Critique : Star Trek dans les Ténèbres (film).

(Par Marc-Olivier Lalonde)

Je dois l’admettre, à la sortie du premier Star Trek de J.J. Abrams en 2009, j’ai voulu le détester. En fait, étant un véritable trekker (on trouve le terme trekkie péjoratif), effacer complètement l’univers m’a mis hors de moi. Comment osait-il jeter à la poubelle tous les exploits passés de nos capitaines préférés? Les séries, aussi diverses soient-elles, se déroulaient dans le même univers depuis 1966 après tout. J’étais plus que sceptique à la sortie du premier film (quoique je sois un éternel sceptique, ou pessimiste). Quand le générique de la fin apparut, pour une rare fois, les mots me manquaient (ce n’est pas peu dire!). Abrams avait réussi à réintroduire la franchise à une nouvelle génération tout en n’oubliant pas de satisfaire les plus fidèles trekkers. Un exploit. Voici donc la suite, que j’ai visionnée en IMAX 3D.

L’action se déroule peu de temps après le premier film. Un dénommé John Harrison cause une explosion massive dans les archives publiques de la ville de Londres. Il s’enfuit peu après vers une planète ravagée par la guerre. Le vaisseauEnterprise est envoyé pour le retrouver afin qu’il paie pour ses crimes. D’entrée de jeu, nous en savons très peu sur Harrison outre le fait qu’il est un membre de Starfleet lui aussi. Qui est-il et quelles sont les motivations qui l’ont poussé à attaquer les siens? C’est ce que devra découvrir l’équipage.

Une de mes plus grandes joies à l’annonce de Star Trek Into Darkness a été de constater que tous les acteurs importants allaient reprendre leur rôle. Nous retrouvons une fois de plus le triumvirat composé de James T. Kirk (Chris Pine), Spock (Zachary Quinto) et Dr. McCoy (Karl Urban). Quoique ce terme n’est plus vraiment approprié comme il l’était à l’époque parce qu’Uhura (Zoe Saldana) joue un rôle plus important encore que dans le film précédent. Bien qu’elle soit officière des communications, cela ne l’empêche pas de voir de l’action sur le terrain. Sans compter sa relation avec le commandant Spock, union qui n’existait pas non plus dans la série originale. Les personnages joués par ces quatre acteurs sont fort bien interprétés. Quinto se distingue particulièrement ici, surtout parce que l’amitié Kirk-Spock est explorée plus en profondeur. John Cho (Hikaru Sulu), Simon Pegg (Montgomery Scott) et Anton Yelchin (Pavel Chekov) viennent à nouveau compléter l’équipage principal. Les trois personnages devront occuper des rôles qui ne seront pas dans leurs habitudes. Ils ne bénéficient pas d’autant de temps à l’écran que les quatre autres, mais ils tirent tous très bien leur épingle du jeu. Pegg en particulier montre des facettes de Scotty que nous ne connaissions pas. Il nous prouve que l’humour n’est pas le seul outil à sa disposition.

Les acteurs jouant les protagonistes se font tous damer le pion cependant par Benedict Cumberbatch qui campe le rôle de John Harrison. Il est tout simplement sensationnel. Plusieurs d’entre vous le connaissent grâce à son rôle dansSherlock, la télésérie britannique. Vous l’avez peut-être vu aussi dernièrement dans War HorseTinker Tailor Soldier Spy ouThe Hobbit: An Unexpected Journey (voix de Smaug). Peu importe, Star Trek Into Darkness lui permettra finalement d’obtenir les rôles qu’il mérite et qui feront de lui une superstar. La scène où il dévoile finalement ses intentions et ses origines est mémorable. Elle est filmée dans un plan-séquence en plus. C’est-à-dire que c’est une scène qui n’est pas coupée avant un certain temps, de sorte à laisser toute la latitude à l’acteur de jouer à sa pleine mesure. Je serais presque porté à vous recommander d’aller voir le film pour Cumberbatch seulement.

Les trekkers ne seront pas en reste, car il y a des allusions à la série originale une fois de plus. Le personnage d’Alice Eve (Dre. Carol Marcus) et l’apparition d’un Tribble sauront satisfaire quelque peu les nostalgiques de William Shatner et Leonard Nimoy. Le déroulement de l’histoire ne réservera pas beaucoup de surprises aux vétérans de longue date cependant.

J.J. Abrams a su revigorer la franchise de brillante façon. Ceux qui souhaitent le revoir afin qu’il puisse compléter la trilogie risquent d’être déçus. En effet, J.J. Abrams a été engagé par Disney afin d’être le réalisateur du prochain Star Wars. Rappelez-vous ma dernière chronique sur Iron Man 3, Disney n’a pas seulement acquis Marvel, Lucasfilm aussi. Si Paramount veut effectivement compléter la trilogie (ou plus), le prochain réalisateur aura de grands souliers à chausser. À moins que la compagnie puisse convaincre Disney de le relâcher de son entente le temps d’un dernier film. Je n’y crois pas plus que cela honnêtement. Par contre, mon optimisme de finalement voir un Star Wars contemporain de calibre avec la trilogie originale a augmenté en flèche avec l’arrivée de Abrams (en autant que Jar Jar Binks, ou un de ses descendants Gungan, ne soit pas présent).

Je recommande Star Trek Into Darkness à tous les trekkers, amateurs de science-fiction et aux admirateurs des films d’action. Le débit de Into Darkness est beaucoup plus rapide que celui de son prédécesseur. Puisque les personnages ont déjà été présentés, le film peut se permettre d’entrer dans le vif du sujet sans faire de détour. Il commence sur les chapeaux de roues et le rythme ne ralentit presque jamais. Ceux qui n’ont pas aimé le premier film ne trouveront pas assez de matériel nouveau pour leur permettre d’aimer celui-ci. Tout comme les personnages, vous passerez par toute la gamme des émotions. À moins que ce ne soit que moi et mon attachement plus profond que la moyenne à l’univers deStar Trek. Faites-vous plaisir et allez voir le film en IMAX 3D comme je l’ai fait, sinon en 3D tout simplement. Les effets en trois dimensions sont les plus réussis depuis Dredd, qui utilisait le ralenti afin de les mettre encore plus en évidence. De plus, l’expérience IMAX est unique. Quand on a vu un film dans ce format, on ne veut plus retourner en arrière. J’avais d’ailleurs vu Iron Man 3 de cette façon la semaine dernière. J’y retournerai le mois prochain voir Man of Steel (Superman). Ma critique suivra peu après, n’ayez crainte. Vous ne vous débarrasserez pas de moi aussi facilement!

Comme toujours, si vous voulez des précisions, si vous désirez me poser des questions ou si vous êtes tout simplement en désaccord avec mon opinion, soumettez-moi vos états d’âme. Il me fera plaisir de converser avec vous!

 

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