Critique : Mutiny Within – Synchronicity (CD)

(Par Jérémie Bernard)

« Mutiny Within » représente beaucoup pour moi. En tant que musiciens, ces gars sont l’exemple parfait de la persévérance, du talent et de la créativité. Lorsque j’ai appris que la formation avait survécu à leur faillite financière, j’ai senti que quelque chose de grand se préparait. Et voilà, cette chose, c’est « Mutiny Within 2 : Synchronicity », joyau autoproduit et preuve officielle que rien ne peux arrêter un mouvement touchant des gens partout à travers la planète. La formation nous offre donc ici un album un peu plus lent, plus songé, travaillé au meilleur de leur propre talent à s’autogérer, et à le faire de surcroit outremer, sans pouvoir être réunis comme avant. Je vous laisse cette perle un peu différente du premier album entre les mains, avec le souhait très cher que vous alliez vous le procurer en ligne, encourageant ainsi à ces révolutionnaires de continuer leur révolution antipiratage! Imprégnez-vous de la pochette, seul élément visuel existant pour l’album. L’on dirait qu’elle est inspirée des grandes civilisations perdues, toujours vivantes par les gens, par la descendance et par la marque indélébile qu’ils ont pu laisser sur Terre.

Contribuez au mouvement, participez à ce combat : Encouragez « Mutiny Within » en achetant « Synchronicity » sur bandcamp :

http://mutinywithinofficial.bandcamp.com/album/synchronicity

et tant que nous y sommes :

https://www.facebook.com/MutinyWithin?fref=ts

1. Embers

Le premier mot me venant en tête lors de l’écoute du premier simple de Mutiny Within 2 est « maturité », sans aucun doute possible. Dès les premières notes, cette chanson à propos de la tragédie personnelle du groupe dans l’industrie musicale a quelque chose de solennel, d’incroyablement forte, sans toutefois être dénué de tristesse. Ce groupe a passé très près de ne plus exister, au grand malheur des milliers d’admirateurs que ces musiciens hors pair ont su conquérir avec leur première offrande frôlant la perfection. Moins de vitesse avec « Embers », donc, mais beaucoup plus de subtilités, certes pas aussi techniques que sur le premier album, mais se trouvant au niveau de l’ambiance générale, de ce que la chanson dégage comme émotions beaucoup plus profondes que lorsque le groupe réalisait simplement son rêve. Ici le rêve est repris en main, il est arraché aux voleurs téléchargeant la musique et redonnés aux vrais fanatiques de la formation!

Mention spéciale pour la section rythmique, qui s’assure que la pièce reste très dynamique et progresse dans ses thèmes musicaux. Chris Clancy fait de même en usant de sa voix criée une seule et unique fois durant la chanson, créant un impact sans précédent dans l’univers d’« Embers », car il est vraiment question ici d’univers, la chanson se tenant par elle-même, vivante d’un monde entier d’émotions vécues par le groupe et ses admirateurs lorsque la maison de disque annonça à « Mutiny Within » qu’ils ne pouvaient plus les soutenir, fautes de ventes physiques. Les guitares se font un peu moins techniques que sur la première offrande, mais gardent leur niveau mélodique dans les couplets comme dans les solos, conservant ainsi assez le son Mutiny Within pour qu’il soit reconnaissable dans une chanson plus sombre, plus sérieuse.

La voix de Chris est plus vivante que jamais, habitant chaque parole avec une teinte de regret, de force et de réflexion. L’auditeur peut se rendre compte tout de suite que cette pièce fut mise sur pied pour faire le deuil de l’échec que le groupe a subi, servant de marchepied à ces musiciens offrant au monde un nouvel album autoproduit. L’absence de claviers sur cette pièce rappel amèrement le départ d’Andrew Stavola, tout en lui rendant silencieusement hommage. Le tout donne une première chanson peut-être un peu lente, mais nécessaire pour que chaque auditeur comprenne totalement le projet du groupe, par quels obstacles il est passé pour rendre cette deuxième offrande musicale possible. Mélodique, mais sobre, mature, mais profonde, « Embers » sait réinventer « Mutiny Within », représenter un groupe qui n’est plus le même depuis qu’un océan en sépare les membres, mais qui est pourtant toujours vivant, toujours brûlant !

2. In my veins

Cette deuxième pièce est un classique du son « Mutiny Within ». Une des premières démos apparues sur internet suite à la parution du premier album, « In my veins » est empreinte de la structure du premier album, toujours en étant un peu plus intense au niveau des rythmes, cherchant à remplacer technicité par efficacité. Le refrain aurait pu se retrouver aisément sur le premier album, tout comme la mélodie du début, l’ensemble pouvant sembler sans grande inspiration lors d’une première écoute. En portant plus attention, l’on découvre le niveau de maturité déjà présent sur « Embers », apportant à la chanson une dimension beaucoup plus recherchée, plus connectée avec le message qu’elle tente de passer. Mutiny Within fut toujours une formation à paroles, et le prouve encore plus sur son deuxième album, jusqu’à maintenant.

La batterie n’abandonne pas totalement sa technique, puisque des silences mathématiques accompagnent son jeu, en plus d’être étonnamment rapides par moments! Les « fills » de Bill Fore en surprendront plus d’un sur cette pièce, sans même parler de son jeu de pieds! Les guitares ont beaucoup plus à offrir sur « In my veins », usant de différentes techniques (notamment le classique « tapping » maintes fois utilisé sur le premier album!) pour donner du mouvement à la chanson.

Cris et voix se superposent de façon plus équivalente sur cette deuxième piste, contribuant beaucoup à donner l’impression d’être en présence de la formation que l’on connaissait avant son arrêt drastique. Cette pièce fut composée alors que les choses allaient toujours bien pour le groupe, et cela transparaît autant dans le thème des paroles que la façon qu’elle est musicalement construite. Déjà un classique pour les mordus de la première heure!

3. In a moment

Des cordes ! Quelques couches de claviers apparaissent sur cette chanson, comme le promit Andrew Jacobs alors qu’il finalisait l’album avec Chris, quelques mois avant sa sortie. « In a moment » est une belle représentation de l’orientation encore plus axée sur les paroles que la formation veut adopter pour Synchronicity. Les mélodies sont toujours là, mais cette pièce s’écoute pour son histoire, non pour ses prouesses instrumentales.

Le clavier consolide toute la puissance de la pièce, semblant écrit pour la fin du monde,  moment unique et indescriptible privilégié par plusieurs formations musicales. Le travail de Clancy est excellent, passant de sa voix de tête à sa voix de coffre dans des transitions aussi originales que marquantes, prenant soin d’intégrer une émotion toute particulière à chaque note réalisée avec tout son dévouement et son professionnalisme. Le fait que Clancy ait lui-même fait le mixage et de « mastering » de l’album lui permet de faire ressortir sa voix exactement comme il le voulait, pour un résultat tout à fait enivrant!

La pièce est plus de l’ordre de la balade, un peu plus lente et chargée de sens comme « Embers », utilisant chaque section musicale pour soutenir les paroles un peu plus, d’une manière légèrement différente d’une fois à l’autre. Le petit solo offert vers la fin de la pièce est brillant dans sa façon de se terminer très vite, dans le silence de tous les autres instruments. « In a moment » débute par une progression rapide de l’acoustique vers l’électrique, pour continuer avec une progression dans ses thèmes et la force de ses sections. Le tout semble incroyablement sérieux, comme si la pièce était jouée dans la peur, dans l’urgence, mais une urgence calculée, lente puisque finale. Mutiny Within possède cette force de faire paraître chaque pièce comme la toute dernière, non seulement de l’album, mais de leur discographie entière ! C’est cette capacité qui permet aux chansons de rester en tête facilement et de constituer quelque chose d’intéressant à écouter malgré la petitesse des pièces et la linéarité de certains passages! Avec Synchronicity, la formation arrive jusqu’à présent à établir certains modes de pensées de la musique populaire dans le « Metalcore » mélodique, exploit contribuant à la grande popularité du groupe!

4. Falls to pieces

J’ai déjà mentionné l’effet « fin du monde », l’impression de finalité se dégageant du style même de « Mutiny Within » en général, mais particulièrement sur cet album. « Falls to pieces » est le parfait exemple de cet effet particulier ! La chanson prend le temps de s’établir par une introduction mélodique et s’affirme très vite dans un mélange contradictoire entre vitesse et lourdeur. Le refrain étant extrêmement lent, le ton général de l’œuvre s’en retrouve tout aussi sérieux que ce que l’on peut retrouver sur « Synchronicity ». Il est vraiment intéressant de voir le groupe prendre le temps de ralentir à des endroits stratégiques pour revenir en force durant les couplets.

Les paroles mêmes de la chanson renforcent cette fresque de la dystopie. La voix de Clancy est toujours aussi juste et versatile, mais l’ajout de quelques chœurs apporte au tout un peu plus de substance. Encore une fois, la batterie arrive à jouer avec le temps qui lui est alloué, remplissant au maximum chaque temps par une virtuosité jamais déplacée. « Falls to pieces » est sans doute une des pièces phares de l’album, restant le plus en tête, mais étant pourtant très classique musicalement ! Il y a un bon solo, certes, mais rien ne venant surprendre un habitué du groupe. Un autre cadeau mélangeant simplicité et éléments accrocheurs pour un produit final prêt à conquérir le monde. « Mutiny Within » veut attirer les masses, trouver un moyen de rendre plus populaire un genre extrêmement restreint habituellement : il est tout à fait normal que la complexité ne soit pas l’élément central d’une composition d’un tel projet.

5. Machines

Le « buzz » mondial de l’album! Cette pièce a déjà beaucoup fait parler d’elle. Pourquoi? Car elle sort justement de tous ces carcans populaires et typiques du son du groupe répétés maintes fois déjà dans cette critique ! Dès les premières notes, l’auditeur à droit à bien plus de lourdeur que tout ce qu’il a pu entendre chez « Mutiny Within ». La première écoute de la chanson m’a fait faire la même grimace amusée que lorsque j’étais tombé sur « Lethean » du premier album, des années plus tôt. On sent que tout va exploser, mais avec « Machines », les surprises viennent en groupe !

Le groupe revient au son originel pour le temps du refrain, mais pousse encore un peu plus loin son audace lorsque la batterie accompagne les cris les plus intenses que Chris n’ait jamais fait d’un « blast beat » tout droit sorti du très « underground » « Black Metal ». Violente à souhait, cette chanson prouve au monde que le groupe fait ce qu’il veut, qu’ils sont maintenant les seuls maîtres à bord.

Autre excellente surprise : à un certain moment, le « riff » de guitare est très rapide, mais pourtant suivi note par note par la batterie ! Cet élément vient rafraîchir un peu l’album en entier, défigeant un peu l’idée d’une formation travaillant toujours un peu de la même façon dans ses compositions.

Seul bémol de « Machines », sa section de solos vers la fin, qui sonne malheureusement comme un collage d’éléments un peu brouillon. C’est jusqu’à présent le seul endroit qui trahit le fait que l’album fut enregistré à des endroits et moments différents pour finalement être mis ensemble par les talents du chanteur. Après quelques écoutes, cette petite maladresse devient rapidement partie intégrante de la chanson, mais vient tout de même briser un peu la perfection de cette pièce emplie de nouveautés, de bonnes idées et d’audace musicale !

6. Never

Cette pièce est le tournant de l’album, située en son centre. C’est la ballade officielle de « Synchronicity », aussi belle que rythmée, autant dans les paroles que la musique. « Puissance » est un mot revenant souvent pour décrire cette formation, puisque c’est l’effet premier que chaque pièce lance au visage de l’auditeur. Sans claviériste, « Never » devient une ballade un peu plus lourde, demandant aux guitares de s’occuper des mélodies. La batterie, fidèle au son de cette deuxième offrande, ne profite pas beaucoup du ralentissement de la chanson pour se montrer moins déjantée et fougueuse.

Un refrain merveilleusement interprété, des lignes de voix toujours à point, une section instrumentale plutôt discrète : cette chanson a tout pour plaire. Pourtant, que manque-t-il? L’âme est là, cela ne fait pas de doute, mais l’originalité elle? C’est la grande lacune de cette œuvre. Bien représentative de cette première moitié d’album, « Never » ne sait pas donner de frissons nouveaux, ne faisant revivre à l’auditeur que des émotions déjà agréablement vécues au cours de la discographie de « Mutiny Within ».

La progression au tout début de la chanson reste l’élément le plus intéressant à l’écoute. Par la suite, le tout se répète plutôt souvent pour une pièce de trois minutes. Le groupe aurait-il plongé un petit peu trop du côté de la « pop » ici? Peut-être, puisque cette chanson m’est très agréable à écouter, mais représente mal ce mélange de genres normalement si bien agencé par la formation. Un peu trop de médiocrité, même si tous les éléments d’une bonne chanson sont là, il en manque quelques-uns pour que « Never » devienne un classique comme n’importe quelle pièce du premier album, ces dernières regorgeant d’éléments nouveaux et emplis d’une énergie inconnue et addictive !

7. Become

L’on peut dire que la dernière moitié de l’album débute en force! Avec une introduction explosive et réutilisée en fond de toute la pièce, « Become » sait se faire remarquer dès la première écoute. La guitare basse se fait beaucoup remarquer ici : suivant surtout la batterie, elle reste néanmoins toujours discernable et forte dans le mix de Clancy. Parlant de basse, la voix est plus grave que jamais au début du premier couplet de la chanson, pour encore un peu de rafraichissement contribuant à rehausser la qualité globale de l’album.

Il faut mentionner aussi l’excellente utilisation des deux guitares sur cette piste, prouvant aux habitués de la première heure que « Mutiny Within » sait encore faire des compositions quelque peu complexes puisque proposant plusieurs éléments différents en même temps. L’on ne peut pas qualifier exactement cette chanson de rapide, puisqu’elle joue avec la vitesse selon l’intensité des paroles. Le fait que la chanson soit un peu plus longue donne le temps de plus asseoir les différents éléments, donc à l’auditeur le temps de plus les apprécier. Encore une fois, le « tapping » est à l’honneur, mais toujours de façon différente, originale!

Pièce sans solo, « Become » n’en est pas moins intéressante, puisqu’elle offre à l’auditeur plusieurs éléments diamétralement différents. Cette pièce est une autre bonne ambassadrice de ce mélange de genre que « Mutiny Within » semble affectionner de plus en plus. Malgré ses quatre minutes, l’on en redemande à la fin, cette œuvre étant pleine de créativité et ne donne jamais l’impression que tout fut composé séparément, comme sur certaines autres pistes de « Synchronicity »!

8. Lights

Autre chanson plutôt calme, « Lights » a le mérite d’incorporer enfin un piano dans sa sonorité. Chris Clancy semble encore raconter une histoire pour cette pièce, arrivant à transporter très rapidement l’auditeur dans une ambiance générale propulsée par les mots et la musique.

Cette pièce possède selon moi le refrain le plus accrocheur de « Synchronicity ». Plein de force, cedit refrain se mêle parfaitement à l’ensemble, lui donnant une impression de maturité et de minutie bien réelle. Les notes aigües faites par le chanteur surprennent autant que le piano du début; tous ces micros-surprises ne pouvant que contribuer à rendre cette autre chanson lente tout de même intéressante !

Au risque de me répéter, le fait d’avoir une bonne minute de plus que pour la moyenne des pièces de « Mutiny Within » fait vraiment une très grande différence. Cela permet entre autres d’incorporer cette section calme et lointaine donnant beaucoup plus d’impact au refrain par la suite. Il y a quelques voix supplémentaires vers la fin, juste avant que le piano ne revienne boucler la boucle. Encore une chanson plutôt simple dans sa composition, mais diablement efficace dans son résultat final!

9. Balance

Avec une introduction à la « Become », mais incorporant cette fois-ci une intéressante utilisation de la caisse claire, « Balance » promet très rapidement d’être une œuvre à considérer. Le retour d’un peu de vitesse fait du bien, « Balance » ayant tout pour charmer un habitué du groupe.

La voix criée de Chris est un peu plus utilisée, et est exploitée de meilleure façon avec encore une fois plus de temps au compteur. Le refrain à la fois crié et chanté rappel les meilleurs moments du premier album, mais avec cette section rythmique beaucoup plus lourde, cette double pédale tellement vivante et cette basse si facilement audible caractéristiques de « Synchronicity » !

Une mélodie de guitare en harmonie précède l’utilisation d’une narration. Décidément, « Mutiny Within » a plusieurs cartes à jouer encore! « Balance » redonne cette impression de travail dans la composition, beaucoup d’éléments différents s’y trouvant dans un agencement qui n’accroche jamais à l’oreille. C’est sur un fondu en fermeture que se termine cette pièce, après beaucoup de plaisir et tentatives de tout percevoir ce qui s’y passe en même temps. Particulièrement à la batterie, « Balance » se démarque beaucoup par rapport aux dernières offrandes « Metalcore » sorties récemment, ces dernières manquant souvent de magie ou même d’énergie.

10. Life to dust

Plus classiques dans sa façon de commencer, cette pièce possédant (enfin) plus d’un mot dans son titre se trouve à être vraiment intéressante à écouter du point des guitares. Ces dernières en font beaucoup en arrivant tout de même à permettre au chanteur de raconter son histoire. Quelques arrêts marquent bien les changements de section et le tout passe très vite, sans que l’on se rende compte qu’à la moitié de la pièce, rien de spécial n’est arrivé.

Plus près de la fin, le rythme change un peu, ainsi que tout ce qui est joué aux instruments. Cette progression est la bienvenue et laisse même place à quelques solos vraiment passionnés. La virtuosité des guitaristes de « Mutiny Within » fut toujours un élément unique du groupe, mais les moments sont plus rares dans « Synchronicity » où ces derniers ont vraiment leur mot à dire.

La chanson se termine un peu comme la précédente, sans gigantesque surprise toutefois. Plus l’album avance, plus les chansons sont bonnes, mais souvent de la même façon, efficaces puisque construites selon une formule gagnante. La formule est assez tordue et retournée pour ne pas créer l’ennui, mais sans jamais redonner l’impression du même niveau d’audace que « Machines », pour nommer qu’un seuls des quelques exemples vraiment étonnants de ce deuxième album.

11. Signs

« Signs » donne rapidement l’impression que la fin de l’album approche. S’en dégage une espèce de mémoire du parcourt voyagé durant les minutes de « Synchronicity ». Les guitares sont encore une fois prenantes, même si les rythmes sont plus classiques. Décidément, cette deuxième offrande s’inscrit plus dans la profondeur que dans la vitesse, ce qui pourra faire le plaisir comme le malheur de certains!

Quelques notes aigües de Chris Clancy rehaussent un peu le côté épique de la chanson. Le tout se termine très rapidement, même si la pièce est elle aussi de quatre minutes. Le solo de guitare est très bien placé, mais ne surprend malheureusement pas. Les sons de tous les instruments semblent plus recherchés que dans la moyenne des pièces du groupe, mais, au final, « Signs » ne se fait pas assez remarquer comparativement à beaucoup d’autres pièces bien plus salvatrices rencontrées dans « Mutiny Within 2 ».

Une chanson qui se fond bien dans le décor donc, mais qui ne deviendra sûrement pas la préférée face aux autres bijoux la côtoyant. C’est dans ce genre de pièces un peu moins efficaces que le départ du claviériste se fait le plus sentir, celui-ci apportant beaucoup à la richesse sonore des chansons plus médiocres du premier album.

12. The Unsaid

« Mutiny Within » a choisi de terminer cet album autoproduit avec violence! Le début de « The Unsaid » est l’un des plus égayants entendus jusqu’à présent ! La voix est un peu plus ordinaire, mais cela fait beaucoup de bien que la place soit un peu laissée aux instruments pour terminer le tout en beauté.

Cette œuvre retourne à son temps de trois minutes, plus habituel pour cet album, mais tout en parvenant à garder l’auditeur accroché par des éléments de guitares très changeants et une batterie faisant l’étalage de plusieurs styles.

C’est sur le dernier cri de Clancy que l’on se rend compte que ce dernier n’a pas beaucoup crié pour cet album! Sa violence était choisie, calculée, et n’a jamais semblé déplacée ou trop intense, ce qui est une importante qualité pour un groupe tentant de mélanger des genres aussi diamétralement opposés.

C’est après ce court morceau de paradis que « Synchronicity » se termine, avec finalement beaucoup plus de peur que de mal! Ces artistes savent s’autoproduire, et prouvent aujourd’hui que l’industrie n’est pas la seule option viable pour qu’un groupe brille internationalement. L’aventure « Mutiny Within » sera tout de même une bonne leçon pour le consommateur, et j’ose espérer que ce balbutiement de combat contre le piratage portera fruit dans un avenir éloigné! Ce groupe parle de ce que les autres ne parlent pas : des problèmes de l’industrie musicale d’aujourd’hui, de la réalité difficile d’être musicien dans un style en dehors des grands carcans populaires et de l’euphorie de pouvoir offrir au monde un point de vue, de pouvoir continuer un rêve de sa propre initiative, malgré tous les obstacles décourageants que la vie peut parfois créer perfidement! Longue vie à ce groupe, et bravo pour cet album ajoutant un peu de variété à ma collection de pièces de « Mutiny Within », toujours incontournable et inlassable.

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