Critique : Assassin’s Creed II (Jeu vidéo)

(Par Jérémie Bernard)

Après le premier Assassin’s Creed, le joueur se retrouvait avec un univers historique plutôt original et une fin abrupte qui l’empêchait de répondre à ses nombreuses questions. Retourner dans ce combat épique entre les templiers et les assassins est une vraie quête pour des réponses à des interrogations par rapport à ce que tout le monde tente de retrouver, ces morceaux d’Éden extraordinaires et magiques. Cette fois-ci, Ubisoft fait un bond dans le temps et amène Desmond dans la peau d’un nouvel ancêtre : Ezio Auditore Da Firenze. Le joueur quitte les Croisades pour se retrouver dans la florissante Italie du XVe siècle. L’aventure ne fait que commencer !

Les développeurs prennent le temps de rendre le nouvel environnement du joueur familier et clair. Ce que je qualifierais d’introduction au jeu dure tout de même un bon moment, où Ezio est encore jeune et insouciant. L’idée de situation initiale bien implantée peut paraître longue pour plusieurs, mais l’effet de l’élément déclencheur n’est que plus retentissant selon moi. Le joueur sera bien vite amené à côtoyer les plus éminents Italiens de l’époque, bons et mauvais, à l’intérieur d’un récit toujours aussi efficace pour réécrire l’Histoire à la saveur d’un complot universelle que les Assassins tentent de subjuguer.

Le style Assassin’s Creed est encore très présent visuellement. Les villes sont très grandes, comme dans le premier opus de la série, mais sont tout de même un peu plus vivantes cette fois-ci. La personnalité ne se ressent plus seulement dans l’architecture, mais bien aussi dans les gens qui y vivent. Les personnages rencontrés ont aussi beaucoup plus de saveur (Léonard de Vinci, pour ne nommer que lui) et quelques fonctions intéressantes viennent s’ajouter au gameplay que l’on connait si bien. Ubisoft a déjà bien fait de rendre le personnage plus fluide et plus rapide dans ses déplacements, surtout en ce qui concerne les acrobaties et les éternelles séances d’escalade propres à la série. Le tout est franchement moins lourd, donc beaucoup plus amusant à faire, même si les quêtes secondaires sont toujours aussi répétitives.

Le joueur peut aussi s’assurer d’avoir désormais un revenu fixe. En investissant dans un petit village fortifié qui appartient à son oncle, Ezio peut se voir attribuer une partie des profits à chaque quinze minutes de jeu environ. D’avoir un but réel pour parcourir le monde, acheter des tableaux rares et trouver des plumes cachées donne plus de résolution à l’ensemble de la tâche à effectuer. En parlant de tableaux, il est intéressant que le côté artistique et culturel de l’Italie de l’époque ait été aussi bien mis en évidence. Un autre plus pour la crédibilité de l’univers.

L’histoire tient occupé assez longtemps et les quêtes annexes sont assez nombreuses. Oui j’ai mentionné des répétitions, mais cela fait aussi partie du charme de la série : découvrir une énorme ville à son rythme tout en y trouvant des trésors. L’ajout de temples de style puzzle est un autre plus non négligeable. Que manque-t-il à cette expérience ahurissante? Plus de séquences dans notre temps. Alors qu’il y en avait plus dans le premier jeu, souvent sans grande substance, en avoir plus, mieux apportées, dans le deuxième jeu aurait été un gage de succès.

La série va bon train avec deux titres qui se ressemblent, mais qui offrent deux époques diamétralement différentes au joueur, en plus de lui permettre de constater une réelle évolution d’un jeu à l’autre. Avec toutes ces nouvelles fonctions et un personnage un peu moins lourdaud, Assassin’s Creed II  ne peut qu’être un tremplin vers la continuité de cette saga en devenir.

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