Critique : Le garçon en pyjama rayé (roman)

(Par Sophie Vaillancourt)

Bruno, ou comment passer le reste de sa vie en pyjama

Je travaille chez Coles, qui fait partie de la chaine Chapters Indigo. En tant qu’employés, nous avons le droit de recommander des livres, c’est-à-dire que nous pouvons écrire notre nom sur un autocollant et l’apposer sur le livre. Ainsi, les clients savent qu’un employé a lu ce livre et qu’il le trouve bon. Le magasin pour lequel je travaille emploie aussi ma meilleure amie. J’ai vu son nom sur un des petits livres qui se cachent aisément entre deux grosses briques, et il a attiré mon attention.

À l’arrière du livre, il n’y a pas de résumé à proprement parler, ce qui m’a encore plus intriguée. On se doute un peu du contexte historique dans lequel va se passer l’histoire, mais on n’en est certain qu’après une dizaine de pages.

Ce roman raconte donc l’histoire de Bruno, un jeune garçon de neuf ans qui habite à Berlin. Il va à l’école et a trois meilleurs amis pour la vie qui se nomment Karl, Daniel et Martin. Un jour, en rentrant à la maison, il surprend sa bonne à mettre ses vêtements ainsi que tous ses effets personnels dans des valises. Bruno est mécontent et va voir sa Mère pour des explications. Celle-ci lui répond que, suite à la promotion de son Père au titre de commandant, ils doivent déménager.

Bruno est furieux : il va perdre la vie de rêve qu’il menait jusqu’à présent dans sa maison de cinq étages à Berlin et ne reverra plus ses meilleurs amis. Il impute cette responsabilité à cet homme qui est venu diner à la maison l’autre soir, le Fourreur. En effet, à cause de cet ignoble personnage, sa famille et lui sont obligés de déménager à Hoche-Vite, dans une nouvelle maison qui n’a que trois étages. Quel drame!

Arrivés dans leur nouvelle maison, Bruno se rend compte qu’ils habitent proche d’une haute clôture qui s’étend à perte de vue vers la droite. Le petit garçon aperçoit souvent des gens, de l’autre côté, qui sont habillés d’un pyjama rayé. Il les envie parce qu’il voudrait lui aussi passer sa vie en pyjama! Si seulement il savait pourquoi ils ont ce droit et pas lui…

Après plusieurs semaines dans la nouvelle maison, Bruno s’ennuie et décide d’aller explorer, comme l’aurait fait Christophe Colomb ou Amerigo Vespucci. Il contre l’interdit et s’aventure vers la droite, cheminant le long de la grande clôture. Après environ une heure de marche, il découvre un petit garçon de son âge, mais de l’autre côté de la clôture. À ce moment-là, Bruno et Shmuel deviennent amis.

La force du récit est le fait que celui-ci soit écrit dans les mots et avec le raisonnement d’un garçon de neuf ans. Le travail de John Boyne est visible tout au long du récit puisqu’il a été capable de rendre cette fiction réelle à mes yeux. Ce qu’il décrit dans son roman se base évidemment sur la période de la Seconde guerre mondiale, où Hitler a été l’instigateur du génocide des Juifs.

Je pense que ce qui me touche le plus, c’est que ce récit est une fiction, mais les évènements qui y sont racontés pourraient bien avoir eu lieu qu’on ne le saura jamais. En plus, durant ma lecture, je n’avais aucunement l’impression de lire une traduction, alors chapeau à la traductrice, Catherine Gibert!

Bref, je vous recommande fortement ce livre, peu importe votre âge, et si vous voulez l’acheter, venez me voir, je me ferai un plaisir de vous en recommander d’autres!

 

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