Introduction : Trilogie Donkey Kong Country (jeu vidéo)

(Par Philippe Crête)

Comment ignorer la trilogie Donkey Kong Country sur Super Nintendo lorsqu’on parle des grands classiques de l’histoire du jeu vidéo. Celle-là même qui m’a appris la définition de « dextérité ». Une grande œuvre d’art du domaine vidéoludique. Rien de plus flagrant qu’un jeu de l’époque où on apprenait grâce aux essais-erreurs. Il aura fallu attendre un peu plus d’une décennie pour en avoir une version plus récente qui malheureusement ne pourra jamais atteindre la barre laissée par cette trilogie des générations pixelisées  Il s’agit peut-être, cependant, d’une opinion biaisée par le fait qu’il s’agit pratiquement de la moitié de mon enfance, mais pour cette fois, je me concentre sur les premiers volets faits par Rare.

Un remake ou une suite s’est fait attendre, car les droits de Rare ont été acquis par Microsoft, depuis. On se retrouve donc à incarner des primates sympathiques dans leur quête de bananes. On n’a rien, ici, d’un scénario particulièrement abouti. C’est surtout le level design et les graphiques qui permettre aux joueurs de savourer chaque niveau. Rare s’est permis d’utiliser un moteur 3D pour faire les graphiques pour ensuite les transposer dans la machine de Nintendo. Quel réalisme créé par cette équipe de graphistes! On peut facilement voir la trilogie comme l’une des plus grandes inspirations des pixels-artists d’aujourd’hui. Que dire de la bande sonore. Parfaite ! C’est dans une période où l’avènement des musiques synthétiques n’était pas spécialement au point que David Wise, le compositeur en chef du projet, réussit à instaurer une parfaite symbiose homogène entre la musique d’ambiance et l’interactivité d’un jeu vidéo. Outre son système sonore, la trilogie se démarque aussi par ses niveaux grandement variés. En passant de la jungle, à la mer, aux montagnes enneigées jusqu’aux volcans ardents, les singes en ont vu de toutes les couleurs.

Outre sa musique exceptionnelle, son level design ainsi que son esthétique irréprochable, le gameplay n’est pas non plus négligeable. Parfait mélange de technicité et de fluidité. Chaque poilu possède ses propres habiletés, faiblesses et forces. Je ne peux même pas compter le nombre de fois qu’on se chicanait pour savoir qui allait prendre dixie, qui avait le pouvoir de planer.  Les trois jeux peuvent se terminer en une quinzaine d’heures pour le moi-même de 5 ans assoiffé de comprendre le principe d’un jeu vidéo où quelques petites heures au moi-même du présent capable de faire les niveaux les yeux fermés, les oreilles bouchées avec une manette défectueuse tenue à l’envers. Quelle quantité de bonus à retrouver ! Judicieusement éparpillés aux quatre coins des niveaux, ils ont instauré le principe d’une utilité post-quête principale dans un jeu vidéo.

Prenez-moi pour un fou d’y voir autant d’influences de cette trilogie dans la musique, les graphismes et la maniabilité dans les jeux vidéo d’aujourd’hui, mais je ne dis sans aucune gêne que ces trois volets de Donkey Kong Country sont une obligation pour tous les soi-disant fans de loisirs interactifs. Chefs-d’œuvre, rien de moins.

 

Votre opinion?

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s