Critique : Sonic & Sega all-stars racing, transformed (jeu vidéo)

(Par Martin Boudreault)

Avant d’aborder la critique, permettez-moi une petite histoire…

E3 2012 – Sumo Digital est prêt à annoncer le deuxième opus de sa série de karting. Une petite perle d’innovation. Le problème, c’est qu’ils présentent après Nintendo, qui selon les rumeurs présenterait un tout nouveau concept dans son prochain Mario Kart. C’est ainsi que, bien installé dans leur siège à la conférence de Nintendo, les développeurs de Sumo Digital ont dû avoir une attaque ! Nintendo annonçait que le prochain Mario Kart offrirait la possibilité d’évoluer non pas seulement sur terre, mais sur l’eau et dans les airs [1] !! J’imagine les hauts dirigeant déjà croire à une conspiration, au vol de propriété intellectuelle, etc.

Heureusement pour eux, même si cette révélation de Nintendo rendait leur annonce moins impressionnante, ils avaient malgré tout un as dans leur manche. Car voilà, au-delà d’offrir simplement la possibilité de parcourir des circuits sur différents types de véhicules, Sonic & All-Star Racing Transformed offrent des circuits où le joueur change de moyen de transport pendant la course elle-même !

Je m’explique. Quoi de mieux qu’un exemple. Pour une raison ou une autre, votre course a lieu sur un porte-avion, au milieu de l’océan.  Vous commencez le parcours « au sol », mais vous voyez que celui-ci mène directement vers l’une des extrémités, et c’est la seule issue. Vous traversez un « anneau de transformation », et voilà, votre monoplace se transforme sous vos yeux de manière à devenir un aéronef ! Plus loin, tombant d’un second porte-avion, votre bolide devient plutôt un aéroglisseur, vous permettant de voguer sur les flots. Ces transformations in situ apportent un dynamisme incroyable au jeu. Car si dans ce parcours que je vous ai décrit le circuit reste le même, certains se modifieront à mesure que vous les parcourrez !

Ainsi, considérez ce nouvel exemple. Votre course à lieu dans le repaire d’un dragon. Le premier tour que vous effectuez, le dragon vous découvre et vous voyez qu’il n’est pas d’humeur. Deuxième tour, alors que vous vous apprêtez à passer sur l’un des petits ponts que vous aviez déjà traversés, vous le voyez être réduit en miette par le dragon, vous n’avez d’autres choix que de plonger dans le fleuve, parcourant au travers des résidus de bois enflammés.

Ce genre d’interactions avec l’environnement ne modifient pas directement le « gameplay » — un jeu de kart reste un jeu de kart— mais ajoutent énormément à la profondeur du décor. De plus, chaque course devient très unique. Les tours ne se ressemblent pas toujours et ce faisant, le parcours en est bonifié.

Toutefois, ne me méprenez pas, le rythme des courses n’ont pas diminué, si bien qu’il vous faudra certainement plusieurs itérations avant de remarquer tous les détails d’un parcours. Et c’est la plus grande force de Sonic & All-Star Racing Transformed : vous faire découvrir un univers merveilleux à chaque course.

Au niveau des modes de jeu, ceux-ci sont très similaires au précédent opus. Il y a donc le traditionnel grand prix, qui offre cinq tournois de quatre courses, plus l’option miroir, bien entendu. Le mode mission a quant à lui été quelque peu modifié. Il est maintenant plus structuré, présenté sous la forme d’un parcours, plutôt que d’une simple liste. Ce qui ajoute un sentiment de continuité et d’objectifs. Un plus, certainement.

Un point plus ou moins négatif, c’est que plutôt que d’offrir une note en fonction de la qualité avec laquelle vous réussirez la tâche qui vous est demandée (mode Mission), vous devrez choisir à l’avance quel niveau vous visez. Initialement, j’ai trouvé cela frustrant, mais c’est compréhensible, car la difficulté des opposants et la vitesse du jeu sont très différentes d’un niveau à l’autre.

À propos des niveaux de difficulté, il y en a quatre, le dernier ne se déverrouillant qu’après avoir accompli une bonne partie du jeu.

Dans un autre ordre d’idées, le jeu offre 24 personnages, accompagné d’un certain système d’expérience. Ainsi, à mesure que vous utiliserez votre personnage favori, celui-ci obtiendra différents badges qui lui permettront de modifier son style de conduite. Je n’en dis pas plus, car ce n’est pas un aspect du jeu qui m’a particulièrement marqué.

Du côté de la durée de vie, tout dépend de votre style de jeu. Si vous vous satisfaites de compléter l’ensemble des missions au niveau de difficulté moyen, je dirais que vous devriez en avoir pour environ  7-10 heures de jeu. Si vous êtes plus compétitif (ou orgueilleux) estimez plutôt 15 heures.

Bref, puisque cette critique commence à avoir des longueurs, je vais conclure.

Sega & All-Star Racing Transformed poursuit là où sont prédécesseur avait laissé. Il offre une expérience marquante de karting digne de nos moments d’enfance avec Mario Kart, mais présente aussi tellement davantage au niveau des environnements des courses, particulièrement au niveau de leur dynamisme. Définitivement un « must » ! Je vous le conseille.

[1] Ce concept avait déjà utilisé dans Diddy Kong Racing, sur N64. Pour ceux qui s’en rappellent.

 

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