Critique : Mama (film)

(Par Jean-Christophe Dagenais)

En cette semaine suivant la fête des Mères, pourquoi ne pas souligner cette journée et prendre quelques minutes pour s’attarder sur ce dernier film produit par le créateur du populaire Labyrinthe de Pan, Guillermo Del Toro.

Suite à l’assassinat de leur mère, deux jeunes enfants, Victoria et Lily, disparaissent dans la forêt. Cinq ans plus tard, leur oncle Lucas les retrouve dans un état, comment dire, fragile. Lui et sa copine Annabel décident d’assumer la garde des jeunes filles et de tenter de leur offrir une vie normale. En revanche, leur petite routine sera bouleversée par une force étrangère, dénommée Mama. Celle-ci à une malsaine appartenance envers les fillettes qui pourrait s’avérer dangereuse pour la vie de leurs parents adoptifs.

‘’Une mère aime pour toujours’’. Voilà un slogan intéressant qui mérite réflexion. La relation mère/fille n’est pas un sujet fréquemment utilisé dans le monde de l’horreur, malgré qu’il ne s’agisse pas d’une mauvaise chose. Il est difficile d’intégrer cette sorte de dramatique dans un univers d’effroi et de cauchemars. Donc, l’univers de Mama touche cette dramatique de manière maladroite sans toutefois être décourageant.

Producteur, réalisateur, scénariste, maquilleur et écrivain, Guillermo Del Toro a, pour certains, beaucoup de vécu dans le monde du cinéma. Des projets, il en a ! De bons projets, ils sont moindres. Dû à sa touche hispano-américaine, je dois tout de même lui accorder que la majorité de ses films ont du piquant. J’affectionne particulièrement sa production El Orfanato, qui a su me faire frémir et sourire à la fois. Tous les éléments y sont! Mais bon, ne changeons pas de sujet.

Mama est un film où les critiques sont déjà mitigées. Certains affirmaient que le film était un ramassis de scènes réchauffées, alors que d’autres étaient contents du retour d’une œuvre chapeauté par Del Toro. La présence d’enfants comme personnages principaux est une signature immanquable qui fait que ce film reste tout de même effrayant. Quoi de plus frissonnant que deux jeunes enfants lunatiques parlant à un être inexistant qui sème la terreur dans la maison? Mais où sont les autres éléments d’un film d’horreur digne de ce nom? Comme la dénommée Mama, ces éléments apparaissent de façon étrange à quelques reprises dans le film : seuls les enfants y voient quelque chose d’amusant, pour qu’à la fin, le tout tombe à l’eau. Vous comprendrez ce que je veux dire.

De nos jours, ce n’est plus une question de budget, mais d’originalité. Où sont les grands noms de ce monde comme Craven, Carpenter, Friedkin, Hooper, Nakata, Raimi, Romero, Roth, ou même Rob Zombie? Ce n’est pas avec Mama qu’on se sentira à l’édition horreur des retrouvailles de Claire Lamarche.

Guillermo a su mettre sa pincée de sel dans Mama, ce qui a attiré mon intérêt lors du visionnement de la bande-annonce. Alors que durant la totalité du film, mes yeux étaient rivés sur la jolie Jessica Chastain, récemment vue dans le film Zero Dark Thirty.

 

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