Critique : M Machine – Metropolis pt. 2 (EP)

(Par Dominic Carignan)

Depuis environ trois ans, la musique électro est devenue très significative dans ma vie. En fait, c’est surtout suite à la découverte d’un célèbre artiste du milieu, surnommé Deadmau5, que j’ai pu enfin réaliser l’ampleur du potentiel de ce genre musical. Bien que plusieurs croient qu’il ne faut qu’appuyer sur « spacebar » pour créer de l’électro, mon expérience avec les logiciels de production audio m’a confirmé la complexité qui se cache derrière la création d’une chanson électronique. Même si la maîtrise complète d’un de ces logiciels reste très difficile, elle ouvre tout de même la porte à une immense diversité de styles. Que l’on parle de progressif, de complextro, de dubstep, de moombahton, de trance, de drum and bass ou autres, cet univers qu’est l’électro ne sera jamais en manque d’inspiration!

La critique d’aujourd’hui vise le deuxième Ep (Extended Play, plus long qu’un single, mais plus court qu’un album) du trio originaire de San Francisco M Machine, formé en 2011. Le groupe (Ben Swardlick, Eric Luttrell et Andy Coenen) fait partie du célèbre label OWSLA, qui inclut nul autre que Zedd, Porter Robinson, Rusko, Kill the Noise, Skrillex et d’autres artistes avec beaucoup trop d’argent.

L’Ep Metropolis pt2, sorti le 19 février 2013, est selon moi un incontournable dans le monde de la musique électronique moderne. Composé de 6 pièces de house et de dubstep plus intenses et inspirantes les unes que les autres, l’ep nous livre exactement ce qu’on veut, de l’impact et de la basse qui ramasse le torse.  C’est un mélange réussi de modernité et d’éléments un peu plus classiques comme du piano et des effets de tourne disque. Les sons utilisés sont très lourds et puissants, ce qui donne souvent l’effet d’être dans une grande salle en plein spectacle (beaucoup de reverb), en plus d’ajouter de l’intensité aux différentes voix.

Certaines chansons comme Tiny Anthem et Ghost in The Machine sont plus calmes et douces à l’oreille, alors que d’autres comme The Palace et Luma sont beaucoup plus heavy au niveau de la structure et du choix des bass/leads. The M Machine ont également été audacieux avec l’introduction de Moon Song, qui met clairement en évidence le contraste de la puissance de l’électro (qui pourrait même frôler le désagréable!) et la douceur d’une voix qui peut l’accompagner. En d’autres mots, la majorité des chansons du groupe nous donnent vraiment envie de sauter pendant 3 heures dans une foule de 5 000 personnes, puisque les montées et transitions sont saisissantes et surtout très surprenantes.   Metropolis pt2 est une œuvre d’une grande complexité qui mérite sans l’ombre d’un doute que l’on prenne du temps pour l’apprécier. Pas game d’aller l’acheter.

Si le genre vous intéresse, je vous conseille très fortement la suite de cet Ep, Metropolis Remixed, qui prolonge le plaisir d’écouter leurs créations. Pour ce qui est de Metropolis pt2, je conclus la critique en accordant sans même hésiter un bon gros 9/10, parce que sérieusement, ils le méritent. Good job les boys.

 

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