Critique : Le lendemain de veille, partie III (film).

(Par Marc-Olivier Lalonde)

Une autre sortie au cinéma pour moi, une autre suite visionnée. Hollywood semble avoir de la difficulté à créer des nouvelles franchises. Lorsqu’un produit original obtient du succès, les studios ne peuvent s’empêcher de diluer la sauce au maximum afin d’en tirer le maximum de profit. Quand la première partie de la trilogie est sortie au grand écran, les attentes n’étaient pas très élevées. En effet, les films qui ont la cote R (les moins de 17 ans doivent être accompagnés d’un adulte) aux États-Unis ne récoltent pas des recettes énormes puisqu’une bonne partie du public ne peut tout simplement pas assister aux représentations. C’est pourquoi la réussite monstre du premier film en a surpris plus d’un. Ça aurait dû en demeurer là. Cependant, il ne faut jamais sous-estimer l’avarice des studios. La suite de The Hangover est devenue encore plus populaire que le premier opus même si le film était pratiquement une copie conforme située en Thaïlande plutôt qu’à Las Vegas. Face à cette réussite, un troisième film allait inévitablement se mettre en branle peu de temps après.

The Hangover Part III porte mal son nom si vous voulez mon avis. C’est le premier des trois films dans lequel les personnages ne sont pas effectivement en lendemain de veille. Todd Phillips, le réalisateur, a décidé de changer la formule quelque peu. Nous retrouvons donc une fois de plus Phil (Bradley Cooper), Stu (Ed Helms), Alan (Zach Galifianakis) et Doug (Justin Bartha). Ceux-ci ne célèbrent pas un mariage ou un enterrement de vie de garçon par contre. Ils se réunissent plutôt pour les funérailles de Sid (Jeffrey Tambor), le père d’Alan et de sa soeur Tracy. Doug en profite pour faire une intervention pour Alan afin de le faire réaliser qu’il a besoin d’aide psychologique. Ce dernier ne prend plus ses médicaments, voyez-vous. La première scène où nous le voyons à l’écran le démontre clairement (vous allez rire!). Le groupe suggère alors fortement à Alan d’aller se faire soigner dans un centre de réhabilitation. Il accepte à la seule condition que ses amis (et membres en règle du Wolf Pack) l’accompagnent. Une série d’évènements fera en sorte qu’ils n’arriveront jamais à destination.

Fans d’Alan, réjouissez-vous! Le personnage, qui volait la vedette lors deux films précédents, est la figure centrale du film. Zach Galifianakis, qui était pratiquement un inconnu à la sortie de The Hangover, nous démontre encore une fois pourquoi il est devenu une vedette. En tant que comédien, il a plusieurs cordes à son arc. L’humour physique ainsi que la capacité de livrer ses répliques comiques au moment parfait n’ont plus de secret pour lui. Il fait rire autant par son apparence que par les tons qu’il emploie. Si j’ai une seule chose à reprocher, et c’est plutôt dirigé vers les gens qui ont écrit le script, c’est qu’Alan n’a pas de répliques qui resteront gravées dans notre mémoire (les fameux one-liners en anglais) comme dans le premier film. Certaines actions d’Alan vous feront crouler de rire même à la sortie du cinéma cependant, croyez-moi là-dessus. Au fait, ne quittez par la salle trop rapidement parce que vous allez manquer une scène supplémentaire hilarante après le générique. Les habitués de la série s’en doutaient sûrement déjà. Cooper et Helms font un travail honnête dans les circonstances. On se rappelle surtout des scènes de Helms pour ses réactions marrantes face à des situations rocambolesques. Sans oublier ses répliques qui reviennent à chaque film (“What the “/$! is going on?!). Il est le souffre-douleur du groupe, comme d’habitude. Là où le bât blesse, est dans l’utilisation de Cooper. Il est pratiquement relégué à un rôle secondaire. Je m’explique: Silver Linings Playbook nous a prouvé qu’il était un très bon acteur, pas seulement une belle gueule. Pourquoi ne pas en avoir profité pour lui donner des répliques ou des scènes plus mémorables? Il a clairement le talent pour le supporter. Il n’a tout simplement pas de moments dans le film qui lui permettent de se mettre en évidence. Bien qu’il soit le meneur, le plus intelligent et le plus sérieux du groupe, Todd Phillips le réduit presque à un figurant. Ça me peine de le dire, mais n’importe quel autre acteur aurait pu faire le même travail que lui (vous allez sûrement être en désaccord avec moi, mesdames). Je ne veux pas le diminuer, loin de là. J’essaie simplement de vous faire comprendre qu’il n’a rien de mémorable en tant que personnage. Dommage. Doug? Disons qu’il disparaît assez rapidement au début du film, une fois de plus. Difficile d’évaluer le travail de Justin Bartha puisqu’on le voit très peu à l’écran.

Nous arrivons donc aux personnages secondaires. Deux d’entre eux font un retour après avoir été absents lors de Part II: Jade (Heather Graham) et Black Doug (Mike Epps). Leur temps d’écran est minimal, inutile de s’attarder sur leur cas. C’est plaisant de les revoir, mais si ça n’avait pas été le cas, ça ne m’aurait pas dérangé autrement. Les films de la franchise ne seraient pas complets sans que des criminels soient aussi de la partie. Marshall (un John Goodman en grande forme) crève l’écran à chaque fois que nous le voyons. Sa grosse voix et son caractère bouillant font de lui quelqu’un que nous ne voudrions pas croiser dans une ruelle tard le soir. Il est manipulateur, brillant et sans pitié. Tout le contraire de M. Chow (Ken Jeong, ancien médecin). Eh oui, le bandit fou à lier revient une fois de plus! Il est tout aussi important qu’Alan et est le moteur qui propulse le film. Tout ce qui arrive l’implique directement. J’aime bien M. Chow, à petites doses. Ce n’est manifestement pas le cas ici. Chow m’a fait rire, mais parfois, la modération a bien meilleur goût. Todd Phillips n’aurait jamais dû le mettre aussi souvent à l’écran. Qu’il soit revenu pour la deuxième suite me ravit. Pas en étant pratiquement la vedette du film cependant.

En somme, The Hangover Part III est un bon film, supérieur au deuxième, inférieur au premier. J’ai aimé que la recette soit modifiée, ça a apporté un vent de fraîcheur. Si vous avez aimé les 2 précédents, vous apprécierez celui-ci aussi. Comme je l’ai mentionné, ne vous attendez pas à retenir des répliques. Certaines scènes par contre vous feront dire: “Voyons donc! Il n’a pas fait ça pour vrai!”. Si vous n’avez pas visionné les deux autres films, n’allez pas voir la troisième partie. Puisque c’est une suite directe, vous vous perdrez dans la suite des évènements ainsi que dans les nombreuses références aux autres Hangover.

Comme toujours, si vous voulez des précisions, si vous désirez me poser des questions ou si vous êtes tout simplement en désaccord avec mon opinion, soumettez-moi vos états d’âme. Il me fera plaisir de converser avec vous! Mon adresse courriel est pandaman2@msn.com. Sinon, Facebook est une meilleure alternative encore.

 

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