Critique : Metro : Last Light (jeu vidéo).

(Par Marc-Olivier Lalonde)

Introduction

Je dois admettre que j’ai acheté Metro: Last Light plutôt sur un coup de tête que par réelle conviction. Rien ne m’attirait particulièrement. Non pas que ça avait l’air mauvais, mais le jeu me paraissait très ordinaire. Mes attentes étaient modestes. J’ai été agréablement surpris sans être toutefois ébloui.

Histoire et personnages

Puisque Metro: Last Light est la suite de Metro 2033, les évènements qui surviennent ont un lien direct avec le jeu original (et aussi avec le livre qui est à l’origine de la franchise). Nous retrouvons une fois de plus Artyom qui croit s’être débarrassé des êtres noirs (dark ones) une bonne fois pour toutes. Erreur. Le mystère quant à l’existence de ces créatures étranges demeure entier puisqu’une réponse définitive n’a pas été donnée dans le premier jeu. Artyom doit une fois de plus parcourir les tunnels qui composent le métro de Moscou. Sur son chemin se dresseront de multiples abominations qui étaient à l’origine des animaux. Les radiations ont transformé les rats, chauves-souris et autres en mutants effrayants. Ce n’est toutefois que la pointe de l’iceberg puisque des groupes d’humains communistes tentent eux aussi d’éliminer le protagoniste et ses alliés.

Jouabilité

Rien de spectaculaire ici. Rien de mauvais non plus cependant! Metro se manie comme tout bon jeu de tir à la première personne. Je dois apporter un certain bémol par contre. Quand vous commencerez Last Light, allez vérifier la sensibilité des contrôles. Elle devra presque assurément être augmentée. Tout était bien trop lent lors des premières minutes du jeu. Pour ceux qui ont lu ma critique précédente, vous savez que je venais de terminer Dead Island: Riptide. La différence de rapidité entre les contrôles est saisissante. Je savais dès lors que mon personnage se ferait anéantir assez rapidement par les différents mutants si je ne modifiais pas la sensibilité. S’il n’y avait qu’un seul ennemi à l’écran à la fois, il n’y aurait pas de problème. Quand une dizaine de monstres foncent sur vous, votre temps de réaction doit être rapide.

J’ai joué à plusieurs jeux où l’action se déroulait dans un univers postapocalyptique, mais rarement je me suis senti aussi impuissant à travers mon personnage. Et c’est très bien ainsi! Prenons la série Fallout à titre d’exemple. Dans ces jeux, à moins de jouer au plus haut degré de difficulté, le joueur peut presque toujours se sortir d’une situation dangereuse sans trop craindre pour sa vie. Pour deux raisons:

-La liberté offerte permet au joueur de parcourir le monde comme il le veut, sans limites de temps.

-Il peut donc partir à la recherche de toutes les munitions qu’il désire afin de devenir puissant au point de ne rien craindre ou presque (Deathclaws…)

Metro impose deux contraintes qui influencent directement la manière dont le joueur abordera le jeu. Tout d’abord, quand il se retrouve à la surface, Artyom doit porter un masque anti-gaz. Puisque l’action se déroule dans un environnement toxique, c’est une nécessité. Les filtres utilisés n’ont pas une espérance de vie illimitée par contre. La question de temps se joue là. Chaque filtre vous permet de respirer en toute quiétude pour une période de cinq minutes. Si vous ne courez et sautez pas trop c’est-à-dire! Ces mouvements affectent la durée de vie de vos filtres. Pour ceux qui se disent qu’ils en accumuleront tellement que le temps ne sera plus un facteur: détrompez-vous. Vous ne pouvez pas posséder plus de six filtres (trente minutes) sur vous. Amplement suffisant vous dites? Chapeau à ceux qui en auront autant en leur possession, car vous vous trouvez au beau milieu d’un cercle vicieux. Vous ne pouvez pas passer votre temps à chercher des filtres parce que vous épuiserez vos réserves actuelles. Si vous ne le faites pas de temps à autre cependant, vous manquerez aussi d’oxygène.

L’autre contrainte est le manque de munitions. Rarement vos fusils seront tous chargés à pleine capacité. Mis à part quelques petits comptoirs à armement éparpillés dans le jeu, vous devrez vous débrouiller seul afin de refaire le plein. C’est, selon moi, un des aspects qui rend le jeu si excitant et si effrayant à la fois. Vous ne savez jamais vraiment si vous aurez assez de munitions pour vous rendre à votre prochaine destination. Des fois, il vaut mieux éviter une confrontation que de gaspiller des balles sur une cible facile. Cela explique aussi l’importance de garder vos grenades. Celles-ci permettent de tuer plusieurs ennemis en même temps. Par moments, l’envie vous prendra de visiter entièrement vos environnements. Hélas, le décompte de vos filtres vous en empêchera. Les gens chez qui Call of Duty coule dans les veines ne pourront pas constamment courir d’un endroit à l’autre en tirant sur tout ce qui bouge. Ceux qui préfèrent explorer chaque centimètre carré du jeu seront peut-être déçus de ne pas pouvoir le faire. Que vous souhaitiez aller très rapidement ou lentement, vous devrez vous ajuster. Last Light vous oblige à vous adapter à ce qu’il offre. Certaines séquences semblent tirées des plus récents jeux de tir alors que d’autres prennent Splinter Cell et Assassin’s Creed comme inspiration. J’aurais préféré un peu plus de liberté, mais je me serais retrouvé avec un autre Fallout entre les mains.

Les armes que vous achèterez et que vous vous procurerez peuvent être modifiées. Pas énormément, mais suffisamment pour que leur utilisation en soit affectée. Les pistolets, fusils et mitraillettes peuvent être accoutrés de différents canons et lentilles qui amélioreront votre puissance et votre précision. Ces améliorations peuvent s’avérer assez coûteuses et, plus souvent qu’autrement, vous trouverez des armes aussi fortes que celles en votre possession par terre. C’est la raison pour laquelle je vous suggère d’acheter des balles en priorité. Parlant de balles, ces dernières servent aussi de monnaie si elles sont de qualité suffisante. Dernier commentaire concernant cette section: faites attention aux choix que vous prendrez pendant la durée du jeu. Votre moralité affectera la fin.

Graphiques, musique et voix

Dès les premiers instants où vous marcherez à travers les couloirs lugubres et menaçants de Metro: Last Light, vous saurez que la présentation du jeu se compare à celle de n’importe quel titre triple-A. Les effets de luminosité sont particulièrement bien réussis. Cela affecte directement la jouabilité puisque pendant plusieurs séquences vous devrez vous cacher dans l’ombre afin d’éviter de vous faire voir par un groupe de mutants ou de communistes. Pour se faire, vous devrez éteindre des lumières. Dès lors vous remarquerez que les ombrages auront changé. Les animations des personnages que vous rencontrerez sont réalistes. Leur visage et plus spécifiquement leurs yeux surtout. Sans dire que c’est sur un pied d’égalité avec Elizabeth de Bioshock Infinite, j’admets d’emblée que les animateurs 3D ont fait leur boulot. Pas de regards vides dignes du plus ennuyant des poissons rouges. Autrement, aucun problème majeur côté graphiques mis à part une séquence où le jeu a fait geler ma console. Puisque ce n’est arrivé qu’une seule fois, je vais laisser le bénéfice du doute à Last Light. La musique reflète bien la morosité du jeu. Oubliez les chansons joyeuses, il n’y en a pas. Puisque la survie et le danger sont les deux plus grands thèmes, il fallait employer des extraits musicaux appropriés.

Conclusion

En somme, Metro: Last Light est un très bon jeu. Pas suffisamment bon pour mériter le titre de jeu de l’année, mais assez pour faire partie de la bibliothèque de n’importe quel gamer qui aime les jeux d’action. Je n’avais pas joué au premier opus, mais la qualité de Last Light me force à reconsidérer. Si 4A Games décide de développer une autre suite, j’affirme avec certitude que je l’achèterai! C’est probablement le plus gros compliment que je puisse émettre à l’égard de Metro: Last Light. Je dois adresser un reproche avant de mettre un terme à cette critique cependant. Il est possible de se procurer le “ranger mode”. Ce mode augmente la difficulté, réduit le nombre de munitions et vous prive de votre menu d’affichage (head’s up display ou HUD). Sur le site internet du jeu, 4A Games affirme que c’est la vraie version de Metro: Last Light. Le mode était disponible au jour un. Pouvez-vous me dire alors pourquoi je devrais payer pour? Ce niveau de difficulté aurait dû être inclus dans le jeu. Inacceptable.

Comme toujours, si vous voulez des précisions, si vous désirez me poser des questions ou si vous êtes tout simplement en désaccord avec mon opinion, soumettez-moi vos états d’âme. Il me fera plaisir de converser avec vous! Communiquez avec moi à l’aide de ma page Facebook ou de mon courriel: pandaman2@msn.com

 

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