Critique : Pokémon X et Y (Jeu vidéo)

(Par Philippe Crête)

Pour tous grands fans de Pokémon qui se respectent, la transition vers une esthétique en 3D sur une console portable était espérée depuis des lustres. Après plusieurs opus semblables qui ne proposaient pas de nouveautés particulièrement intéressantes, Pokémon X et Y nous promet de belles avancées techniques, stratégiques et rafraichissantes. Une toute nouvelle génération proposant un peu plus d’une soixantaine de nouvelles bestioles ainsi qu’une joyeuse nouveauté : les mégaévolutions.

Alors, que dire de cette génération en particulier quand on s’attarde plus précisément à ces petits monstres de poche en tant que tels? Il s’agit d’une des meilleures cohortes selon moi, malgré le faible nombre de nouveaux Pokémons. Personnellement, j’adore les nouveaux Pokémons de début de jeu et j’ai mis beaucoup de temps à choisir lequel je préférerais. J’ai pris sur un coup de tête le petit renard de feu sans savoir réellement quelle sorte de badass il deviendrait. Chaque Pokémon du début propose un double type fort intéressant au stade final. Le petit renard devient alors une sorte de sorcier maléfique à l’allure d’un balèze magicien du feu. Vous comprendrez mon lien d’attachement envers ce petit bonhomme pourtant virtuel, c’est ça la beauté de ce jeu. J’aurais pu aussi prendre le petit hérisson de type gazon. Il aurait alors pris des formes d’un tank de piquants végétaux, ma foi, très costaud. Pour le troisième, il s’agit d’une petite grenouille ressemblant à un joyeux petit lutin mousseux. On appréciera grandement son stade final rappelant un vigoureux ninja. Bref, les Pokémons de départ sont vraiment bien, selon mon opinion absolument subjective, évidemment.

Tant qu’il n’y avait pas pour une autre fois de suite un double type feu/combat, je n’aurais pas été déçu. Pour ce qui est du reste de la génération, on appréciera les nouveaux doubles types inédits du style Plante-Fantôme où Poison-Dragon. Cependant, ce qui attire réellement l’attention dans ce nouveau paquet de créatures est le nouveau type instauré : le type fée. Bon, on s’entend que ça ne sonne pas particulièrement tueur, mais il a été rajouté pour balancer la suprématie du type dragon, ce qui n’est vraiment pas une mauvaise chose. Certains Pokémons d’anciennes versions se retrouvent alors avec ce nouveau type comme Jigglypuff ou Marill. En effet, cela rajoute des petits éléments qui changent gros du point de vue stratégique. Le type poison, souvent oublié puisqu’il n’est avantagé sur pratiquement aucun autre type, se retrouve alors fort intéressant puisqu’il possède maintenant l’avantage sur ce type fée. Cette version ne comporte cependant que trois nouveaux monstres légendaires, ce qui est relativement peu comparé aux anciennes versions. N’étant pas un grand fan de ces Pokémons généralement pas bien balancés, je ne porte pas une grande attention à ce petit détail. Bref, la chasse s’annonce ardue quand on pense qu’il y en a 718 à capturer. Un bon cent heures de jeu pour les plus déterminés.

Comment fonctionne ces nouvelles formes d’évolutions dans Pokémon X et Y, appelées Mégaévolution? Premièrement, il n’y a pas tous les Pokémons qui sont dotés de cette nouvelle fonction. Ceux aptes à mégaévoluer doivent être munis d’une gemme spéciale propre à leur espèce. Par exemple, le bon vieux Charizard peut mégaévoluer grâce à la Charizarite (Nintendo ne s’est pas trop cassé la tête pour nommer ces petits cailloux). Non seulement les Pokémons mégaévolués changent d’apparence, mais cette nouvelle forme apporte aussi beaucoup du point de vue stratégique. Certains peuvent changer carrément de types, d’autres de capacités spéciales. Toutefois, ce Pokémon doit posséder impérativement sa pierre distincte, ce qui l’empêche d’utiliser toute autre forme d’objet. Alors que le bon vieux Venusaur était condamné à être le moins puissant des starters de la première génération à cause de ses nombreuses faiblesse, sa nouvelle mégaévolution lui permet de mieux résister aux types glace et feu. Sa mégaévolution permet donc une nouvelle vie à ce gros tas de feuilles vénéneuses. Les mégaévolutions restent dans l’ensemble un bel ajout à ces versions malgré qu’on aurait tout simplement aimé des évolutions standards à certains Pokémons comme Mawile ou Absol.

Que dire du passage à la 3D ? Cela relance une série qui commençait à ternir au point de vue technique. Enfin un placement de caméra intéressant. GameFreak en profite avec quelques angles insolites, travelling avant ou des panoramiques suivant le héros. C’est surtout dans les combats que cela amène une réelle innovation. Après les sprites fort dégueulasses dans les versions de la cinquième génération, le graphisme de celui-ci est très charmant. Les combats s’y déroulent plus rapidement, les attaques sont beaucoup plus captivantes et les animations rendent la chose beaucoup plus agréable. On apprécie aussi la grande qualité des artworks des dresseurs qu’on affronte. Cet ensemble de nouveaux éléments graphiques fait réellement une différence. Pokémon X et Y nous permet aussi de personnaliser notre héros, ce qui n’est pas pour nous déplaire. Cela permet aux joueurs de s’identifier véritablement au personnage dans l’écran. On peut cependant commenter le peu d’articles personnalisables. J’aurais bien aimé ajouter une grosse barbe scandinave ou moduler mon corps à ma guise tel un dieu grec. C’est intéressant, mais au final, on rencontre beaucoup de joueurs nous ressemblant quand on joue en ligne par exemple.

L’ultime défaut du jeu reste l’intelligence artificielle. Comparables à un vieux pirate édenté, les dresseurs que l’on affronte restent encore une fois de vraies plaies à affronter tellement on les découpe en morceaux facilement. Les leaders de chaque ville sont quant à eux un peu moins débiles, mais on les élimine assez facilement avec une équipe bien balancée. Même chose pour l’Elite Four et la championne. Pour ceux qui veulent un vrai challenge, désactivez le changement de Pokémons lorsque vous en éliminez un et évitez d’utiliser l’EXP Share qui est encore plus efficace dans cette version. Grâce à lui j’ai augmenté mon gros sorcier de flamme de cinq niveaux sans jamais l’utiliser, car ce nouvel objet distribue de l’expérience à l’ensemble de l’équipe, même les paresseux qui restent dans leur Pokéball à boire du thé. Bref, le vrai niveau de difficulté se retrouve en ligne bien évidemment.

En résumé, cette version apporte vraiment son lot de nouveautés fort intéressantes avec le passage à la 3D, son nouveau type ainsi que l’avènement des Mégaévolutions. Bien hâte de voir la suite des choses. Attrapez-les tous !

 

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