Critique : Le bon côté des choses (film)

(Par Martin Gioffre)

Après un séjour en institution pour le traitement des maladies mentales, Pat (Bradley Cooper) retourne vivre avec ses parents et essaie de retrouver son ex-femme. Mais il y a cette foutue injonction… Après avoir été surprise en train de tromper son mari, et que Pat ait salué le nouveau venu avec toute la force de son être, Nikki s’est divorcée de Pat et a demandé une injonction contre lui. Pas le droit de s’approcher à moins de 500 pieds (je crois que ça fait 4 kilogrammes en système métrique. Ou 22 degrés Celsius. Ou 15 kilomètres/heure.).

Pat demande donc à Tiffany (Jennifer Lawrence), la sœur de la femme de son meilleur ami, d’établir une correspondance avec son ex-femme pour lui. Celle-ci accepte, mais à condition qu’il l’aide dans un de ses projets personnels. Voyez-vous, Pat et Tiffany ont tous les deux des problèmes de socialisation. Ils n’ont pas de filtre lorsqu’ils parlent. Ils disent donc systématiquement ce qu’ils pensent, et ça a le don de créer quelques scènes amusantes et surprenantes ! Tous deux essaient de surmonter les difficultés de leur pessimisme en trouvant le « silver lining » de chaque situation, ou, en bon français, le bon côté des choses.

Silver Linings Playbook est un film où tout s’enchaîne très rapidement. Le début en devient même presque violent. Les scénaristes ont voulu nous faire perdre la tête, nous étourdir, afin que l’on se mette rapidement dans la peau du personnage de Bradley Cooper. On comprend alors la douleur de Pat dans ses tentatives de communication. Il est stigmatisé par les autres, il a perdu la confiance de tout le monde, et chaque policier dans le monde connaît son visage et sait qu’il y a une injonction contre lui. Pas de danger non plus qu’il puisse s’approcher à moins de 22 degrés Celsius de sa dulcinée sans qu’il se fasse pincer.

En d’autres mots, les personnages de Silver Linings Playbook sont drôles, étrangement attachants, marquants et… surprenants ! La mise en scène du long-métrage est sans tache. Tout est parfait : chaque émotion, chaque pensée étant transportées avec perfection vers les yeux, les oreilles et l’esprit du spectateur. Il s’agit encore une fois d’un film oscarisé, de par le rôle principal de Jennifer Lawrence. Et elle le mérite bien. Cette actrice est toute une découverte depuis sa première nomination aux Oscars qui remonte à 2010 (Winter’s Bone). Que vous soyez un vrai gars, une vraie fille ou n’importe quoi entre les deux, ne vous laissez pas influencer par la mention « romance ». C’est définitivement un film à voir.

Alea jacta est.

 

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