Im(pression).

(Par Jérémie Bernard)

Je ne sais pas si cela vous est déjà arrivé, mais parfois j’ai l’impression d’avancer dans le vide. C’est l’effet secondaire le plus négatif du fait d’avoir pleins de projets en même temps :  la plupart du temps, cet infinité de travaux m’inspire et me donne l’impression de faire partie de quelque chose de vraiment unique, de vraiment spécial, et d’avancer dans un phénomène de la vie qui me fascine. Quelquefois, par contre, cette tempête de projets et de travaux à faire se retrouve trop violente pour être contrôlée, voire comprise! Dans ces moments, l’on dirait que le temps s’écoule incessamment entre mes doigts, sans jamais que je puisse le compter ou m’en apercevoir un instant. Que faire dans ces situations? Me laisser dériver? Attendre que le calme revienne?

Non, continuer de naviguer, tout simplement.

J’ai beaucoup réfléchi lors de cette dernière noirceur créative. Je me suis demandé pourquoi aujourd’hui rien ne me donnait le goût d’avancer quoi que ce soit. Pourquoi hier j’étais vibrant d’énergie et le lendemain je me sentais pareil à un mort-vivant foulant le sol d’une planète étrangère. C’est que j’échappe parfois le pourquoi de tout cela. Pourquoi je fais des études dont le lien avec un emploi est incertain? Pourquoi j’écris sur un blogue qui n’est pratiquement lu que par moi? Pourquoi je critique des albums que personne ne connaît?

Parce que c’est ce que j’ai choisi de faire.

Parce que je peux le faire, et je veux le faire !

Tout cela est assez simple. C’est ma mission, mon « purpose » dans la vie, que de rendre compte de quelques parties de l’infinité artistique qui m’entoure. Je veux me faire des points d’appui dans cette marée d’oeuvres, et participer au maelström à ma façon! Je veux créer et commenter ce qui fut créé, car je crois que c’est dans la création que l’humain se définit le plus. C’est dans la créativité que l’être humain se démarque le plus, et se réfléchit le plus. Je choisis de réfléchir ces réflexions. Je choisis de naviguer en pleine mer, quittant l’eau douce pour affronter le gigantisme des océans, ses tempêtes, ses récifs, ses monstres marins… Je veux me battre contre l’infini, et tout combat nécessite certaines défaites, certaines noirceurs.

Voilà pourquoi je n’arrête jamais : je sais que je vaincrai, car pour vaincre il me suffit de vivre, de balayer d’une main la peur pour empoigner la motivation de l’autre. Appliquez cela à votre vie, constatez comme vous avez de la chance : vous êtes libres de faire ce qui vous plait, à votre façon! Je le suis aussi, et le resterai.

J’attends maintenant la prochaine tempête avec impatience, maintenant doté d’un imperméable, mais surtout, de clichés de la tempête précédente, d’une preuve que j’ai déjà traversé pareil obstacle.

J’ai lu quelque chose qui ressemblait à cela récemment : l’on ne choisit jamais la force et la direction du vent, mais toujours celle de notre voile.

Archive (02/02/2013)

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