Critique : Devildriver – Winter Kills (CD)

(Par Philippe Crête)

Fan de gros métal sale et graisseux ? Vous êtes intéressés à vous faire saigner les oreilles par l’excellent groupe DeathTrash qu’est DevilDriver. Soyez prêt à du lourd, car le groupe nous sort un nouvel album nommé Winter Kills qui ne laissera personne indifférent. Plus ou moins deux ans après leur album précédent, Beast, DevilDriver s’affirme encore une fois au sommet d’un métal apocalyptique et violent.  Apporte-t-il, cependant, quelque chose de nouveau ?

On ne peut pas apprécier réellement DevilDriver tellement le groupe créé des chansons volontairement inaudibles aux premières écoutes. Agressive, nerveuse et puissante, la discographie du quatuor californien n’en démord pas. Bref, après quelques séances intensives de violence auditive, l’album se dessine particulièrement brillant. Toujours dans la même esthétique sonore, Winter Kills ne redéfinit essentiellement pas le genre, mais poursuit dans le même succès. Les pistes de cet album s’avèrent plus variées et tranchantes. Les chansons sont encore formidablement introduites grâce aux crescendos encore une fois bien fournis. Ils ont le don de nous mettre d’excellentes chansons en guise de bonus pour les versions de luxe. Il est donc impératif de se les procurer pour éviter la malchance de passer à côté d’une chanson qui a le potentiel d’être notre préférée.

L’album est introduit par Oath of The Abyss, une chanson typique DevilDriver : une introduction graduelle, un imbroglio quasi parfait d’une batterie aiguisée et violente et une cohabitation symbiotique entre la basse huileuse et la guitare incisive. La chanson phare éponyme, Winter Kills propose quant à elle quelque chose de plus structuré. Le premier single dévoilé, Ruthless,  était encore une fois à l’image du groupe. Il s’agissait d’une excellente chanson, mais ne laissait pas présager quelque chose d’extrêmement différent. La crainte d’un album réchauffé s’était donc installée. C’est en découvrant les premières chansons que la peur se concrétisa progressivement, jusqu’à The Appetite, véritable désordre gracieusement brutal et abouti. Haunting Refrain et Tripping Over Tombstone poursuivent dans la même veine musicale. Sans trop changer de tendances musicales, le groupe reste dans les mêmes propriétées sonores. Comme mentionné plus haut, les chansons bonus sont incontournables, car elles sont meilleures que la majorité des autres chansons de l’album.

En général, ce nouvel opus de DeathTrash n’apporte absolument rien de nouveau, pour notre plus grand plaisir finalement. L’album possède plusieurs chansons spécialement bonnes. Ce qui ajoute un peu de couleur à quelques chansons probablement dispensables cependant. Toutefois, il ne faut pas croire que l’album n’en vaut pas la peine. Le groupe propose un album encore une fois extraordinaire. Bref, je le conseille aux fringants sadomasochistes en manque de destruction pour soulager leur absence de massacre auditif !

 

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