Billet historique 12 : La Chine

(Par Ioan Sénécal)

Les livres d’histoire destinés au grand public font généralement leur chou gras des récits de l’Égypte antique, de Rome ou encore du Moyen Âge européen. En effet, les Occidentaux que nous sommes avons tendance (depuis qu’on a réussi à obtenir la domination mondiale à la suite d’évènements que je présenterai surement un de ces quatre) à regarder avec un intérêt suprême les profondeurs de notre nombrils! Du coup, peu de Nord Américains, encore moins de Québécois sont au courant des fabuleux rebondissements de l’histoire de la Chine. Et pourtant, on parle de près de 5000 ans d’histoire continue et d’approximativement un septième de toute l’humanité. C’est pourquoi aujourd’hui, dans mon altruisme sans limite (!!), je vais entreprendre de vous éclairer quelque peu sur les débuts de l’histoire du peuple chinois!

Aujourd’hui, quand on pense à la Chine, on pense généralement au buffet chinois, au petit collant que l’on retrouve sous 80% de nos objets ou encore à la fameuse politique du «un enfant par famille». Certes, la Chine frappe l’imaginaire par sa rapide ascension économique des dernières années. Pourtant, un citoyen moyen qui ne fréquente pas les quartiers chinois (aussi communément appelés Brossard) risque de passer à côté des richesses inouïes de la culture chinoise.

Celles-ci commence entre deux fleuves (les civilisations, c’est reconnu, aiment bien naitre entre deux fleuves!); le Fleuve Jaune et le Yangtze.

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Je vous épargne le tautologie que je ferais en vous réexpliquant les rouages de l’apparition d’une civilisation… (du style… «une fois c’t’un gars qui décide de planter une graine…»).

Néanmoins, l’histoire ancienne de la Chine est des plus difficile à recréer puisque, comme pour beaucoup de périodes reculées, la réalité côtoie aisément la légende. Ainsi, des empereurs légendaires en côtoient de véritables et des dynasties complètes semblent sortir davantage d’une fable pour enfant que de réelles sources archéologiques. J’ai d’ailleurs un faible pour une de ces fables… Elle se raconte comme suit:

Il y a bien longtemps, un empereur nommé Shennong savourait une tasse d’eau chaude à l’ombre d’un buisson quand soudain, il s’assoupit. À son réveil, une des feuilles du buisson était tombée dans sa tasse et semblait avoir infusé l’eau qu’elle contenait. Shennong, aventureux comme il était, décida de goûter l’eau chaude. À sa grande surprise, l’eau avait un goût fabuleux… Shennong venait donc de découvrir le thé!

On comprendra que ce genre de mythe servait à expliquer l’apparition de coutume qui semblait exister depuis toujours. En effet, le premier cadeau de la civilisation chinoise à l’humanité est surement le thé. Dans mon cas, il s’agit d’une véritable bénédiction! Et à tout ceux qui rient de ma tronche pour mes goûts de hipster, sachez que le thé est la deuxième boisson la plus bue au monde après l’eau! On ne badine pas avec le thé (si un jour je deviens un grand homme et que mon nom apparait dans le dictionnaire, je veux clairement cette phrase comme citation célèbre!).

Revenons à l’histoire. La première véritable dynastie chinoise (et la plus durable) fut la dynastie Zhou. Elle dura près 800 ans et mit en place les fondations de la civilisation chinoise qui perdurent encore aujourd’hui. Notamment, elle a instauré le principe du mandat divin accordé par le royaume des cieux à l’empereur (ce que les dirigeants modernes de la Chine semblent encore considérer comme une réalité…).

Par la suite, les poétiques historiens chinois nous on gratifié d’une période historique dont le nom évoque le spleen et la nostalgie: la période des Printemps et des Automnes. En gros, il s’agit d’une période de fragmentation du pouvoir étatique en une multitude d’entités. Pour ce qui est du nom, il provient des annales des Printemps et des Automnes… qui lui même tient son nom de je ne sais où… désolé, il n’y a pas de punch!

Finalement, la période que l’on pourrait appeler l’Antiquité chinoise se termine avec la période des États en guerre. Cette traduction un peu boboche décrit une période d’instabilité étatique… En gros, plein de petits royaumes se tapochent dans le but d’obtenir une domination complète sur les autres. Cette période va se terminer par la domination du roi Ying Zheng. Celui-ci va agrandir son royaume et l’étendre à l’ensemble du territoire chinois de l’époque. D’ailleurs, le nom que celui-ci va donner à son royaume, le royaume de Qin (prononcer T’chin) va permettre aux occidentaux  de l’époque de mettre un nom sur la région alors la plus à l’Est du monde connu! C’est donc à partir de cette époque que l’on parle de la Chine (le Chinois eux ne se sont jamais appelés ainsi… encore aujourd’hui, ils nomment leur pays Zhôngguò).

Déjà à cette période, la Chine sera le berceau d’une civilisation fabuleuse et extrêmement inventive. Marquée par le Confucianisme (d’après le philosophe Confucius; celui-ci affirmait qu’il fallait vivre une vie rigoureuse et respecter l’autorité tant familiale que sociale), la culture chinoise va se définir et se répandre dans de vastes étendues de l’Extrême-Orient. Le meilleurs moments de la civilisation chinoise seront cependant encore à venir au début de l’ère chrétienne. Pour en savoir plus, vous devrez attendre un futur billet! D’ici la, continuez de vous abreuver au ruisseau de la culture et de savourer le fruit de la connaissance! À plus!

 

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