Critique : Rapides et dangereux 6 (film)

(Par Sophie Vaillancourt)

L’année 2001 a vu naitre une des plus grosses franchises de l’histoire du cinéma. Sortant de l’ordinaire et dévoilant un côté plus badass de la société contemporaine, ce premier film d’une série de (bientôt) sept en charme plus d’un. Non, ce n’est pas Harry Potter dont il est question, même s’il est paru durant cette même année.

Roulement de tambours… Ou plutôt vrombissement de moteurs… Vous aurez, je l’espère, deviné que ma présente critique se consacrera au tout récent Rapides et Dangereux, qui est sorti en salle au printemps dernier.

Rapides et Dangereux 6 (ou Furious 6) prend donc place, de façon chronologique, après Fast Five, mais avant Tokyo Drift. L’histoire? En gros, dans les dernières scènes du cinquième opus, Hobbs (Johnson) montre à Toretto (Diesel) une série de photos montrant Letty (Rodriguez), sa défunte copine qui semble pourtant bien en vie. Pour pouvoir la retrouver et savoir ce qui s’est réellement passé, Toretto devra prêter main-forte à Hobbs dans le sixième volet de la franchise, puisque Letty semble affiliée à un criminel que l’homme des forces américaines traque.

Pour les fanatiques, souvenez-vous des tout premiers films, là où les voitures avaient besoin de mille et un changements de pièces, de nitro, de turbo, etc. Cette particularité est, d’après moi, la caractéristique la plus importante de Rapides et Dangereux puisque c’est grâce à ce monde detuning que le lien de base s’est établi entre O’Connor (Walker) et Toretto.

Or, déception. Qu’aperçoit-on dans les deux derniers films, et plus particulièrement dans le plus récent? Des voitures non modifiées, mais qui valent un bras et deux jambes sur le marché de vente nord-américain. Pour ainsi dire, pas, ou très peu, de voitures modifiées. Le budget, pourRapides et Dangereux 6, semble avoir été utilisé pour les explosions et les voitures luxueuses. Au diable les voitures tunées aux couleurs voyantes et aux propriétés extraordinaires! Ce fut décevant de voir que ce qui a fait la renommée de ces films est maintenant relégué aux oubliettes. Le « film de chars » par excellence est désormais une (simple) superproduction aux effets spéciaux démesurément hollywoodiens. Bref, ça a laissé, pour moi-même et mes amis amateurs de voitures modifiées, un désagréable gout d’amertume…

Par contre, je dois dire que l’histoire pour retrouver Letty est relativement bien tissée. Je ne vous raconterai pas en détail, mais les liens qui l’unissent au malfaiteur ainsi que la raison pourquoi elle n’est pas revenue vers Dom et sa bande sont recherchés. Le jeu des acteurs est, comme toujours, bien à la hauteur de nos attentes. Malgré le choix des véhicules, les poursuites et les courses sont toujours aussi excitantes.

Finalement, je crois que la scène qui clôt le film n’aurait pas dû exister. En fait, elle amène au spectateur l’intrigue du prochain film, et fait le lien avec ce qui se passe à la fin de Tokyo Drift. Personnellement, je crois que la série aurait pu se terminer là. La boucle aurait été bouclée, et on ne se serait pas offusqué de ne pas exploiter l’accident tragique de Han, qui a lieu dans le troisième volet. Mais bon. On parle ici de Hollywood…!

Malgré tout, j’ai hâte de voir ce qu’il va se passer dans le septième film. J’ai lu la ligne directrice de l’histoire sur IMDB et cela promet. J’espère que les producteurs retourneront aux bases de la série et intègreront plus de voitures modifiées! C’est l’âme de la franchise, tout de même!

 

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