Pourquoi la musique de fond?

(Par Jérémie Bernard)

Les gens autour de moi le savent : je suis à mon niveau de productivité le plus efficace avec un peu de musique en arrière-plan, et ce, peu importe ce que je fais. Je me suis souvent demandé pourquoi. Même si je sais que je suis un fanatique de musique, j’avais à l’intérieur de moi ce besoin omniprésent d’en écouter lorsque je devais aussi faire une autre activité, souvent plutôt importante. C’est en écoutant de la musique avec un volume raisonnable que je vous offre cette réflexion sur le pourquoi la musique en complément, même lorsque je dois lire un texte plutôt complexe à l’université.

Je suis de la génération où les jeux vidéo font partie de la vie quotidienne depuis pratiquement la naissance. Prenons quelques instants pour décortiquer très sommairement le médium particulier qu’est le jeu vidéo : prenez une multitude d’informations transmises au joueur dans un univers graphique et dynamique. Ajoutez ensuite à la formule une certaine interactivité associée à l’information que le joueur a reçue. En plus de divertir, le jeu vidéo développe la capacité d’agir selon une demande précise, et cherche à ce que le joueur développe progressivement la maîtrise d’un système lui permettant de traverser le jeu avec le même plaisir de la découverte et du contrôle du début à la fin. Maintenant, ajoutez à ce flux d’information et à ce divertissement multimédia, des sons. Pas seulement de la musique, mais aussi une quantité faramineuse de bruitages. Comme pour les films, les jeux vidéo sont jonchés de choses à écouter et entendre; à comprendre auditivement.

Ce sont les jeux vidéo qui ont développé chez moi ce désir, ce plaisir et ce besoin de m’entourer de musique partout où je vais et peu importe ce que je fais. La musique est le complément nécessaire de remplissage de mon environnement de divertissement ou d’apprentissage. Elle n’est pas là pour me faire perdre ma concentration, mais plutôt pour la consolider, tout comme je plonge dans un univers lorsque je joue à un jeu particulièrement prenant.

Je dois avouer que ma concentration passe parfois d’un médium à un autre; je peux prendre quelques secondes pour apprécier un solo de clavier explosif ou encore un peu oublier la musique le temps de comprendre un concept théorique obscur qui tient épiquement dans la construction de deux longues phrases impardonnables. Ce va-et-vient de la concentration permet quoi à la fin? D’être concentré plus longtemps, à un niveau beaucoup plus élevé que le fait d’écouter de la musique criarde en lisant un texte ancien peut sembler être possible. Dans mon cas, garder le focus sur un seul élément équivaut à faire un sprint. Cela doit se faire rapidement sinon ma concentration s’en verra essoufflée très rapidement. Si en revanche je peux osciller d’une seconde à l’autre entre deux marqueurs d’attention, cela me permet de parcourir de bien plus grandes distances intellectuelles.

Voilà ma théorie personnelle qui explique pourquoi cela fonctionne pour moi d’écouter n’importe quel type de musique de pair avec n’importe quelle demande physique ou mentale. Je ne pourrais dire si ma façon de faire est réellement la plus efficace, mais je sais pertinemment qu’elle fonctionne pour moi. Si vous vous reconnaissez dans ces explications rapides et ces conclusions d’amateurs, tant mieux!

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