Critique : L’opéra de la terreur (film)

(Par Jean-Christophe Dagenais)

Un classique de l’horreur revisité sans néanmoins en perdre sa qualité.

Afin d’aider Mia à surmonter sa dépendance à la drogue, David et ses amis décident d’aller s’isoler dans une vieille cabane perdue dans les bois. Ce séjour de sevrage tournera rapidement au vinaigre alors que Mia est persuadée d’être poursuivie par son double diabolique. Comme de fait, personne ne la croit et il blâme son état psychologique instable. Pourtant, des manifestations diaboliques se multiplient suite à la découverte d’un livre mystérieux trouvé dans les sous-sols lugubres de ce soi-disant chalet sorti tout droit de l’enfer.

De nos jours, il est difficile de satisfaire les admirateurs de l’horreur. Il m’est arrivé à plusieurs reprises de sortir de la salle de cinéma et entendre les gens se plaindre sur la réalisation, la scénarisation et le jeu des acteurs dans le film. Selon eux, les films d’horreur sont en voie de disparition. Ils sont loin d’être comme ‘’ les classiques ’’ disent-ils. Vivant dans la génération des «remakes». Il est vrai qu’ils se font rares, les films sachant être dignes de leurs prédécesseurs. Fede Alvarez a su faire revivre un classique de l’horreur sans toutefois s’éloigner de celui-ci.

Cœur sensible s’abstenir. Digne de ce bon vieux The Evil Dead, l’ambiance sale et lugubre nous colle à la peau. L’esprit démoniaque plus qu’omniprésent saura en faire frémir plus d’un. Il ne s’agit aucunement d’un film de fantômes ou de possessions démoniaques conventionnel. La violence est au rendez-vous et fera détourner le regard de plusieurs. Celle-ci est utilisée à bon escient, sans devenir de la violence gratuite. Fede Alvarez se doit d’être fier, puisque son œuvre cinématographique ne contient aucun effet spécial numérique. De ce fait, les scènes ‘’ gore  ’’ sont encore plus réalistes et sanglantes.

Les maquillages sont d’un professionnalisme incomparable. Ceux-ci rappellent l’expertise de Dick Smith (The Exorcist, 1973) récemment oscarisé pour sa carrière. Il était donc temps qu’un film du genre se démarque et fasse parler de lui. Tous les éléments y sont, même le jeu des acteurs. Du moins, pour ce qu’ils ont à dire. Disons qu’ils ont misé sur la simplicité. Quoique ce n’est pas dérangeant du tout.

L’opéra de la terreur a su créer une excitation toute au fond de mon être de la première à la dernière minute. Avec son premier long métrage, Fede Alvarez a créé, à nouveau, un chef-d’œuvre de l’horreur. L’histoire légèrement différente, il a su respecter et recréer la recette parfaite de frissons et d’hémoglobines. Adepte de ce genre de film depuis ma tendre jeunesse, j’ai vécu dans ce film ce qu’aucun film ne m’avait fait vivre. La scène finale m’a estomaqué, j’étais sans mot. Bravo à M. Alvarez pour avoir créé, à ce jour, la scène la plus sanglante de tous les temps. Enfoncés dans le siège, le regard fuyant le grand écran, des applaudissements et des cris d’encouragement se firent entendre suite à ce bain de sang.

Un film à déguster avec plaisir et sans préjugé. L’opéra de la terreur est bel et bien un ‘’ remake ‘’, mais marque tout de même l’histoire de l’horreur comme son grand frère The Evil Dead.

 

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