homogénéité.

Le point culminant du film est sans doute l’amalgame de scènes dans la montagne solitaire et plus spécifiquement,  les scènes contenant la présence de Smaug, joué avec brio par Benedict Cumberbatch. Le dragon est somptueusement rendu numériquement par une équipe d’animateurs qui ont probablement eu tout le budget dont ils avaient besoin, ce qui laisse moins de budget pour l’animation des orques, qui souffrent parfois d’un manque de finition.

Enfin, il faut s’y faire : La Désolation de Smaug est un entre-deux, un pont entre Un voyage inattendu et Histoire d’un aller et retour, au même titre que Le secret du coffre maudit pourPirates des Caraïbes. Par conséquent, le film se termine sur ce que le réalisateur se plaît à faire mais que le spectateur déteste : un cliffhanger. De ce fait, le film semble ne pas se tenir de lui seul; c’est un pont entre le début et la fin d’une plus grande histoire, mais au moins, c’est un pont solide, et surtout, très joli.

 

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