Critique : The Legend of Zelda – A Link to the Past (Jeu vidéo)

(Par Philippe Crête)

On ne peut pas penser à Nintendo sans penser à la série The Legend Of Zelda. Une saga où se succèdent les blockbusters vidéoludiques d’opus en opus. L’un des plus marquants reste celui sur Super Nintendo, A Link To The Past. Le troisième de la série et le deuxième qui s’approprie les dispositifs d’un jeu vue de haut. Dans cette version, Link est amené, encore une fois, à sauver la princesse du mal incarné. Voici les points importants de ce jeu qui a révolutionné le genre.

Tout d’abord, la jouabilité pratiquement parfaite propose une homogénéité quasi symbiotique entre la simplicité et la variété. La nouvelle manette proposant un peu plus de liberté que celle de son ancêtre, le jeu peut donc se le permettre. A Link To The Past abandonne pour le mieux quelques attributs RPG pour se concentrer davantage vers une réflexion numérique du joueur, pour ainsi donner une impression véritable d’incarner réellement un héro. Il s’agit de l’épisode qui assigne Zelda au rang de référence inévitable en terme d’exploration. L’immensité de la carte reste, encore à ce jour, l’une des plus significatives dans le monde pixelisé. Deux territoires énormes et hétéroclites se superposent efficacement. La variété du décor de chaque dimension est fantastique et tout au long de la progression, le joueur est amené à négocier avec cette liberté toujours changeante. Chaque objet acquis au court de l’aventure ouvre de nouvelles portes aux joueurs, ce qui amène une valeur réelle à la quête. Les donjons sont d’ailleurs planifiés au détail près et l’architecture des niveaux est imperfectible. Chaque donjon propre a une géographie particulière et apportait son lot de surprise. On y croyait vraiment. On s’y est cassé la tête à plus d’une reprise. Les bosses étaient monstrueux et demandaient beaucoup de dextérité pour en venir à bout.

Ensuite, le scénario reste simple, mais proposait tout de même quelque chose d’intéressant pour une génération limité en terme de codage scénaristique. La multitude de quêtes annexes était phénoménale pour l’époque. Un des rares jeux à proposer une si énorme quantité d’objets à retrouver et de territoire à découvrir. La pluie torrentielle de l’introduction où Link était impuissant et dépourvu de toutes armes reste encore dans mes cauchemars. Il se lève pendant la nuit pour affronter l’orage, se faufiler en douce dans un château bien gardé pour sauver une princesse. Quel courage pour ce petit gars! De plus, la musique propose encore aujourd’hui une sélection irréprochable de morceaux. On les entend encore  dans les opus récents. On ne peut pas passer à côté de Koji Condo quand on s’intéresse à la musique dans les jeux vidéo. Véritable maître de cet art. La musique se prête si aisément à l’univers qu’elle disparaît presque. Chaque piste colle parfaitement aux deux univers ainsi qu’à chaque esthétique distincte de chaque lieu.

Bref, un classique ne se créé pas d’avance, il est attribué et reconnu au fil du temps lorsqu’on voit se qu’il apporte aux générations suivantes. C’est ce que The Legends Of Zelda : A Link To The Past est. Un brillant mélange entre la simplicité, la liberté et l’aventure.

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