Critique : Dragon Ball (Manga)

(Par Philippe Crête)

Rien de plus emblématique pour le manga shonen que Dragon Ball. Qui n’a jamais entendu ce nom ? À part les sourds, personne! Si on m’obligeait à recommencer mon enfance et on me proposait de choisir seulement un élément à reproduire, c’est sans hésitation les heures avant de me coucher à lire Dragon Ball. Certains ont peut-être grandi avec les super-héros, moi j’ai grandi avec des personnages capables de faire tout ce qui est imaginable. Aucunes limites, aucunes contraintes. Je vais vous faire une brève introduction à cette histoire légendaire encore aujourd’hui considérée comme l’œuvre la plus influente de son époque.

L’histoire c’est quoi ? Il n’y a rien d’exceptionnel dans Dragon Ball. Un jeune garçon pas très futé qui sauve la planète Terre des méchants à l’aide d’alliés. Élevé en forêt depuis sa naissance, il est confronté à la vie urbaine et tous ses côtés capitalistes. Ne pensez pas ici à quelque chose d’extrêmement intellectuel. C’est si candide et naïf que ça passe inaperçu. Il est doté d’une force surhumaine au point de pouvoir faire exploser des rochers à coups de petit orteil. On vend du rêve, ici ! Il est donc amené à confronter de grands vilains et à prouver sa force auprès de rivaux puissants. Il faut savoir que l’histoire est marquée de deux parties distinctes : Dragon Ball et Dragon Ball Z. La deuxième partie étant sa vie adulte, beaucoup plus violente et sérieuse comparativement à son enfance joyeuse et comique de la première partie. Sans vraiment tout casser grâce à un synopsis brillant, Dragon Ball se démarque plus au niveau des péripéties et des héros qui sont confrontés à de puissants ennemies aux forces surhumaines. Pour une fois aussi, les femmes d’un shonen ne sont pas l’image idéalisée de la femme soumise à la poitrine surdimensionnée. Ça fait du bien que l’accent est mis surtout sur l’action et la relation entre les personnages. Les dessins sont formidablement représentés. Le mouvement est parfait et le livre se lie pratiquement en regardant les images seulement. On a presque l’impression de regarder une suite de Post-it que l’on déroule. Le mélange futuriste avec la campagne est assez réussi. Sans non plus avoir des dessins éblouissants comme celles appartenant à d’autres séries comme Gantz, Dragon Ball se démarque justement par le fait que le lecteur bouche les trous lui-même. Fantastique la partie droite du cerveau, non?

Dragon Ball n’est pas un chef-d’oeuvre technique de dessins, de scénarios ou de thèmes particulièrement intéressants. C’est surtout le rêve véhiculé à travers les 500 chapitres qui est phénoménal. Je croyais, étant jeune, que si je me fâchais réellement, j’allais me transformer en Super Saïyen. On aurait pu croire que les gens se serviraient de tels pouvoirs pour leur bien personnel. Toutefois, les personnages utilisaient leur super force pour aider les pauvres, sauver des vies et faire le bien. Ça ne paraît pas, mais la série m’a montré à me servir de mes habiletés pour le bien, pour aider et aimer les gens. Je n’avais peut-être pas des lasers qui sortaient de mes mains ou une force herculéenne qui trancherait la Terre en deux, mais je possédais quelque chose de bien à l’intérieur, autant que n’importe qui. Ça peut paraître exagéré comme analogie, mais c’est ça Dragon Ball!

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