Critique : Swing kids (film)

(Article par Panda)

ncore un film sur la Seconde Guerre mondiale me direz-vous? Toujours et à jamais ! Il faut connaître certains malheurs du passé pour ne plus les recréer, et ainsi prévenir toute perte importante de l’humanité. Il est aussi important de ne pas se concentrer sur une seule facette du problème, mais sur plusieurs, pour mieux comprendre son ampleur.

Swing Kids est le surnom que se donnent certains Allemands antinazis. Ils portent leurs cheveux longs, mais surtout, ils dansent le swing, lorsque cette danse et aussi cette musique sont interdites. Ce sont des Allemands, non juifs, mais voulant se révolter contre le Führer. Peter Müller (Robert Sean Leonard, aussi vu dansDead Poets Society, un classique à voir!) est un fervent adepte de cette danse. En fait, Peter ne veut pas devenir un nazi. Au départ, lui et deux de ses amis, dont Thomas (Christian Bale, eh oui, encore lui!), résistent à la jeunesse d’Hitler (les HJ, pour Hitler Jugen), mais pas pour l’éternité. Ils doivent s’y résigner, par choix ou par obligation, sans nécessairement adhérer à la pensée hitlérienne. Comme le mentionne si bien Thomas à Peter, « HJ by day, SK by night ».

Il est facile de se choquer contre les nazis. D’autant plus que des HJ s’attaquent à Arvid, un ami de Peter et Thomas. Celui-ci est malheureusement estropié, et se valorise que par la guitare et le swing. La haine des spectateurs se développe lorsqu’on voit le jeune Arvid se faire écrabouiller deux doigts par un HJ, riant des goûts musicaux de ce dernier. Mais cette haine s’empire lorsqu’on constate qu’un de nos jeunes Swing Kids s’enroule dans les HJ, et qu’il trahit ceux qui lui étaient proches par le passé, menant même au suicide d’un des leurs.

Il ne s’agit pas du film du siècle, mais ce dernier nous permet de voir une perspective différente du contrôle des nazis sur leur population. Ce film montre comment la propagande nazie a pu affecter des citoyens libres, jeunes et moins jeunes, mais aussi des gens qui avaient des idéaux. Des idéaux qui n’étaient pas en faveur du nazisme, soit dit en passant ! C’est un film touchant parlant de contrôle, de soumission, de trahison même, mais aussi d’amitié et de solidarité. Il est aussi intéressant de voir un HJ qui réalise que le régime nazi n’est pas le modèle à suivre, et de loin. Qu’il est meurtrier, et traitre.

La dernière scène du film est triste, mais regorge d’espoir. À voir !

Swing heil !

 

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