Critique : Louis-José Houde – Les heures verticales.

(Par Myriam Beaulieu)

Bon, soyons clairs, si vous ne connaissez pas le nom de Louis-José Houde et que vous vivez présentement en sol québécois, soit A) vous venez joyeusement de vous joindre à notre communauté en tant que nouvel arrivant venu d’une autre culture, ou B) eh bien, toutes mes excuses, mais vous vivez probablement dans une grotte sans aucune présence de toute forme de technologie, voire même de porte de sortie pour vivre dans le monde actuel. Passons.

Noël 2012, ma sœur et moi ouvrons une toute petite boîte dans laquelle se trouve une paire de billets pour le nouveau spectacle dudit Louis-José Houde dont j’ai parlé plus tôt (…faut suivre là!) ‘’Les heures verticales’’.

C’est donc un dimanche soir, en date du 7 avril 2013, que ma sœur et moi quittons en direction du Quartier Dix30 à Brossard, puisque le spectacle est présenté à la salle L’étoile. C’est une salle bien, sans plus. Pour y avoir été à quelques reprises, on voit bien la scène de n’importe où, puisqu’elle ne comporte que 1000 sièges à peine (très exactement 912, j’ai fait mes recherches). C’est tout de même intime! La représentation est prévue pour 20h00. 19h50, on nous annonce que le spectacle sera présenté sans entracte. Concept intéressant quand même (je fais partie des gens qui ne se lèvent pas durant celle-ci, donc je ne sais jamais quoi faire, sauf attendre), mais j’entends ma sœur qui râle un peu en disant que ce n’est pas très pratique pour les pauses-pipi. M’ouin.

20h10, Louis-José se présente sur scène en pantalon noir propre et chemise blanche (mention honorable ici, il ne nous a pas trop fait attendre à la Rihanna-style).  Applaudissements, sifflements. Visiblement, les gens sont contents de le voir et/ou le revoir.

Son décor? Rien. Un gros rideau rouge de velours derrière lui, et son micro. De toute façon, c’est lui qu’on vient écouter et voir, pas le stage!

Et voilà, c’est parti. L’humoriste commence en nous parlant combien il est important parfois dans la vie de savoir se tenir debout, bien droit, bien fier, le pourquoi son spectacle s’appelle ‘’Les heures verticales’’. Il nous parle de son enfance, de ses parents, de la vie de couple, du fait de vieillir. Des situations dans lesquelles on se reconnaît parfaitement, même parfois jusqu’à en rire jaune. Finalement, il nous parle en toute simplicité de ce qu’est la vie d’un/une Québécois(e) au quotidien, en y mettant un humour particulièrement léger, mais drôle à en rire aux larmes par moment. Du Louis-José Houde pur et simple.

Pas de gags compliqués, pas de politique, pas d’actualité, simplement la vie, telle qu’elle est. En banalisant les situations parfois difficiles de la vie où il faut prendre le dessus sur soi-même, on apprend à en rire, et c’est ce qu’il nous montre. Il faut se tenir debout et fier, et prendre la vie du bon côté, avec un brin d’humour.

Le spectacle dure en tout 1h45 non-stop. Louis-José parle et gesticule ; il ne s’arrête jamais (même pas pour boire son verre d’eau, qui est resté totalement plein du début à la fin!). Il interagit avec son public et sort parfois de son texte pour faire des interventions et des commentaires, par exemple à des gens au balcon, ou à des retardataires (trop facile, une des raisons pour laquelle je n’arriverai JAMAIS en retard à un spectacle d’humour;  je ne tiens pas à faire partie des jokes, merci!).

À 21:55, le spectacle se termine, les lumières sont allumées dans la salle à la demande de Louis-José, et il revient sur scène pour nous parler un peu, à son public (qui selon lui, devrait se rappeler parce qu’on forme une belle gang!), pour nous demander si nous avons des questions… Il n’est pas sérieux entendons-nous bien, mais quelques personnes ne se gênent pas pour lui en poser (lire ici : crier), auxquelles il répond sous un air amusé. Il fait quelques blagues improvisées et s’en va.

Il ne fait aucune mention sur le fait qu’il rencontrera les gens à la sortie pour des autographes/photos (ce qu’il ne fera réellement pas cette fois-ci, même s’il l’avait fait pour ses deux autres one man show ‘’Louis-José Houde’’ et ‘’Suivre la parade’’).

Ayant assisté à ses deux autres spectacles (fan finie de LJH, me direz-vous? Oui Monsieur!), je peux dire en toute honnêteté que bien que c’est du bon Louis-José Houde, j’ai moins rit que les autres fois.  Je ne sais pas exactement si c’était la façon dont le texte était écrit ou les thèmes abordés, ou peut-être simplement moi qui avait mis la barre très haute… De plus, le fait qu’il n’y ait pas d’entracte ne nous laisse pas ‘’prendre une pause de cerveau’’, de souffler,  ce qui nous fait moins apprécier le texte, je dirais. Ça passe extrêmement vite, on a même parfois l’impression que l’humoriste passe du coq à l’âne avec son débit de parole assez rapide (qu’il a calmé au fil des années, je vous le concède), et si vous avez le malheur d’éternuer une seconde, vous perdrez peut-être le fil!

C’est cependant un spectacle qui s’adresse à tout le monde ; les vieux fans de Louis-José (on parle bien ici de ceux qui le suivent depuis ses débuts, et non de ses admirateurs plus âgés…), les nouveaux adeptes, les curieux. C’est de l’humour qui passe bien, sans controverse, sans sujet glissant, qui plaira à chacun et chacune, que ce soit la première fois qu’on le voit ou non.

Grosso modo, ma sœur et moi sommes revenues à la maison satisfaites et la rate quand même bien dilatée. De toute façon, je ne pourrais pas vraiment dire le contraire ;  je suis vendue d’avance quand il s’agit de Louis-José.

Je chiale un tantinet, mais n’ayez crainte ; quand il fera son quatrième spectacle, je serai là, en première rangée, fidèle au poste.

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