Les 10 façons de… gérer le temps des fêtes

(Par Renaud Leduc)

Le temps des Fêtes peut avoir, selon les différentes entités nous côtoyant, une connotation disjointe. En effet, cette période de l’année peut vouloir dire beaucoup plus que l’on ne croit. Certains diront qu’ils en profiteront pour prendre des vacances tandis que pour d’autres, cette division de l’année est la plus achalandée de toutes. Cette phase de l’hiver est souvent bien appréciée par les gens. Les deux fêtes les plus importantes de l’année se trouvent dans cet intervalle d’environ trois semaines, soit le jour de Noël et le jour d’après Noël. Certaines festivités sont au rendez-vous et les gens brandissent leurs avoirs aveuglément sans trop savoir pourquoi. La magie des fêtes fait toujours des siennes et, en prenant du recul, j’ai pu analyser le temps des Fêtes de façon plus ou moins objective.

1- Fêtes traditionnelles…
Les fêtes traditionnelles sont les plus courantes et plus pratiquées. On entend par ici les copieux repas avec bien sûr la dinde, le ragoût, la tourtière etc… On voit aussi deux réveillons à sept jours d’intervalle soit le soir du 24 décembre et pour les dernières heures de l’année. Lors de ces occasions, on se retrouve en famille, on parle des études, de la santé, du travail (il serait plutôt juste de dire on prétend s’intéresser aux études, de la santé, du travail…). Chez plusieurs familles québécoises, cette tradition prend place depuis déjà plusieurs années. Bref, dans ces fêtes, on mange beaucoup, trop pour certains, on parle, on n’apprend rien de particulièrement intéressant, on fête, on rit, et tout le monde apprécie bien ces belles occasions.

2- Du temps pour décompresser…

Plusieurs ont une vie très mouvementée. Soit par le travail, les études ou tout simplement le fait d’avoir beaucoup de choses à faire en même temps, les gens sont pressés par le temps et sont littéralement envahis par un certain stress. La vie de tous les jours n’est pas de tout repos. Ces gens prennent alors n’importe quel moment opportun pour se détendre et penser à autre chose qu’à son agace-vie quelconque. La période des Fêtes est souvent utilisée par ces adeptes d’une vie mouvementée pour ralentir le quotidien, se libérer et se laisser emballer par la magie des Fêtes. Ces personnes agiront généralement de deux manières distinctes. Elles pourront dans un premier temps prendre ce temps de vacances pour tout oublier et ne feront donc rien de spécial pour le temps des Fêtes. D’autres par contre agiront activement pour festoyer et avoir du plaisir en famille ou entre amis pendant le temps des Fêtes. Ces deux manières permettent de décompresser et d’oublier la routine habituelle, souvent morne et insipide.

3- Stress omniprésent…

Le temps des Fêtes peut engendrer du temps pour relaxer et prendre du bon temps mais il peut aussi susciter une forme de stress désagréable. Ce stress peut se retrouver chez tous les individus mais lorsqu’il se retrouve chez les gens visés par la façon #2 (Du temps pour décompresser…), on peut assister à l’affaissement de la personne atteinte. Ce stress peut être dû à la surdose d’événements à préparer et/ou à assister. Les courses aux cadeaux de Noël en sont un bon exemple. Si on ajoute à cela un réveillon à préparer, un souper, les décorations, finir sa partie de Clue, se fabriquer des vêtements pour l’occasion et nettoyer la maison au complet, on obtient une liste de choses à faire assez salée, et ça peut dégénérer. Pour enrayer le stress, il faudrait commencer à exécuter les préparatifs de la dite fête avant le 24 décembre. Mais, la procrastination étant la devise des gens en général, comme le dit le proverbe « Qui dort dîne », on travaille toujours mieux lorsque l’on est pressés. C’est pourquoi les cadeaux sont toujours achetés en retard, le réveillon n’est pas préparé et on fait passer la balayeuse par la visite pour sauver du temps. Le stress n’arrête jamais et deviendra le pire ennemi de l’homme d’ici peu.

4- Aucun stress…

Une méthode peu orthodoxe de passer le temps des Fêtes est de tout simplement laisser aller les choses, de ne rien faire du tout. Plusieurs utiliseront cette façon de faire prétextant que ces jours de l’année ne servent à rien et que ces jours de Fête ne sont en réalité qu’une grosse propagande. Ils iront même jusqu’à dire que le calendrier devrait être réduit de 2 semaines. Alors ces gens ne feront rien de particulier pour Noël et le Jour de l’An. Ils resteront dans leur chez-soi, espérant un événement d’envergure pour masquer la retraite voulue aux festivités. Un séjour à l’extérieur de la pensée actuelle peut être relatif à plus d’une raison. Par exemple, le sujet peut tout simplement ne pas avoir de famille et/ou d’amis avec qui fêter et donc ne pourra recevoir de cadeaux, donc aucun besoin de fêter. La personne en question peut aussi ressentir le besoin de ne rien acheter et ne rien préparer, soit pour prévoir un achat prochain ou tout simplement parce que le sujet n’est qu’un homme libre dans la nature (c’est-à-dire, qu’il ne possède aucun bien avec quoi échanger de la nourriture ou des cadeaux). Une autre raison pourquoi ces Fêtes ne soient pas célébrées pourrait être que la personne n’existe pas. Puisqu’une Fête quelconque ne peut être célébrée qu’en présence de représentant(s) humain(s), si les personnes appelées à commémorer un événement n’existent tout simplement pas, aucune festivité n’aura lieu.

5- Escapade…

Pour certains, le temps des Fêtes signifie d’aller visiter la famille qui habite loin. C’est alors que l’on fait ses valises, prépare les cadeaux, proclame les « au revoir » à nos chers amis en souhaitant Joyeux Noël et une Bonne Année, de faire attention à soi et qu’on se revoie le 7 Janvier. On part alors dans une aventure classique, dans un voyage en voiture interminable où les gens ont faim, soif et se lançant des insultes diverses. On oublie toujours un accessoire important dont on ne se rend compte qu’à destination. La famille éloignée accueille donc la famille de la ville dans sa propriété délicate de taille minime. Mais on s’y réjouit tout de même car on se dit qu’on doit passer deux semaines dans ce parapluie ressemblant étrangement à une maison. Une fois le temps des Fêtes terminé, on est triste de quitter des gens que l’on aime mais on est doublement heureux de retourner vivre chez soi. On se raconte alors ses vacances et on se rend compte que le piteux village éloigné inconnu du Québec n’était pas si intéressant que ça…

6- Escapade… À plus grande échelle…

Souvent utilisée pour garantir un souvenir charmant qui restera gravé dans nos mémoires pendant des années. Cette escapade résulte d’un voyage en famille ou entre amis pour le temps des Fêtes à un endroit exotique, la Floride étant un bon exemple adopté par bon nombre de personnes. Étant un cadeau inestimable, un voyage dans un tel endroit plaît à pratiquement tout le monde. Bien sûr, un pareil voyage peut nécessiter l’engorgement de plusieurs cartes de crédit mais l’appréciation du moment est infinie. Souvent, le principal démarreur du projet a souligné cette idée de peur d’aller dans les grands magasins et d’acheter un peu n’importe quoi sous le stress du moment. Naturellement, un voyage d’une telle envergure coûte beaucoup plus cher que les cadeaux offerts habituellement mais prend moins de temps à finaliser puisque les transactions de billets d’avions peuvent être finalisées par Internet et voilà, le voyage est conclu. Il faut aussi ajouter que parfois, le responsable du dit projet feint d’avoir ouvert son coeur et de payer un si gros voyage car il l’a gagné à la radio. Ne vous faites pas avoir par ces arnaqueurs.

7- Chasseur d’aubaines…

Durant le temps des Fêtes mais plus précisément durant les quelques journées avant Noël, on peut remarquer un engorgement soudain dans les différents détaillants d’articles utiles ou inutiles, tout dépendant. Cette masse d’individus est due au nombre trop important de chasseurs d’aubaines. Ces gens sont facilement repérables dans un endroit prédéfini: ils courent, parlent au téléphone, ne cessent de regarder leur montre et ont un nombre incalculable de produits appropriés chez divers manufacturiers. Les cueilleurs de rabais de toute sorte ne s’apprécient pas entre eux car chacun est susceptible de leur voler un certain escompte. Ces phénomènes sont par contre appréciés des fabricants malgré leur attitude disgracieuse consistant d’entrer dans le magasin en courant pour ne pas se faire arrêter par quiconque, déceler les aubaines, acheter le plus de produits possible et ce, dans le laps de temps le plus limité qui soit. Les commerces peuvent compter sur ces monstres de l’achat pour leur assurer une grande partie de leurs profits. Il faut par contre avouer que les proches et amis de l’individu chassant les boutiques seront probablement comblés par un bon nombre de présents originaux pour la fête de Noël vu les démarches prises par l’acheteur.

8- Acheteur simple…

Ce profil d’acheteur convient aux individus qui veulent offrir des cadeaux à pratiquement toutes ses connaissances sans se casser la tête. Cette personne ne voudra pas parcourir toutes les boutiques possibles faisant en sorte de trouver la perle rare pour chacune des personnes chéries par l’individu. Au contraire, le simpliste n’ira visiter qu’une boutique. À destination, il n’achètera qu’un seul item à plusieurs exemplaires (le nombre d’exemplaires étant justifié par le nombre de personnes profitant de la générosité de l’individu), complétant ainsi ses achats. Cette personne peut alors consacrer du temps à autre chose que de parcourir les centre commerciaux engorgés de pulvériseurs d’argent. L’inconvénient de cette méthode est que la gracieuseté offerte est susceptible de ne pas plaire à tout le monde. Par exemple, si un individu arbitraire veut offrir un petit quelque chose à une dizaine de personnes comprenant sa famille, ses grands-parents et quelques amis et que le présent en question est un Tank Ukrainien 1975, il est probable que certains membres du cercle d’offrandes ne soient quelque peu déçus d’avoir reçu pour Noël un Tank. Il faut utiliser son jugement et être capable de trouver ce qui plaira à pratiquement n’importe qui.

9- Offrir pour soi…

Lorsque vient le temps d’acquérir des biens afin de les offrir aux personnes qui nous sont chères pour Noël, il est bien de penser quelques instants aux intérêts marquants de la personne recevant le cadeau. L’erreur effectuée par probablement trop de personnes est d’acheter pratiquement n’importe quoi pour offrir en cadeau, n’ayant pas assez songé aux passions de la personne recevant le présent. Le problème avec cette méthode d’achat est que la probabilité que la personne visée ne soit pas charmée est absurdement élevée. C’est pourquoi plusieurs individus ayant une insouciance des valeurs de ses compatriotes paniqueront lorsque le moment fatidique d’acquérir un bien à soumettre viendra. Pour enrayer la panique, dans les différents commerces visités, ces individus tourneront leur regard instinctivement vers les items satisfaisant leurs propres intérêts. Arrivé au moment d’offrir, la réaction de la personne mise en évidence lors du dévoilement pourra décevoir. On remarquera par contre un intérêt profond provenant du donneur. Le receveur tentera alors de raisonner l’individu offrant. Une dispute s’en suivra et tout pourra dégénérer tout dépendant de bien des facteurs qu’il serait inutile d’énumérer car le tout finirait par une liste interminable et excessive de mots appuyant tout simplement le démarrage d’une dispute provoquant, si possible, la mort d’un ou de plusieurs individus.

10- Délai volontaire…

Pour la plupart des gens fêtant Noël, les festivités ont lieu lors d’un réveillon ayant lieu lors de la jonction du 24 et du 25 décembre, où l’on offre à ceux qui nous sont chers. Qui dit fêter de cette manière, dit acheter les offrandes au minimum quelques instants avant les festivités. Voyant le jour frappant le plus fort de l’année arriver, le boxing day (désolé pour les esprits sensibles, c’était trop facile de faire une « joke à la Mario Jean »), certains se sauveront sournoisement de l’occasion en question afin de minutieusement aller fraterniser avec les rabais enchanteurs du 360e jour de l’année. Les possibles receveurs de l’individu seront par contre désappointés pensant que l’individu en question a oublié cette fête prétextant n’avoir vu aucune publicité de cette occasion dans les journaux. Le sujet ira donc s’aventurer dans les nombreuses boutiques cherchant les monstrueux rabais épargnant ainsi quelques huards permettant d’accéder à d’autres biens plus précieux. Il aura alors deux façons d’agir. Il pourra acheter les mêmes produits qu’il était censé promouvoir au départ, épargnant ainsi considérablement mais vu le retard, les receveurs resteront un tantinet amer ou alors il pourra dépenser autant que prévu, ce qui aura pour résultat d’offrir de plus gros et dispendieux présents vu les différentes épargnes accessibles et donc, les sourires effaceront les reproches et le péché d’oublier le rassemblement du 25 décembre sera sous peu oublié.

Tout dépendant comment il est utilisé, le Temps des Fêtes peut être un événement magique.

Ne pensez pas seulement à vous! Les sourires que l’on retrouve chez ceux que l’on aime lorsqu’ils reçoivent la perle rare de leurs désirs valent plus que tout au monde.

En espérant que vous avez passé de belles Fêtes…

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SALUT!

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